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Le Giro

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Le Giro 2020 (Carte, Revue et article de presse)
Le Giro 2019, 2018 et 2017 (Tous les classements + Revue de presse)

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TOUR D’ITALIE 103ème édition 2020 (Du 09 Mai Au 31 Mai 2020)

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103e Giro : après Israël, le maillot rose découvre la Hongrie !

Revue de presse Publié le 22/10/2019 La Dépêche du Midi Patrick Louis

Le beau Danuble bleu va se teinter de rose à partir du 9 mai à l’occasion du grand départ du Tour d’Italie. L’épreuve sera présentée officiellement après-demain, mais on peut déjà avancer quelques éléments d’un parcours toujours spectaculaire.
Tout va débuter par un chrono individuel que l’on annonce difficile à Budapest. Les coureurs pourraient emprunter le mont Gellért avant deux autres étapes en pays magyar et le retour vers l’Italie, sans soute par la Sicile. Palerme, Syracuse et l’Etna (pour une ascension contre la montre ?) sont pressentis. Sur le continent, le peloton devrait remonter vers le nord par la Calabre, les Pouilles et les Abruzzes. Au lendemain d’une première journée de repos, un gros programme de «murs» devrait animer une journée vers Tortoleto Lido sur les bords de l’Adriatique.

Izoard, Agnel, Briançon…

Le peloton traverserait ensuite l’émilie-Romagne avec une étape présentant un dénivelé de près de 4.000 m et incluant le Nove Colli. Avant le deuxième « riposo » il faudrait déguster le chrono pétillant de Valdobbiadenne dans les vignes du Prosecco puis grimper vers Piancavallo. Après le Frioul, vous vous en doutez, les Alpes magnifieraient alors la troisième semaine passée une «avalanche» de cols jusqu’à San Daniele del Friuli. Au sortir du Trentin, on passerait aux choses très sérieuses avec la Madonna di Campiglio, le Monte Bordone, le Stelvio, les Laghi di Cancanno (découvert par les filles cette année), le Gavia, impraticable au printemps, le Colle delle Finestre, une arrivée au Monte Fraiteve (2.700m) et une à Sestrières, avec un crochet en France (Izoard, Agnel, Briançon…).
La Hongrie accueillera le 14e départ du Giro de l’étranger, la première de… San Marin en 1965, le dernier de… Jérusalem en 2018.

103e Tour d’Italie : le Giro cherche son équilibre

Revue de presse Publié le 25/10/2019 La Dépêche du Midi

Budapest, la Sicile, les Dolomites, les Alpes : le Giro mêlera, du 9 au 31 mai prochain, nouveautés et classiques sur un parcours soucieux d’équilibre entre grimpeurs et rouleurs.
Pour les grimpeurs, six arrivées au sommet, dont trois dans les cinq derniers jours de course. Pour les rouleurs, trois contre-la-montre d’une distance totale d’une soixantaine de kilomètres. De quoi espérer attirer les rouleurs/grimpeurs, du style du Gallois Geraint Thomas, en vue du classement général enlevé l’an passé par l’Equatorien Richard Carapaz. Sagan et les autres sprinteurs auront six étapes en leur faveur au long de cette 103e édition qui renoue avec la tradition de la conclusion dans Milan (78e arrivée). Mais ils devront s’accommoder de la très haute altitude avec le franchissement de deux cols de légende, le Stelvio (2758 m) et l’Agnel (2744 m), durant la dernière semaine.
Il rendra hommage à Federico Fellini, pour le centenaire de la naissance du cinéaste, en allant à Rimini (11e étape). Et nourrira de nouveau le lendemain le mythe de Marco Pantani par une étape en boucle autour de Cesenatico, la ville du «Pirate» décédé en 2004.
Dans sa troisième et dernière semaine, le Giro dessiné par Mauro Vegni retournera (par le Monte Bondone) à Madonna di Campiglio, où la tragédie Pantani avait débuté par son exclusion du Giro 1999. C’est le jour d’après, pour la 18e étape, que le parcours présentera une nouveauté au-dessus de Bormio, l’arrivée aux Laghi di Cancano, dans le parc national du Stelvio.
Deux jours plus tard, l’avant-dernière étape proposera une incursion en France, par les cols d’Agnel, d’Izoard et de Montgenèvre, pour se rendre à Sestrières.



