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Divers (Autres)

Autres

C’est la page que l’on pourrait appeler la page de la « Pause », lorsque on  a un peu de temps devant soi !

En attendant les résultats, (« vos résultats »), ou les dernières infos de l’actualité, un petit tour du côté de la « Gazette », ou de la première page d’un journal, tel une « pause café », pour parcourir des infos diverses, « de tout et de petit rien », …  

Des citations, des jargons, des anecdotes de coureurs, des vélos de certains Champions, parfois des dossiers tel que celui de la polémique autour du moteur électrique, …

Bref ! Des infos et articles en « vrac » autour de la pratique du vélo, du cyclisme en général,…  


Panini 2019.

(Publié en Juillet 2020)

Si comme Cyclisme Ségala 81 vous êtes collectionneur dans l’âme et que vous n’avez pas pu terminer l’Album Tour de France Panini 2019, (Alors que le nouveau 2020 viens à peine de sortir) Cyclisme Ségala 81 vous propose de vous donner ses doubles. Pour l’envoi fournir une enveloppe timbrée à votre adresse merci.
« Au fur et à mesure les doubles que je n’aurais plus, seront barré de la liste ».
Pour tout renseignements :
Messagerie page Facebook Cyclisme Ségala 81
Boite mail : cyclisme.segala81@outlook.fr

Vignettes Panini Album Tour de France 2019 (Doubles)
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Cartes Panini Album Tour de France 2019 (Doubles)
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JARGON

RESTER AU CHAUD

Ne pas se montrer pendant la course, et rester dans le milieu du peloton.

rester au chaud


VÉLOS DE CHAMPIONS.

Le vélo de Marco Pantani

Le Bianchi de Marco Pantani
Article Top Vélo (Décembre 2019). Par Alexandre Lombardo

C’est sur les pentes du Mont Ventoux, tout juste réchauffé par l’air printanier que je m’élance et parcours mes premiers mètres sur ce vélo légendaire ô combien important pour moi. Séquence émotion évidemment.
Dans mon histoire du cyclisme, Marco Pantani tient une place très importante. Capitale même. Celui par qui la passion est arrivée et demeure. Mon parcours de cycliste, puis de coureur jalonné de quelques victoires, fut marqué par ce champion hors du commun, véritable phénomène de société et personnage romanesque.
Je me souviens très bien de ce Giro 1998, qui allait lancer Marco vers sa victoire sur le Tour de France, quelques semaines plus tard. Et l’année d’après, en 1999, triomphant par avance une nouvelle fois sur le Giro, certainement encore plus fort. Avant la fin. Avant Madonna di Campiglio.
Ce vélo, l’un des deux utilisés lors du glorieux Giro 1998, est parmi nous. Les images de Marco en danseuse, mains en bas du cintre, attaquant dès le pied de la montée finale vers Plan di Montecampione, relançant encore et encore, jusqu’à décrocher, lâcher Pavel Tonkov et gagner une fois de plus en solitaire, sont en moi. D’y penser des frissons me parcourent. Monter sur ce vélo, toucher le ruban de cintre qui porte encore les traces des mains de Pantani, des frissons me parcourent. Encore et encore. Ce vélo est plus qu’un vélo, c’est une relique.

Un cadre qui en appelle d’autres…
Le cadre aluminium me fait curieusement penser au modèle FG Lite, sorti en 2006, que j’ai utilisé avec bonheur chez les cadets et que je possède toujours. Un cadre réalisé en tubes Dedacciai, aux soudures brutes et très léger, de l’ordre de 1100 grammes. Les tubes alu Deda série 7000 du vélo de Pantani sont de diamètre plus faible et double butted. Hydroformés évidemment, c’est-à-dire qu’on leur a donné une forme particulière sous pression de liquide. La petite fourche Time carbone, chef d’œuvre d’ingénierie à l’époque, semble bien frêle, presque fragile. Le jeu de direction n’est pas surdimensionné comme sur n’importe lequel des vélos de nos jours. Ce qui n’empêchait pas celui qui chevauchait ce vélo de grimper les cols à 25 km/h et parfois plus vite encore. Au point d’être systématiquement obligé de freiner dans les virages avant de relancer. Un jeu de direction surmonté de la fameuse petite rondelle Campagnolo Record, toujours la même aujourd’hui. Campagnolo jusqu’à la tige de selle, aux dérailleurs et aux freins, en passant par les moyeux. Dérailleurs 9 vitesses, les premiers modèles 10 vitesses seront étrennés un mois plus tard sur le Tour.
On remarquera la cassette titane 11-23 qui avait déjà adopté le profil Ultra-Drive qui a subsisté jusqu’à l’arrivée des groupes 11 vitesses.
Le poste de pilotage très étroit a une ergonomie particulière. Le cintre ITM Super Italia est presque rond, mais pas tout à fait. Les leviers sont placés étonnamment bas, en avant. On sait que Pantani ne mettait que rarement les mains aux cocottes, préférant reposer sur le haut du cintre ou mains en bas lors de ses attaques. On ne peut oublier la potence ITM Big One, gros bloc d’aluminium soudé sans grand soin porté à la finition. Son jaune est une marque de fabrique des vélos de la Mercatone Uno de cette époque. Toute une histoire ! Les roues sont aussi Campagnolo, modèles Elektron en alliage de magnésium pour les jantes et Record pour les moyeux. Une précision concernant leur fluidité. Simplement incroyable après tant d’années, largement au niveau des roulements céramiques d’aujourd’hui. Des roulements très certainement préparés et réglés avec soin. Rien n’a bougé sur ce vélo y compris la câblerie en excellent état.

Fiche technique :
Cadre : Bianchi Alu Dedacciai 7000 Mega Pro XL Reparto Corse Fourche : Time carbone Groupe : Campagnolo Record 9s Moyeux : Campagnolo Record Jantes : Campagnolo Elektron alliage magnésium Cintre : ITM Super Italia Pro 260 Potence : ITM Big One 110/10° Tige de selle : Campagnolo Record Titanium Selle : Selle Italia Flite Titanium Signature Édition Pneumatiques : Vittoria Pédales : Time Equipe Pro

Remerciements : La rédaction de Top Vélo adresse ses plus vifs remerciements à Salvatore Grimaldi, le propriétaire de la marque Bianchi, pour le prêt inconditionnel de ce magnifique vélo utilisé par Marco Pantani lors du Giro 1998. A lui et à tous les personnels du service course Bianchi de Treviglio, un immense merci.
Top Vélo (Décembre 2019). Alexandre Lombardo

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JARGON

MUR

synonyme de côte à très forte pente, celui de Grammont est le plus célèbre (moyenne 9,2%, maxi 20%). Le cyclo campeur les évite dans toute la mesure du possible.

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ANECDOTE de coureur : Pour la petite histoire !

(CHAVANEL Sylvain) Extrait de Vélo Magazine Novembre 2009

« 2 HEURES TOUT SEUL A LA TÉLÉ, ET UNE ÉNORME FRINGALE EN DIRECT »

8 OCTOBRE 2000, 94ème PARIS-TOURS. Je n’ai aucune chance de rivaliser avec les favoris dans le final, même si je viens de remporter ma première victoire d’étape pro sur le circuit franco-belge. Néo-pro anonyme de 21ans, je prends part à l’avant-dernière épreuve de Coupe du monde (254,5 km). Et quand j’attaque au km 2, l’objectif c’est de me faire un nom et de montrer le maillot de la nouvelle équipe Bonjour. Et pour le monter, je vais le montrer, ce maillot. Sous un ciel noir crachant des trombes d’eau et par un fort vent de trois quarts, je m’échappe avec Goncaras. Le Lituanien de Saint-Quentin me relaie peu Nous plafonnons à 200 m pendant 20 km. Au km 134, je distance Goncaras, puis je roule tempo à 40 km/h. C’est un énorme coup médiatique. La météo est si exécrable que l’hélico relais de France 3 n’a pas pu décoller, si bien que la chaîne, compte tenu des écarts, a filmé l’avant de la course au moment du direct, c’est – à-dire ma pomme pendant près de deux heures ! Ce jour-là, Jean-René Godart et Bernard Thévenet ont épuisé toutes les rétrospectives et interviews qu’ils avaient en réserve, ainsi que tous les tableaux (classement mondial, derniers vainqueurs) disponibles, sans compter les superlatifs à mon égard. Le seul problème, c’est que je craque. Jean-René Bernaudeau vient régulièrement à ma hauteur pour me dire : « Maintenant tu gères, allez mange, mange. » Mais je suis tellement dans l’effort que je manque d’appétit par rapport à ma dépense énergétique. Mon avance fond comme neige au soleil. Je perds environ 3’aux 10 km. Livide, je vois des étoiles partout, signe d’une hypoglycémie avancée. Bernaudeau me tend des tubes mais j’agonise, ne sachant plus comment appuyer sur les pédales. Après 217 km d’échappée et six heures de selle, je suis repris par trois hommes. Tafi , le futur vainqueur, me donne une tape amicale sur l’épaule. Je suis le wagon, jusqu’au moment où Mattan attaque. J’accroche toutes les roues des coureurs éparpillés. Mais à chaque fois que je saute, c’est l’enfer, je lutterai jusqu’à l’avenue de Grammont, mais je finirai à la 85ème place, à 7’41 de Tafi.

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VÉLOS DE CHAMPIONS.

Le vélo de Maurice Garin

Si Maurice Garin (1903) et Christopher Froome (2017) ont bien effectué le Tour de France en pédalant, ce n’est pas sur la même machine. Regard rétrospectif sur l’évolution des vélos de la Grande Boucle.

Le vélo du premier Tour de France (1903) :
Le vélo du vainqueur Maurice Garin, La Française, pesait presque 20 kilos. Le cadre était en acier et les soudures étaient protégées par une épaisse couche de peinture. Son vélo avait un grand plateau de 56 dents et un pignon fixe de 20 dents. Il ne possédait pas de dérailleur, n’avait pas de roue libre et la seule manière de freiner était de rétropédaler. Les cale-pieds étaient en acier et n’avaient pas de courroie de serrage. Les roues à boyaux avaient des chambres à air. Le guidon, aux poignées en bois, était directement fixé sur la colonne de direction, et non sur une potence, si bien que le coureur était très
penché sur le vélo. Le français remporta l’épreuve à plus de 25 km/h de moyenne.