TOUR D’ITALIE 2019 (Du 11 Mai Au 2 Juin 2019)

Revues de presse : L’équipe (Photo Ouest France)

Ouest France

la victoire finale pour Richard Carapaz, l’étape pour Chad Haga

À l’issue de la 21e et dernière étape, un contre-la-montre remporté à Vérone par l’Américain Chad Haga, l’Équatorien Richard Carapaz (26 ans) décroche ce 102e Giro devant Vincenzo Nibali et Primoz Roglic. Le Français Valentin Madouas termine à la treizième place du général.

Au terme d’un contre-la-montre remporté par l’Américain Chad Haga (Sunweb) en 22’07, le coureur équatorien Richard Carapaz (Movistar) n’a pas pris beaucoup de risques, assurant sa performance individuelle sur 17 kilomètres pour terminer à la 36e place de cette ultime étape, la 21e, mais il conserve pour 1’05 la tête du classement général et s’adjuge la 102e édition du Giro, son premier grand Tour, à 26 ans.

L’Équatorien Richard Carapaz (Movistar) a remporté le Giro dimanche devant les deux favoris Vincenzo Nibali et Primoz Roglic. « J’ai réalisé un rêve », a-t-il confié.
« Ce n’est qu’un début », veut croire l’Équatorien Richard Carapaz (Movistar), vainqueur du Giro dimanche à Vérone, en pensant à plus long terme au Tour de France et à la Vuelta. « J’ai réalisé un rêve, a-t-il poursuivi. À l’avenir, je voudrais endosser le maillot jaune (du Tour de France) et le rouge (de la Vuelta) ». S’il a participé à deux reprises à la Vuelta, Carapaz (26 ans) ne s’est encore jamais aligné sur la Grande Boucle depuis ses débuts professionnels, à la fin de l’année 2016.

À propos du Giro remporté dimanche, il a estimé que sa victoire dans la 14e étape, à Courmayeur, avait été « décisive ». « Quand j’ai attaqué, je voulais savoir si les autres étaient capables de suivre, a raconté Richard Carapaz. J’ai gagné 30 secondes au sommet, j’avais les jambes. J’ai profité de la rivalité entre Roglic et Nibali, ils se sont regardés. Je n’étais pas le favori. »
« Croire en ses rêves »
Sitôt la ligne d’arrivée de la 21e étape franchie dimanche, l’Équatorien avait déclaré, avant de monter sur le podium avec ses deux enfants : « C’est le plus grand moment de ma vie sportive. Dans ce dernier contre-la-montre (dimanche), j’ai souffert du début à la fin, jusqu’à ce que j’atteigne les arènes de Vérone. C’est fabuleux de gagner le Giro ! ».

Richard Carapaz, qui a reçu un prix des mains de l’ambassadeur de son pays, venu à Vérone, a insisté sur l’importance de sa victoire pour le cyclisme de l’Équateur. Mais il a aussi évoqué l’importance de la Colombie dans son parcours.

Interrogé sur la suite, Carapaz a souri : « Je vais savourer, avec les miens, tranquillement, profiter du sentiment d’harmonie qui accompagne la réussite. Gagner le Giro est un rêve que je n’ai pas encore assimilé. […] Si j’ai un message à délivrer à un enfant de mon pays, ce serait de croire en ses rêves. En travaillant, on peut les réaliser. Quand on a un don, c’est un privilège, il faut le faire fructifier ». Richard Carapaz s’est également dit « très fier » de l’audience télé de sa performance dans son pays.

Vincenzo Nibali (Bahrain Merida), deuxième du Giro : «J’ai donné le meilleur de moi-même»

L’Italien Vincenzo Nibali (Bahrain Merida), deuxième de ce Giro 2019, a confié sa satisfaction dimanche à l’issue de la dernière étape.
Vincenzo Nibali (Bahrain Merida, deuxième du classement général du Giro) : « Je savais que cela allait être très difficile. J’ai donné le meilleur de moi-même. Je n’ai pas de regrets, je pense avoir fait un beau Giro. Deuxième sur un grand Tour, ce n’est jamais facile. Ici, c’est un sacré challenge pour moi.

J’ai eu affaire à de grands adversaires. Carapaz était en très grande forme et il a fait une course parfaite avec la Movistar. A Courmayeur, nous avons commis une petite erreur, nous sommes peut-être trop marqués, mais Richard n’a rien volé.

Quelques mois seulement ont passé depuis mon accident de l’Alpe d’Huez et ma blessure au dos. Revenir dans la lutte pour le classement général n’était pas évident. Je me suis battu jusqu’au bout. Finalement, deuxième, c’est un bon résultat. »

Valentin Madouas : «Je suis assez satisfait pour un premier Giro»

Le jeune Valentin Madouas (22 ans, Groupama-FDJ), qui disputait son premier Giro, a terminé 13e et meilleur Français du Tour d’Italie. Prometteur.
Valentin Madouas (13e du classement général et premier Français) : « Je n’avais pas de bonnes sensations. L’étape d’hier (samedi) m’est restée dans les jambes, je l’ai senti dès l’échauffement. Je me suis arraché comme je pouvais dans la côte pour basculer avec assez de fraîcheur et assurer ma 13e place. Je suis assez satisfait pour un premier Giro. J’ai encore à apprendre en montagne ».

102e Giro : bonjour, je m’appelle Carapaz

Revue de presse Publié le 

Rajoutez quelques kilos, changez le casque en casquette, peignez un décor de la fin du siècle dernier et vous obtiendrez ce petit miracle. Vous ferez de Claudio Ciappucci, deux fois deuxième du Tour de France et du Tour d’Italie le vainqueur du Giro 2019, 102e de l’histoire !
Il a fallu l’éclairage de ces trois semaines et surtout ces derniers jours pour que tout le monde note la troublante ressemblance entre l’artificier des années 90 et le petit Equatorien. Le mois dernier, Vérone s’apprêtait à fêter comme il se doit, au bout d’un Giro difficile mais sans trop, le sculptural Papillon de Maastricht. Mais le beau Tom Dumoulin s’est pris les pieds dans les pédales, et surtout le genou dans le pédalier. Il a vite quitté une course qu’il a, heureusement déjà inscrite à son palmarès en 2017. Cette fois, il n’a pas tenu huit jours. Les choses de la course et de la vie se moquent bien des certitudes.
À la place de l‘imposant néerlandais, les arènes de Vérone ont donc accueilli hier un petit phénomène Sud américain sans complexes que l’on ne va pas regarder tout à fait de la même façon désormais. Deuxième de la «Route du Sud-La Dépêche du Midi» en 2017 derrière le Suisse Sylvan Diller, l’Equatorien qui vient de mettre le feu à son pays n’avait disputé que trois Grands Tours depuis ses débuts et avait, quand même terminé au pied du podium du Giro, il y a un an, derrière Froome, Dumoulin et Lopez.

D’abord le ménage chez Movistar

Hier il n’a terminé que 35e du chrono enlevé par le «pianiste» américain Chad Haga, peut-être la plus mauvaise perf d’un leader en chemin pour la victoire finale mais qu’importe. Après avoir fait «le ménage» au sein de la Movistar, l’équipe dont il n’était pas le leader désigné au départ de Bologne, Carapaz a pris son guidon par la main et ses responsabilités pour, peut-être, changer son destin.
Le turbulent puncheur des hauts plateaux, né aux confins de l’Equateur et de la Colombie à près de 3 000 mètres d’altitude, là où les cyclistes deviennent des condors, il a comblé son retard jusqu’à son coup de maître de Courmayeur, son attaque sur les pentes rudes du San Carlo qui ne semblaient inspirer ni Nibali ni Roglic. Maillot rose à un peu plus d’une semaine de l’arrivée à Vérone, il a ensuite géré, comme un grand, son petit commerce rose.

Le premier Equatorien, le deuxième Sud-américain

«Sur ce chrono, j’ai souffert comme jamais je n’avais souffert dans ma vie a expliqué le héros dans le cadre merveilleux du monument italien C’était de la pure souffrance jusqu’aux arènes. C‘est le plus grand moment de ma vie de sportif, c’est difficile à expliquer. C’est mon plus grand triomphe. Ce sont des épisodes qu’on ne peut pas imaginer de vivre mais maintenant je sais que tout est possible.»
Il devient le premier Equatorien à gagner le Giro bien sûr, mais aussi le deuxième Sud-américain (son partenaire d’équipe, le Colombien Nairo Quintana l’a devancé en 2014).
À 26 ans, alors que son contrat s’achève, on comprend pourquoi les chéquiers des grosses écuries sont de sortie, celui d’Ineos en tête. Carapaz n’a plus qu’à savourer et attendre, sûr de sa force et de son avenir.
Sur l’hymne de son pays que les enfants chantent chaque matin à l’école, il faudra désormais ajouter un couplet pour lui.