La réplique de son vélo.

Cadre en acier manchonné soudé protégé par de la peinture. Les accessoires eux sont nickelés (traitement de surface). Les roues sont à pneus, jantes en forme de « Chapeau de gendarme », blocage par écrous. La roue arrière est munie d’un tendeur de chaîne, mais il n’y a ni changement de vitesse, ni roue-libre (pignon fixe de 20 dents), ni freins : le développement est unique, pédalier de 56 dents, soit a chaque tour de pédale: 6,16 m. Le cycliste ralentit par rétro-pédalage. Sous la selle en cuir, la chambre à air de rechange est enroulée autour de la tige. Les cale-pieds sont en tôle d’acier sans courroies. Le guidon, équipé de poignées en bois, est directement fixé sur l’axe de direction, sans potence. Pompe le long du tube vertical, nécessaire de réparation accroché au cadre, sacoche cuir de ravitaillement contenant une bouteille. Poids total du vélo : 12,5 kg.

Maurice Garin


CITATION

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JARGON

FAIRE LE TROU

c’est avoir, à la suite d’une attaque, mis ses adversaires à bonne distance. Lorsqu’un coureur a pris deux ou trois cents mètres à ses poursuivants, on dit qu’il a fait le trou.

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ANECDOTE de coureur : Pour la petite histoire !

(MONCOUTIE David)  Extrait de Vélo Magazine Mars 2009 

« je me suis paumé dans un CONTRE –LA-MONTRE. »

On n’abandonne pas un contre la montre, à moins de chuter grièvement ou d’avoir un pépin mécanique. Pourtant, c’est ce que j’ai fait au Tour de Navarre, le samedi 8 juin 1996. En fait, personne ne sait ce qui m’est vraiment arrivé ce jour-là, pas même mes six coéquipiers de l’époque, ni encore moins Charly Bérard, le sélectionneur de l’équipe de France Espoirs… Cinquième étape (Tafalla-Corella), un chrono plat de 27,6 kilomètres. Je viens de finir 3e de la ronde de l’Isard. Je cours à Blagnac. C’est ma deuxième sélection sous le maillot bleu- blanc-rouge. Loin au général, contrairement à Christophe Paulvé, qui finira 2e de la course et que j’ai aidé dans les cols, je n’ai pas reconnu le parcours. Mon objectif, c’est de terminer la 35e Vuelta Ciclista a Navarra qui s’achève demain à Pampelune. Comme je n’aime pas le home-trainer, 25-30 minutes avant mon départ, je vais m’échauffer sur une route adjacente. Je prend mon polar, sans la ceinture, juste pour l’heure car. D’ordinaire, je ne porte jamais de montre, mon cardio reste toujours dans le sac. Quinze minutes avant de partir, je me dirige tranquillement vers la rampe de lancement. Aucun stress, quand un officiel m’interpelle : Ràpido, tienes màs de un minuto de restraso ! » Stupéfait, je monte en vitesse sur la rampe de lancement et je me précipite en avant sans moto ouvreuse ni de voiture suiveuse. Je roule à bloc pour compenser mon retard d’environ deux minutes et pour finir dans les détails. Au bout de 7-8 bornes, je prends une route et je vois des voitures en sens inverse ( tiens, l’organisation n’a pas fermé la route ? ), puis d’autres qui me doublent ( là, je me pose des questions !). Trois kilomètres plus lion, j’arrive à un carrefour et je vois une file de véhicules arrêté à un stop. Pas de signaleur, pas de barrière, je me suis paumé ! Spontanément, je prends la direction de Corella. Je rejoins directement l’équipe sans passer devant la ligne et je dis à Charly que j’ai raté le départ. Il est persuadé que je pourrai repartir le lendemain. C’est tellement énorme que je ne suis pas entré dans détails… Tous mes équipiers pensent que je suis parti avec in quart d’heure de retard à cause de mon Polar déréglé. Au final, je finis le Tour de Navarre aux côtés de Charly dans la voiture, mais cela ne l’empêchera pas de me sélectionner pour les Championnats du monde Espoirs à Lugano en fin de saison.

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COLLECTION

Tour de France : Panini lance un album de vignettes inédit

(Le Parisien)

Les amateurs de vélo auront pour la première fois le loisir d’échanger des vignettes Panini.
Les amateurs de vignettes de foot vont-ils prendre la roue des cyclistes ? Panini va lancer pour la première fois un album dédié aux forçats du Tour de France, ont annoncé jeudi le fabricant d’autocollants et ASO, l’organisateur de la course.
Avec 22 équipes se disputant le maillot jaune, les passionnés devront rassembler au total 352 vignettes, avec en plus 42 cartes pour les principaux obstacles, les vélos ou les maillots des formations. À l’occasion du départ à Bruxelles de cette 106e Grande boucle et des 50 ans de la première victoire (sur cinq) d’Eddy Merckx, l’album rendra aussi hommage au « Cannibale ».
Diffusé à partir du 4 mai en France et en Belgique, l’album sera vendu 3,95 euros et la pochette de cinq vignettes un euro. 150 000 albums vont également être distribués sur des événements et via des partenaires en amont du Tour.