CLASSEMENT GÉNÉRAL FINAL GIRO 2019

1 Richard Carapaz (Movistar) en 90h01’47”
2 Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) à 1’05”
3 Primoz Roglic (Jumbo-Visma) à 2’30”
4 Mikel Landa (Movistar) à 2’38”
5 Bauke Mollema (Trek-Segafredo) à 5’43”
6 Rafal Majka (Bora-hansgrohe) à 6’56”
7 Miguel Angel Lopez (Astana) à 7’26”
8 Simon Yates (Mitchelton-Scott) à 7’49”
9 Pavel Sivakov (Ineos) à 8’56”
10 Ilnur Zakarin (Katusha-Alpecin) à 12’14”

13 V.MADOUAS (GFC – FRA) à 21’59 »
29 A.VUILLERMOZ (ALM – FRA) à 1h12’04 »
30 F.BIDARD (ALM – FRA) à 1h16’55 »
47 H.DUPONT (ALM – FRA) à 1h56’44 »
61 N.PETERS (ALM – FRA) à 2h31’42 »
112 O.LE GAC (GFC – FRA) à 4h27’17 »
123 A.DEMARE (GFC – FRA) à 4h56’59 »

Classement des Grimpeurs

1 G.CICCONE (TFS – ITA) 267pts
2 F.MASNADA (ANS – ITA) 115pts
3 D.CARUSO (TBM – ITA) 86pts
4 R.CARAPAZ (MOV – EQU) 75pts
5 M.NIEVE (MTS – ESP) 68pts
6 I.ZAKARIN (TKA – RUS) 54pts
7 M.CATTANEO (ANS – ITA) 53pts
8 P.BILBAO (AST – ESP) 46pts
9 M.LANDA (MOV – ESP) 42pts
10 G.BRAMBILLA (TFS – ITA) 40pts

Classement par points

1 P.ACKERMANN (BOH – ALL) 226pts
2 A.DEMARE (GFC – FRA) 213pts
3 D.CIMA (NIP – ITA) 104pts
4 F.MASNADA (ANS – ITA) 93pts
5 R.CARAPAZ (MOV – EQU) 90pts
6 D.CIMOLAI (ICA – ITA) 60pts
7 M.MAESTRI (BRD – ITA) 54pts
8 V.NIBALI (TBM – ITA) 51pts
9 P.ROGLIC (TJV – SLV) 50pts
10 P.BILBAO (AST – ESP) 48pts

Classement meilleur jeune

1 M.LOPEZ (AST – COL) 90h09’13 »
2 P.SIVAKOV (INS – RUS) 01’30 »
3 H.CARTHY (EF1 – GBR) 09’10 »
4 V.MADOUAS (GFC – FRA) 14’33 »
5 G.CICCONE (TFS – ITA) 19’53 »
6 E.DUNBAR (INS – IRL) 35’00 »
7 L.HAMILTON (MTS – AUS) 57’05 »
8 B.O’CONNOR (TDD – AUS) 1h10’23 »
9 C.HAMILTON (SUN – AUS) 1h16’36 »
10 J.HINDLEY (SUN – AUS) 1h20’43 »

Classement général par équipes

1 BAHRAIN MERIDA (TBM – BRN) 1h08’23 »
2 JUMBO-VISMA (TJV – HOL) à 0’09 »
3 MITCHELTON-SCOTT (MTS – AUS) à 0’13 »
4 UAE TEAM EMIRATES (UAD – EAU) à 0’15 »
5 CCC TEAM (CCC – POL) à 0’25 »
6 ASTANA PRO TEAM (AST – KAZ) à 0’35 »
7 GROUPAMA – FDJ (GFC – FRA) à 0’38 »
8 BORA-HANSGROHE (BOH – ALL) à 0’45 »
9 MOVISTAR TEAM (MOV – ESP) à 0’52 »
10 TEAM SUNWEB (SUN – ALL) à 0’58 »

Vainqueur des étapes (2019)

Primoz Roglic (Jumbo-Visma) (x2)
P.Ackermann  (BOH – ALL) (x2)
Fernando Gaviria (UAE-Team Emirates)
Richard Carapaz (Movistar) (x2)
F.Masnada  (ANS – ITA)
Pello Bilbao (Astana)  (x2)
Caleb Ewan (Lotto Soudal) (x2)
Arnaud Démare (Groupama-FDJ) 
Cesare Benedetti (Bora-hansgrohe) 
Ilnur Zakarin (Katusha-Alpecin)
Dario Cataldo (Astana)
Giulio Ciccone (Trek-Segafredo)
Nans Peters (AG2R-La Mondiale)
D.Cima  (NIP – ITA)
 Chaves Rubio Johan Esteban  (Mitchelton-Scott)
Chad Haga (Sunweb)



101ème TOUR D’ITALIE GIRO 2018 DU 4 AU 27 MAI 2018

Revue de presse Publié le 27/05/2018  La Dépêche du Midi © 2018 AFP

Froome « imperatore » sous réserves

Premier Britannique vainqueur du Giro en 101 éditions, Chris Froome a surmonté les obstacles pour gagner dimanche, dans le cadre prestigieux de la Rome antique, ce qui pourrait être son troisième grand tour consécutif s’il n’est pas sanctionné par les autorités antidopage.
Son triomphe sur les Forums impériaux, où l’Irlandais Sam Bennett s’est adjugé la 21e et dernière étape dans une course au rabais (temps neutralisés à 80 km de l’arrivée), a conclu un parcours longtemps chaotique. Du départ de Jérusalem, une nouveauté historique de ce Giro, aux Alpes du Piémont et du val d’Aoste, le quadruple vainqueur du Tour de France a vécu ce qu’il a appelé « la plus grande bataille de ma carrière ».
Quatrième du classement à trois jours de l’arrivée, Froome a renversé les codes pour s’emparer vendredi du maillot rose à Bardonecchia, au prix d’une échappée solitaire de 80 kilomètres.
« Le robot du cardio-fréquencemètre et du régime est devenu pour tous le champion du courage, le rêveur capable de faire ce que les autres n’avaient même pas imaginé », s’est enthousiasmé dimanche le journal organisateur, la Gazzetta dello Sport, qui avait fait référence la veille aux mânes du « campionissimo » absolu Fausto Coppi (1919-1960).
Une « story » rose ?
Au moment des récompenses finales, les autres protagonistes de la course au maillot rose ont été relégués au rang de faire-valoir au moment des récompenses: de Tom Dumoulin, le Néerlandais digne de son succès de l’année passée et finalement deuxième à Rome, au Britannique Simon Yates, leader pendant plus de la moitié de la course (treize étapes) avant de s’effondrer comme le Français Thibaut Pinot qui a abandonné à la veille de l’arrivée.

Est-ce pour autant une « story » couleur rose pour un coureur qui aurait touché, selon les médias israëliens, une prime d’engagement entre 1 et 2 millions d’euros? Froome, qui est régulièrement escorté de deux gardes du corps mais reste d’une imperturbable courtoisie envers ses interlocuteurs, a seriné le discours souvent entendu à la fin de ses Tours de France victorieux: « une course incroyable », « une victoire spéciale ». Et aussi: « j’ai la conscience pour moi ».
« Je suis propre », a répété le leader protégé de l’équipe Sky, une formation qui dispose du plus gros budget du peloton et travaille sur la recherche pour se situer à l’avant-garde en plusieurs domaines (matériel, entraînement, récupération, etc).
Mais le lourd contexte de son contrôle antidopage « anormal » (« dans sa situation, je ne serais pas venu », avait déclaré Dumoulin avant le départ), crée un doute persistant et légitime autour de lui, ainsi qu’un risque d’annulation de ses résultats.
La dimension de Dumoulin
S’il était disculpé, Froome serait le premier coureur du XXIe siècle, le troisième de l’histoire après Eddy Merckx et Bernard Hinault, à gagner trois grands tours consécutifs (Tour, Vuelta et Giro dans l’ordre).