Selon le directeur de Panini France, Alain Guerrini, un « alignement de planètes » a rendu possible ce projet, comme il l’expliquait dans jDD. La maison d’édition italienne, qui est déjà présente sur le Giro depuis trois années, y a d’abord vu l’occasion de fêter le centenaire du maillot jaune, porté pour la première fois en 1919 par le Français Eugène Christophe.

Le retour de « Sprint » mais version Tour de France

Panini s’était déjà lancé dans le cyclisme en 1972 avec un album appelé « Sprint », mais qui n’était pas dédié au Tour. L’éditeur propose depuis des albums consacrés au football, au rugby, au basket ou au handball, mais aussi aux héros Disney et Marvel, ou encore à Astérix et Harry Potter. Panini a été créé en 1961 par quatre frères à Modène, dans le nord de l’Italie. Ses albums sont vendus dans 150 pays et le groupe emploie plus de 1 200 personnes dans le monde.
Le fabricant de vignettes a réalisé une très bonne année en 2018 grâce à la coupe du monde de football avec environ un milliard d’euros de chiffre d’affaires, soit près du double de 2017.


VÉLOS DE CHAMPIONS.

Le vélo de Romain Bardet

Par Vélo 101 Publié le 18/07/2018 

Le Factor O2 

«Take the risk or lose the chance». C’est la phrase qu’on peut lire sur le cadre du vélo de Romain Bardet. Un cadre de série en taille 56. C’est d’ailleurs la taille la plus répondue dans l’équipe française sur ce Tour de France 2018. « Pierre Latour, Sylvan Dillier, Oliver Naesen et Tony Gallopin roulent eux aussi avec des cadres de cette taille. Ça peut servir comme on a pu le voir dans le final de Mûr-de-Bretagne » confie Axel Genet (AG2R La Mondiale). La potence fait quant à elle 130mm et la selle, une Fizik Arione 00, comporte un grip en son centre.
Le groupe est un Shimano Dura-Ace Di2 électrique. Au niveau du développement, l’Auvergnat a choisi des plateaux de 53 et de 36 pour l’étape d’hier (Annecy > Le Grand-Bornand). De l’aveu de son mécanicien « il est assez rare que Romain souhaite un 36 à l’avant, et s’il le demande c’est que l’étape va être vraiment dure ».
A l’arrière il a opté pour une cassette en 11-30. « Avant il était souvent en 32 dents mais depuis quelques temps il fait le choix du 30. Il préfère maintenant mettre moins gros devant et être plus souple à l’arrière. Au niveau du pédalier, le 36 était spécifique à l’étape d’hier (10ème étape, ndlr). Ce choix est une grande première. C’est assez rare de le voir mettre un 36. Il a d’ailleurs choisi de passer sur ce plateau après la reconnaissance des étapes alpestres. Généralement il est tout le temps en 39. Il a fait le Dauphiné avec le 39 et durant cette épreuve on a jamais eu à changer son développement au niveau du pédalier. C’est un coureur assez véloce et son choix est mûrement réfléchi » explique Axel Genet.
 
Les roues sont des Mavic Ultimate en carbone, plus légères pour une étape comme celle d’hier. Les boyaux utilisés sont des semi-slick de chez Continental et la pression, de manière générale, est de 8 bars, à l’avant comme à l’arrière. Toutefois, lorsque c’est nécessaire, l’équipe française procède à des ajustements: « Lors d’une étape comme celle d’hier, avec la partie en chemin de terre sur le plateau des Glières, on préfére baisser un peu en pression. On oscille entre 7 et 7,2 bars. On joue la sécurité plutôt qu’être surgonflé et avoir un risque d’éclatement. On essaye d’éviter au maximum tout problème même si le chemin était propre et qu’il ne se situait pas en fin de parcours. On a déjà eu des petits soucis sur l’étape des pavés avec des crevaisons, ce sont les aléas de la course, mais il faut éviter au maximum toutes ces petites choses » analyse Axel Genet.
Concernant les manettes, on note la présence de petits coussinets. Il y en a au niveau des cocottes afin d’obtenir plus de confort pour les poignets. Chaque matin les mécaniciens essayent de les replacer et de les réajuster selon les besoins du cycliste.
Mis à part cela, Romain Bardet n’a pas de demande spécifique. Il reste cependant vigilant et méticuleux quant à son matériel comme nous l’explique son mécanicien: « Il ne fait pas vraiment le contrôle du vélo avant le départ mais il sent très vite si quelque-chose n’est pas réglé comme il faut. Dimanche à Roubaix il m’a fait relever la selle d’un millimètre. Ça peut paraître minime mais pour lui c’est important » .

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(Photos: Cheeky Wheel) (Vélo 101)


JARGON

AVOIR LA PANCARTE DANS LE DOS 
cette expression s’applique en règle générale au favori de l’épreuve, ou au leader de la compétition. Cette position qui le distingue dans le peloton, lui vaudra des attaques incessantes de ses adversaires et ne lui permettra pas de tenter facilement une action déterminante. Ce n’est pas la situation rêvée, mais c’est aussi la rançon de la gloire.

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CITATION

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VÉLOS DE CHAMPIONS.

Le vélo de Peter Sagan.