A 33 ans, il porterait à six ses victoires dans les grands tours et rejoindrait le clan réduit des coureurs vainqueurs dans les trois pays (Anquetil, Gimondi, Merckx, Hinault, Contador, Nibali).
Vainqueur du Tour d’Italie, Froome est aussi de facto candidat à un doublé Giro-Tour qui n’a plus été accompli depuis vingt ans et le malheureux Marco Pantani, à une époque conditionnée par l’EPO.
Encore faut-il qu’il soit autorisé à concourir puisque la procédure de son contrôle de la Vuelta suit son cours et donne lieu à un bataille acharnée entre experts sur fond de contestation du test antidopage.
Dumoulin, le champion du monde du contre-la-montre qui a tout aussi d’un coureur de grande dimension, sait ce qui l’attend s’il décide finalement de venir sur le Tour. Selon son entourage, la décision est attendue avant une huitaine de jours.
Les autres adversaires de Froome, qui ont suivi le Giro à la TV, sont également avertis. « L’Imperatore », le titre choisi par le journal organisateur, est venu, a vu, a vaincu. Jusqu’à quand ? © 2018 AFP

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L’AVIS DE BERNARD HINAULT

(Cyclism’Actu)

Bernard Hinault n’a pas mâché ses mots au sujet de la victoire de Chris Froome sur le Giro, affirmant que le coureur du Team Sky n’appartient pas à l’histoire avec Eddy Merckx et lui-même. A Rome dimanche, Froome a rejoint Hinault et Merckx en remportant consécutivement les trois Grands Tours, après avoir remporté l’an dernier le Tour de France et la Vuelta. Le « Blaireau », qui avait réalisé cet exploit au cours des saisons 1982 et 1983, est allé jusqu’à dire que Froome n’aurait même pas dû être sur la ligne de départ : « Il n’aurait jamais dû être autorisé à prendre le départ du Giro, pourquoi faut-il attendre si longtemps pour que l’UCI prenne une décision ? Les deux Italiens (Alessandro Petacchi et Diego Ulissi) qui avaient la même chose, ont été suspendus beaucoup plus rapidement. Froome a-t-il besoin d’autant de temps pour trouver une explication ? Est-ce parce que Sky a autant d’argent ? » s’est interrogé le quintuple vainqueur de la Grande Boucle lors d’un entretien avec le quotidien belge Het Laatste Nieuws. Froome fait actuellement l’objet d’une enquête suite à un test antidopage effectué au cours de la Vuelta 2017 qu’il a remportée et ce test avait mis en évidence un surplus de salbutamol dans son urine. « Tout cela est très triste. Froome ne fait pas partie de la légende de ce sport, car quelle image donne-t-il au cyclisme ? Il pourrait aussi commencer le Tour en juillet, c’est un vrai scandale ! » a conclu Hinault.

Alexandre Geniez : « Le Giro le plus relevé »

(Cyclism’Actu)

Alors qu’il restait sur deux abandons en 2016 et 2017, Alexandre Geniez (AG2R La Mondiale) a terminé le Tour d’Italie 2018 aux portes du top 10, en 11e position, pas loin de sa meilleure performance sur l’épreuve italienne (9e en 2015). Un résultat qui satisfait le Français, qui s’est montré très régulier tout au long de ces trois semaines : « La difficulté du classement général d’un Grand Tout est d’être régulier au fil des jours et de limiter les écarts. Je pense avoir bien géré cela au cours des trois semaines. Je n’ai jamais perdu du temps bêtement, je suis vraiment satisfait », a-t-il déclaré sur le site de sa formation avant la dernière étape. « Mes copains de l’équipe ont fait un super boulot pendant toute la course et ce fut encore le cas aujourd’hui. C’était important de ne pas être esseulé, je remercie tout le monde pour ça. En terme de niveau, je pense que j’ai vécu le Giro le plus relevé auquel j’ai participé. La haute montagne était concentrée sur trois jours et cela a bousculé le classement. Je suis heureux de mon niveau durant les trois semaines. »

25-05-2018 Giro D'italia; Tappa 19 Venaria Reale - Jafferau; 2018, Ag2r La Mondiale; Geniez, Alexandre; Jafferau;(photo Cyclis’Actu)

CLASSEMENT GÉNÉRAL FINAL

1 C.FROOME  (SKY – GBR) 89h02’39 »
2 T.DUMOULIN  (SUN – HOL) à 0’46 »
3 M.LOPEZ  (AST – COL) à 04’57 »
4 R.CARAPAZ  (MOV – EQU) à 05’44 »
5 D.POZZOVIVO  (TBM – ITA) à 08’03 »
6 P.BILBAO  (AST – ESP) à 11’50 »
7 P.KONRAD  (BOH – AUT) à 13’01 »
8 G.BENNETT  (TLJ – NZL) à 13’17 »
9 S.OOMEN  (SUN – HOL) à 14’18 »
10 D.FORMOLO  (BOH – ITA) à 15’16 »

11 A.GENIEZ  (ALM – FRA) à 17’30 »
20 H.DUPONT  (ALM – FRA) à 1h03’54 »
37 F.BIDARD  (ALM – FRA) à 2h06’25 »
48 Q.JAUREGUI  (ALM – FRA) à 2h29’16 »

Classement de la montagne

1 C.FROOME  (SKY – GBR) 125pts
2 G.CICCONE  (BRD – ITA) 108pts
3 S.YATES  (MTS – GBR) 91pts
4 M.NIEVE  (MTS – ESP) 79pts
5 R.CARAPAZ  (MOV – EQU) 65pts
6 T.DUMOULIN  (SUN – HOL) 49pts
7 E.CHAVES  (MTS – COL) 47pts
8 V.CONTI  (UAD – ITA) 42pts
9 D.POZZOVIVO  (TBM – ITA) 40pts
10 M.MONTAGUTI  (ALM – ITA) 37pts

Classement par points

1 E.VIVIANI  (QST – ITA) 341pts
2 S.BENNETT  (BOH – IRL) 282pts
3 D.BALLERINI  (ANS – ITA) 147pts
4 S.MODOLO  (EFD – ITA) 122pts
5 S.YATES  (MTS – GBR) 113pts
6 M.FRAPPORTI  (ANS – ITA) 111pts
7 D.VAN POPPEL  (TLJ – HOL) 107pts
8 N.BONIFAZIO  (TBM – ITA) 103pts
9 E.ZHUPA  (WIL – ALB) 84pts
10 T.DUMOULIN  (SUN – HOL) 73pts

Classement général du meilleur jeune

1 M.LOPEZ  (AST – COL)   89h07’36 »
2 R.CARAPAZ  (MOV – EQU) 0’47 »
3 S.OOMEN  (SUN – HOL) 09’21 »
4 V.CONTI  (UAD – ITA) 1h18’07 »
5 F.MASNADA  (ANS – ITA) 1h21’16 »
6 F.GROSSSCHARTNER  (BOH – AUT) 1h23’50 »
7 M.MOHORIC  (TBM – SLV) 1h35’21 »
8 M.SCHACHMANN  (QST – ALL) 1h36’39 »
9 J.HAIG  (MTS – AUS) 1h58’09 »
10 G.CICCONE  (BRD – ITA) 2h03’58 »
12 Q.JAUREGUI  (ALM – FRA) 2h24’19 »

Classement général par équipes

1 QUICK-STEP FLOORS  (QST – BEL) 8h32’27 »
2 BAHRAIN MERIDA  (TBM – BRN) à 0’00 »
3 BMC RACING TEAM  (BMC – USA) m.t.
4 UAE TEAM EMIRATES  (UAD – EAU) m.t.
5 BORA-HANSGROHE  (BOH – ALL) m.t.
6 DIMENSION DATA  (DDD – AFS) m.t.
7 AG2R LA MONDIALE  (ALM – FRA) m.t.
8 AL NASR – DUBAI  (ANS – EAU) m.t.
9 TEAM LOTTO NL-JUMBO  (TLJ – HOL) m.t.
10 ISRAEL CYCLING ACADEMY  (ICA – ISR) m.t.

Vainqueurs des étapes 2018

1 Tom DUMOULIN (SUN – HOL)
2 Elia VIVIANI (QST- ITA)
3 Elia VIVIANI (QST- ITA)
4 Tim WELLEMS (LTS – BEL)
5 Enrico BATTAGLIN (LTJ – ITA) 

6 Esteban CHAVES (MTS – COL)
7 Sam BENNETT (BOH – IRL)
8 Richard CARAPAZ (MOV – EQA)
9 Simon YATES (MTS – GBR)
10 Matej MOHORIC (TBH – SLV)

11 Simon YATES (MTS – GBR)
12 Sam BENNETT (BOH – IRL)
13 Elia VIVIANI (QST – ITA)
14 Christopher FROOME (SKY – GBR)
15 Simon YATES (MTS – GBR)
16 Rohan DENNIS (BMC – AUS)
17 Elia VIVIANI (QST – ITA)
18 Maximilan SCHACHMANN (QST – ALL)
19 Christopher FROOME (SKY – GBR)
20 Mikel NIEVE (MTS – ESP)
21 Sam BENNETT (BOH – IRL)