Le Specialized S-Works Tarmac de Peter Sagan sur le Tour 2017

Par Guillaume Robert. Publié le mercredi 19 juillet 2017

Peter Sagan est sans doute le coureur le plus populaire du peloton. Et le fait qu’il ait été exclu du Tour de France le 4 juillet, au terme de la quatrième étape n’a semble-t-il pas entaché sa cote de popularité.
Le coureur jouit d’un traitement particulier vis à vis des marques partenaires, en témoigne ce Specialized S-Works Tarmac à la peinture irisée et métallisée spécialement réalisé pour lui.
Un traitement si particulier que pour Peter Sagan que même après son exclusion, son vélo continue à faire le Tour de France et est sorti tous les matins au niveau du bus de l’équipe. Il faut dire que Peter Sagan est le coureur le plus « bankable » du moment et les marques ne s’y sont pas trompées, son vélo fait partie intégrante de la communication et attire les fans !
Ce Tarmac SL6 (même si ce n’est pas sa dénomination officielle) est entièrement peint à la main.
Des reflets irisés sur la majeure partie du cadre et, au niveau du logo S-Works du tube diagonal et du marquage Tarmac sur le tube supérieur, des reflets arc-en-ciel du plus bel effet. Le lettrage du logo S-Works est doré sur son contour. La selle Specialized offre le même traitement avec des reflets identiques sur sa partie arrière.
Le vélo est équipe du tout dernier groupe Shimano Dura-Ace 9150 Di2 avec un capteur de puissance 4iiii.
Les roues sont des Roval CLX64 avec roulements CeramicSpeed, surmontées de boyaux Specialized Turbo de 26mm de large. Le cintre est le modèle Aerofly de la marque, particulièrement aéro sur sa partie supérieure en forme d’aile d’avion. Specialized annonce un gain de 17 secondes sur 40km grâce à l’aéro de ce cintre, qui sait rester léger avec seulement 250g sur la balance.
La potence est une Zipp SL Sprint de 140mm de long dont les logos sont cachés par du scotch d’électricien. A noter, le support K-Edge lui aussi personnalisé sur lequel il est indiqué « Petobomber ». De quoi tenir fermement son compteur Garmin Edge 520.
Les braquets sont traditionnels, 53×39 pour les plateaux (avec manivelles de 172.5mm) et une cassette 11-28.
Enfin, les pédales sont des Dura-Ace R9100 avec l’axe rallongé de 4mm (une option rarement disponible sur les autres marques de pédales).

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ANECDOTE de coureur : Pour la petite histoire !

(FONDRIEST Maurizio. Coureur des années 80/90). Extrait de Vélo Magazine 2010.

Quand Fondriest a oublié son maillot Arc-En-Ciel !
Maurizio Fondriest (ITA) a été Champion du monde sur route en 1988.
En 1989, moins d’un an après ma victoire aux Mondiaux à Renaix (Belgique), je vis toujours chez mes parents dans ma ville natale de Cles (Trentin-Haut-Adige), dans le Nord-Est de l’Italie. Mercredi 19 juillet, je participe au Prix de Messine, un critérium comme ceux d’après-Tour, en Sicile. C’est Ornella, ma fiancée qui décide de faire mon sac. D’habitude, c’est toujours moi qui m’occupe de mes affaires et je suis même un peu maniaque. Je sais exactement ce que je dois emporter et comment disposer mes vêtements, si bien que je ne laisse personne le faire à ma place, même pas la « mamma ».
Arrivée à l’hôtel avec l’équipe, on se prépare tranquillement. Lorsque l’heure de la course arrive, je me déshabille, j’enfile mes socquettes, mon cuissard, puis je cherche mon maillot, mais en vain. Dans mon sac, il y a bien celui de l’équipe, « Del Tongo », mais pas celui de Champion du Monde !
« Tu vois, la prochaine fois, tu le feras toi-même ! », lance Marco.
J’appelle aussitôt Ornella, et elle reconnaît son erreur, elle est effondrée.
Je ne vois aucune solution, je panique en songeant aux interviews avec les journaux, les télévisions et les radios, car je suis en plus, la vedette de la course. Je vais voir alors, l’organisateur de la course :
« -Je suis vraiment désolé, j’ai oublié le maillot Arc-En-Ciel. »
« -Je vais voir ce que je peux faire, et, en attendant, garde ton maillot Del Tongo ».
Je prends part au protocole habituel (signature, photos avec le maire, etc… mais sans mon maillot de Champion du monde).
C’est l’heure. Sur la ligne de départ, l’organisateur accourt tout sourie un maillot Arc-En-Ciel entre les mains. Incroyable ! C’est exactement le même que le mien avec l’inscription du bon sponsor ! Il a acheté dans une boutique, les Siciliens étant fous de cyclisme.
Au final, je remporte la course devant Franco Ballerini (100 Km en 2H20’30’’), puis je signe le maillot, que je rends à l’organisateur.
Depuis ce jour-là, Ornella, qui est ensuite devenue ma femme, n’a plus jamais fait ma valise.

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CITATION

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LE JARGON.

CHASSER LA CANETTE

action qui se pratiquait par grosses chaleurs et qui consistait à trouver des boissons rafraîchissantes pendant la course. Ce rôle était surtout dévolu aux équipiers qui n’hésitaient pas à s’arrêter à une fontaine ou même dans un café pour remplir des bidons, ou tout simplement emporter une canette de bière ou de limonade. Cette coutume a tendance à disparaître pour deux raisons : d’abord la course va trop vite, et ensuite, les organisateurs prévoient des ravitaillements officiels en eau fraîche.

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VÉLOS DE CHAMPIONS.

Le vélo de Fausto Coppi.

Ce vélo est un champion Bianchi Campione del Mondo de 1957 (ainsi nommé pour la victoire de Fausto Coppi dans le monde de 1953) conservé dans toutes ses parties, y compris les pédales marqués du B Bianchi.
L’état de conservation est sublime, y compris les autocollants qui portent habituellement au fil du temps.
La particularité de ce cadre qui correspond aux dimensions de champion 58.5×61 Fausto Coppi . La chose est assez rare parce que dans ces années, la taille moyenne était plus faible que maintenant.
L’équipe Bianchi de 1945 à 1958 eut dans ses rangs le plus célèbre « campionissimo » Fausto Coppi et celui ci remporta ses principales victoires sous les couleurs de la bleue celeste !!
Cadre et fourche en acier tubes Bianchi. Guidon alu Ambrisio, guidoline tissu, bouchons liège. Jeu de direction Bianchi. Equipement Campagnolo (dérailleurs, tige de selle, pédales, moyeux de roues, arrêt de pompe et pédalier en acier chromé 53-44). Cale-pieds Alé, courroies Christophe. Freins Universal. Selle cuir Brooks. Roues à boyaux. Arrache-clous. Roue-libre Rigida 5 vitesses: 14-16-18-20-22. Chaîne Brampton. Porte-bidon V.W. 
Poids du vélo : 11,400 kg. 
Les pièces d’emboîtement, étaient dentées dans la partie supérieure de leur cannelure, ce qui permettait de placer la roue dans plusieurs positions et d’élargir ainsi le chariot arrière de 420 à 450 millimètres. Les composants de cette bicyclette étaient un mélange de Campagnolo Gran Sport et de Bianchi. Les plateaux faisaient 51 x 47, et les couronnes comportaient 14 à 21 dents. Les manivelles étaient en acier, à trois bras, et les roues dotées de 36 rayons soudés deux à deux pour donner plus de rigidité à l’ensemble.

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LE JARGON.

AVOIR LE NEZ DANS LE CINTRE
Le coureur tient son guidon au bas du cintre, le nez au ras de la potence, le corps arc-bouté ; cette position est utilisée lorsque l’allure de la course est très élevée, où lorsque le coureur doit fournir un effort particulier.

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ANECDOTE de coureur : Pour la petite histoire !

(Thomas Voeckler. 2001). Extrait de Vélo Magazine 2010
Le jour où j’ai fini derrière un cyclo !
Depuis mon début de saison chez les professionnels avec l’équipe Bonjour en 2001, j’alterne abandons et contre-performances. Le 25 Avril, au Grand Prix de l’Escaut (en Belgique), je m’échappe avec Robbie Mc.Ewen, De Neef, Bracke, Belohvosciks, Hoj, Piil et Skelde. 2 minutes d’avance sur le peloton, « mange bien parce que tu risques de passer un bon bout de temps à l’avant » m’annonce mon Directeur Sportif. Après 3 heures de course à la moyenne de 44K/h, j’ai bon espoir d’aller au bout et de faire ma place. Mais l’écart se met à fondre à toute vitesse sous la conduite de l’équipe Lotto-Adecco. Des éventails partout on se fait reprendre. Pire : je rétrograde de bordure en bordure, jusqu’à me retrouver seul avec le camion balais. Je ne percute pas ce que me dit le chauffeur en flamand, il accélère et me laisse seul. Pensant que j’ai quelqu’un derrière, Je me retrouve sans assistance, à 75 Km de l’arrivée, le dernier ravitaillement est passé, et ma voiture est devant. Au bout d’une heure et après quelques péripéties, j’ai la fringale et un cyclo passe par là. Je me cale dans sa roue sans piper mot. Il roule bien et je passe même pas un relais tellement je suis ratatiné. Voyant ses poches pleines, j’hésite à lui demander à manger, car avec mon dossard je n’ai pas osé, la honte ! Au final je suis arrivé avec très peu de retard. Avant de quitter le cyclo, je lui ai laissé mes bidons et il a poursuivi son entraînement.

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CITATION

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VÉLOS DE CHAMPIONS.

Le vélo de Chris Boardman.