TOUR D’ITALIE 2017

Revue de presse Publié le 28/05/2017 La Dépêche

Tour d’Italie: victoire finale de Tom Dumoulin

Le Néerlandais Tom Dumoulin (Sunweb) a remporté dimanche à Milan le Tour d’Italie, la première victoire néerlandaise en 100 éditions du Giro.
Au classement final, Dumoulin a battu deux anciens lauréats, le Colombien Nairo Quintana, deuxième à 31 secondes, et l’Italien Vincenzo Nibali, troisième à 40 secondes.
Pour sa première participation, le Français Thibaut Pinot a pris la quatrième place du classement final, au pied du podium, à 1 min 17 sec.
La dernière étape, un contre-la-montre entre Monza et Milan, est revenue à un autre Néerlandais, Jos van Emden (Lotto NL).
Sur les 29,3 kilomètres séparant l’autodrome de Monza du Duomo milanais, Dumoulin s’est classé deuxième de l’étape, à 15 secondes de Van Emden.
Le vainqueur du Giro a repoussé à 1 min 24 sec Quintana qui l’avait dépossédé vendredi du maillot rose.
Avant la dernière étape, quatre coureurs (Quintana, Nibali, Pinot, Dumoulin) se tenaient en 53 secondes.
Ce Giro très indécis s’est joué dans les derniers jours après les deux premières semaines dominées par Dumoulin malgré le succès d’étape de Quintana au Blockhaus (sud-est).Le Néerlandais, supérieur dans le contre-la-montre, s’est aussi affirmé en montagne. Mais il a commencé par perdre du temps dans l’étape-reine à cause d’un problème intestinal qui l’a obligé à faire une pause-toilette en mondiovision, mardi dernier, au pied du Stelvio.Dans les étapes suivantes, Dumoulin a limité la perte de temps mais a dû laisser le maillot rose à Quintana, le premier favori au départ le 5 mai en Sardaigne.Quintana, vainqueur en 2014, et Nibali, deux fois victorieux du Giro (2013 et 2016), ont échoué à faire la différence dans la dernière étape de montagne gagnée samedi par Pinot. Avant le « chrono » décisif de Milan favorable à Dumoulin.Agé de 26 ans, le Néerlandais s’est imposé pour la première fois dans le classement final d’un grand tour.Il a également signé la première victoire d’un coureur de son pays dans un grand tour depuis Joop Zoetemelk, vainqueur du Tour de France en 1980.

Classement général du Tour d’Italie après la 21e étape:

1 Tom Dumoulin (NED/Sunweb) 90h34:54.
2 Nairo Quintana (COL/MOV) à 31.
3 Vincenzo Nibali (ITA/BAH) 40.
4 Thibaut Pinot (FRA/FDJ) 1:17.
5 Ilnur Zakarin (RUS/KAT) 1:56.
6 Domenico Pozzovivo (ITA/ALM) 3:11.
7 Bauke Mollema (NED/TRE) 3:41.
8 Bob Jungels (LUX/QST) 7:04.
9 Adam Yates (GBR/ORI) 8:10.
10 Davide Formolo (ITA/CAN) 15:17.

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VAINQUEURS D’ETAPE TOUR D’ITALIE GIRO 2017.

1 Lukas PÖSTLBERGER (AUT)
2 André GREIPEL (GER)
3 Fernando GAVIRIA (COL)
4 Jan POLANC (SLO)
5 Fernando GAVIRIA (COL)
6 Silvan DILLIER (SUI)
7 Caleb EWAN (AUS)
8 Gorka IZAGIRRE (ESP)
9 Naïro QUINTANA (COL)
10 Tom DUMOULIN (NED)
11 Omar FRAILE (ESP)
12 Fernando GAVIRIA (COL)
13 Fernando GAVIRIA (COL)
14 Tom DUMOULIN (NED)
15 Bob JUNGELS (LUX)
16 Vincenzo NIBALI (ITA)
17 Pierre ROLLAND (FRA)
18 Tejay VAN GARDEREN (USA)
19 Mikel LANDA (ESP)
20 Thibaut PINOT (FRA)
21 Jos VAN EMDEN (NED)