« Déjà dans les années 90 les technologies étaient bien avancées »

Vélo de competition « Lotus Sport » (1992 – 1994) 
En 1992, Lotus Cars se lança dans la production d’un vélo de compétition par le biais de son département sportif, Lotus Sport.
Codée Type 108 dans la nomenclature des modèles de la marque anglaise, cette bicyclette monocoque en carbone et Kevlar fut mise au point en 1992 pour le champion anglais Chris Boardman qui participe aux Jeux Olympiques de Barcelone. 
Elle lui permit de remporter la médaille d’or à l’issue de l’épreuve de poursuite individuelle et de battre ainsi le record du monde de poursuite sur 5000 mètres de plus de 8 secondes. 
En 1994, Lotus Sport produisit un vélo de route en carbone codé Type 110 dans la nomenclature Lotus qui fit ses débuts sur le Tour de France avec le Team ONCE. 
Le premier vélo Lotus Sport 110 produit fut vendu chez Sotheby’s pour amasser des fonds pour une œuvre caritative. 
Chris Boardman va remporter plusieurs victoires avec ce vélo : le Tour de Suisse, le championnat du monde en Sicile aux 4 kilomètres poursuite et 30 kilomètres course et pulvérise le record de vitesse moyenne sur le prologue du Tour de France en conservant le maillot jaune pendant plus de 2 jours sur la course.
L’équipe du GAN de Chris Boardman a d’ailleurs passé commande de 19 vélos de course Type 110 pour tous ses coureurs pour participer à toutes les courses de l’année en cours.

Vélo révolutionnaire
Les vélos de piste et de contre la montre ont toujours quelque chose de spécial, de révolutionnaire même. Celui conçu par Rudy THOMANN, ingénieur chez LOTUS, pour Chris BOARDMAN entre dans cette catégorie.
A l’occasion du passage du Tour de France 2012 à MACON, le prototype en bois qui a servi à la réalisation de ce vélo spécial – et qui appartient au Musée du Vélo de TOURNUS (Saône-et-Loire) – a pu être vu par un nombreux public. 
Avec cette machine, que les journalistes sportifs qualifiaient de formule 1, TGV ou avion de chasse, le coureur anglais Chris BOARDMAN remporta le titre de champion olympique de poursuite en 1992 à BARCELONE, ainsi que le prologue du Tour de France 1994 à LILLE. Par la suite, ce vélo fut interdit par l’Union Cycliste Internationale (UCI).
Rappelons que Chris BOARDMAN, grand spécialiste du chrono jusqu’en 2000 (année au terme de laquelle il arrêta sa carrière), a battu plusieurs fois le record du monde de l’heure cycliste: d’abord sur des vélos qualifiés de révolutionnaires, en 1993 (52.270 kms), et en 1996 (56.375 kms), puis sur un vélo de course classique en 2000 (49.441kms), battant à cette occasion l’ancien record vieux de 28 ans d’EDDY MERCKX.

Le Lotus Type 108 (initialement connu sous le nom de LotusSport Pursuit Bicycle) est un vélo de poursuite olympique individuel. Le cadre révolutionnaire est une section transversale aérodynamique avancée utilisant un monologue composite carbone.

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CITATION

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JARGON.

JETER LE VÉLO SUR LA LIGNE

lors d’un sprint très serré, au tout dernier moment, tenter de faire franchir la ligne a sa roue avant, en soulevant le vélo, et d’un coup de rein, le jeter sur la ligne. Dans cette action, le coureur a les bras tendus, et est assis très en arrière de la selle, presque allongé sur sa machine.

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LES DOSSIERS DE CYCLISME SÉGALA 81. Février 2017

LA POLÉMIQUE AURA T-ELLE LIEUX ? 
DOPAGE MÉCANIQUE OU ÉVOLUTION FUTURE DU VÉLO ?

Le moteur à assistance électrique n’est-il pas un peu la même histoire que le dérailleur en 1912 – 1913 ? Certes, le dérailleur était visible alors que le moteur électrique est caché, pour le moment !

L’évolution du vélo n’est-elle pas là ? Souvenez-vous de l’histoire :

Gros plan sur Joanny Panel, un coureur amateur qui prit part au Tour 1912, 13 et 14 pour… promouvoir sa propre marque de dérailleurs !
Quand il prend pour la première fois le départ en 1912, Panel, coursier honnête mais sans talent, est en réalité en démonstration. Concepteur d’un nouveau dérailleur. Il faut dire qu’à l’époque les coureurs professionnels sont contraints à l’utilisation d‘un pignon fixe par l’organisateur du Tour, Henri Desgrange. Aligné comme coureur « isolé », Joanny Panel n’est pas tenu de respecter cette règle. 
En 1913, les plaintes auront finalement raison des efforts de Panel. Desgrange interdit l’utilisation du dérailleur pour tous les participants. Car, pour le « Patron », « Le Tour de France est une épreuve sportive avant d’être une épreuve industrielle. C’est aux muscles des coureurs que nous faisons appel. »
Il faudra finalement attendre le Tour 1937 pour voir les coureurs laisser leurs pignons fixes sur le bord de la route. Sous la pression du champion Italien Gino Bartali, Desgrange cède enfin aux charmes du dérailleur. Mais n’autorise qu’un seul modèle…

Alors ! Est-ce que dans 24 ans on aura un Tour de France et les autres courses de vélo avec des moteurs électriques ? Est-ce que on ne va pas avoir dans les classements, le nom des coureurs + le nom des fabricants moteur comme par exemple, dans la Formule 1 ?

Réaction

En tout cas, quitte à passer pour un rétrograde, je suis contre. Un vélo doit rester un vélo et non une mobylette. Seuls, les muscles peuvent faire avancer un vélo un point c’est tout. Je ne suis pas coureur, mais je pratique encore à mon âge. Je trouve le plaisir du vélo dans l’effort solitaire et dans la souffrance. J’en rencontre dans mes sorties qui ont l’assistance électrique et je respecte leur choix car chaque cas est particulier (âge, santé, poids…) mais ce ne sont pas des compétiteurs. Si un jour les coureurs peuvent utiliser l’assistance électrique, j’ai bien peur que ce soit la mort du cyclisme. Jean-Paul Durand (Ex-Président du Vélo Club Blayais dans les années 90)

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VÉLOS DE CHAMPIONS.

L’Espada (l’épée). Un vélo tout en fibre de carbone,dessiné par Pinarello avec la collaboration de Marco Giachi (également designer pour Lamborghini). A l’époque, l’UCI ne fixait de pas autant de limites qu’aujourd’hui. Les ingénieurs de Pinarello ont donc été libres de développer ce vélo de rêve. Indurain a utilisé une version « piste » de ce vélo pour battre le record de l’heure en 1994.Mais surtout,il utilisera la version « route » pour remporter 2 contres-la-montre du Tour de France 1995.
Miguel Indurain, un des plus grands champions cyclistes de l’histoire, vainqueur de cinq Tour de France et deux Tour d’Italie, battit en 1994 le record de l’heure avec le célébre Espada, une bicyclette de rêve, spécialement conçue par Pinarello pour les épreuves contre la montre.
La renommée d’Indurain dans le contre la montre est confirmée par ses innombrables triomphes lors des compétitions par étapes, championnats du monde et jeux Olympiques… Sa puissance remarquable fut sans doute le meilleur banc d’essai pour les constructeurs de bicyclettes. C’est ainsi que vit le jour chez Pinarello l’Espada, ajoute un cadre monocoque en fibre de carbone léger et résistant, fabrique dans le même matériau que la fourche. Plus grande que la roue avant, la roue arrière est lenticulaire et s appuie sur des tubes lisses et de section réduite afin de réduire au maximum le frottement. le plateau est légèrement plus grand que le modèle traditionnel, et la chaîne de transmission traverse le carénage. Pour optimiser l’effort du cycliste, les essieux de la pédale sont relies a une rondelle couplée.

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ANECDOTE de coureur : Pour la petite histoire !

(Moi ! Robert) La Tête dans le guidon !

Je venais de terminer ma toute 1er course à Carmaux (81) en terre promise, que trois semaines plus tard je prenais le départ de ma seconde compétition à St.Juery (81). J’étais licencié à la FFC en cadet première années, c’était en 1981. 
C’était Francis, (qui en quelque sorte était mon entraineur car je roulais beaucoup avec lui) qui m’avais emmené ce jour là accompagné de ma mère. Francis était en senior et courait juste après la course des cadets.
Ce que je craignais le plus c’était les bosses, puisque au Grand Prix du 1er Mai à Carmaux, tous les cadets 1er année avaient été distancés par les 2ème Années dans la bosse de la maison blanche non loin du Stade de la Tour (Stade Jean Vareille aujourd’hui). A ma surprise, c’était un circuit d’environ 5 Km et une côte d’environ 1,5 Km avec la ligne d’arrivée juste au final de la bosse qui était au programme à St.Juery
Ce n’était pas la côte à gravir qui me faisait le plus peur cette fois-là ! Mais un orage avec des fortes pluies allait nous accompagné pendant toute la course. C’est dans le froid, trempé comme des soupes qu’une cinquantaine de cadets roulaient à la conquête du titre de St.Juery.
Ce qui devait arrivée arriva, dès le 1er tour je voyais dans la bosse, les coureurs défilés devant moi, j’étais lâché ! Je me rendais à l’évidence que c’était terminé pour moi mais je continuais seul à me battre sur mon vélo sous l’orage et cette pluie qui n’en finissait pas de nous transpercé jusqu’aux os. J’étais seul et à cause de l’orage le speaker, ma mère, les spectateurs étaient tous aux abris. A part les coups de tonnerre je n’attendais rien autour de moi. Aucune infos des écarts, combien de tour il restait, rien ne me parvenais à mes oreilles !
Environ 1 heure plus tard je terminais seul mon combat de cette course qui restera gravé dans ma mémoire pendant longtemps. Déçu, un peu dégouté, démotivé, j’avais certes terminé ma compétition mais loin, seul derrière les cadors. La lanterne rouge c’était moi, le dernier de la course, voilà ce qui passait dans ma tête.
Ce n’est que quelques minutes plus tard, que ma mère me félicita de mes performances et me dit : Pourquoi tu n’a pas attendu le peloton qui était derrière toi ? 
Occupé à pédaler, concentré sur l’objectif, je ne mettais pas rendu compte que j’étais en chasse-patate, que j’avais roulé seul pendant toute la course intercalé entre deux pelotons. Personne ne me l’avait signalé ! En plein effort, courbé sur mon vélo je ne pensais guère qu’à une chose, essayer de rattrapé ceux qui étaient devant moi, sans savoir qu’il y avait un second peloton derrière moi, de l’énergie gaspillé pour rien.
Parfois on pédale la tête dans le guidon, avec les jambes et non avec la tête. La leçon fut donnée !

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 JARGON.

AVOIR DU MONDE SUR LE TOIT 
cela signifie, qu’à la suite d’une chute, beaucoup de coureurs gisent sur la route, parmi les vélos entremêlés.

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