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Mes Mémoires Vélo

Mémoires

« Le récit d’un ancien coureur amateur du Tarn Nord  et du Carmausin passionné de la petite reine » 

Des années 1970 jusqu’en 2018, des Clubs amateur Tarnais (81) de l’USC Carmaux et du Vélo Club Blayais, sous forme de paragraphe, documents, photos, les raisons de la création du Site Internet : Cyclisme Ségala 81.

Je remercie toutes les personnes qui sont cité dans mon récit pour m’avoir apporté épanouissement, joie et bonheur de la bicyclette.

*Récit en attente de correction. (Brouillon achevé en novembre 2018)


Mes Mémoires Vélo

Titres des paragraphes

Immortaliser les souvenirs avant qu’ils ne s’effacent
Apprentissage
Fêtes et Kermesses
TV
Découverte
La Sortie de la souffrance
Du vélo pour s’amuser, pour rigoler
L’Approche
Initiation
1981 Dans la Course
Grand Prix du 1er Mai 1981 Carmaux
L’Analyse
2ème Course Saint-Juéry
Au sein du club, la vie du Club, autour du club
Ma Saison course se poursuit.
Labastide Gabausse
Suite de ma saison course cadet FFC
L’erreur fatale !
La Fin de saison 1981
Saison 1982
Au sein du club, la vie du Club, et Les pots de miel.
Saison 1983 Junior première année FFC
Les Jeunes et le cyclisme aujourd’hui (2018)
1983/1994 Le Grand vide
A la recherche du temps perdu !
1er Course Saint-Pierre de Najac
1995 Retour à la Compétition
1995 l’Année Vélo
La Fin de saison 1995 toute proche
Saison 1996
La guigne revient à grand pas
Dans les Bas-fonds
Repartir à zéro
La Passion toujours là
Une seconde jeunesse
Mes derniers grands tours de pédales
Les 10 Côtes du Ségala 2004
Se remettre en question
Les Années Noire
2011 Le Tour de France à Carmaux
Le Cyclisme Pro et le dopage
Je me cherche !
2016 de la suite dans les idées
La Gazette Vélo
La Gazette vélo prend de l’ampleur
A fond dedans !
Cyclisme Ségala 81
La Flamme Rouge
L’épilogue, l’arrivée


Immortaliser les souvenirs avant qu’ils ne s’effacent

Avec le temps, on en vient à oublier certains événements, certains détails de notre vie. Plus on avance dans l’âge, plus les souvenirs peuvent paraître flous.
Beaucoup de personnes qui d’écrivent leur passion le font dans l’objectif de ne jamais oublier des souvenirs importants. En relisant leurs écrits plusieurs années après, ils peuvent ainsi raviver leur mémoire et conserver une image nette d’événements qu’ils auraient pu oublier à cause du temps qui passe.
Mon objectif est de créer un récit personnel de façon romancée. Pouvoir partager son histoire et son expérience en particulier pour les générations plus jeunes, et celles à venir. Parfois, lorsque nous traversons une épreuve au cours de notre vie, que nous devons faire des choix importants ou que nous faisons face à des difficultés, nous pouvons éprouver le besoin d’écrire une période qui nous a marqué, l’écriture peut parfois avoir un aspect thérapeutique. Un texte personnel et parfois libérateur qui pourra peut-être aider d’autres personnes dans des situations similaires. Les années passent mais les souvenirs restent toujours intacts. Fautes d’orthographe, grammaticale, de conjugaison, de syntaxe peu importe, je ne suis pas écrivain, le but ici est de conserver mes mémoires vélo.

« Pas Champion, aucun bouquet, aucun succès, pas de record de kilométrage, mais simplement le récit d’un passionné de la petite reine ».

Apprentissage

Je me souviens qu’il était rouge. Rouge foncé, rouge bordeaux. C’était un tout petit vélo de ville que mes parents avait acheté en occasion chez un marchant de cycle et de réparation de mobylettes situé en face l’école de la Tour, non loin de la Clinique de Carmaux transformé depuis quelques années en Centre Culturel, médiathèque. Je me rappelle encore du Nom du magasin c’était les Cycles Rouve. Ce petit vélo avait servi pour toute la famille, mes frangins et moi. Mais dans la cité ou on habitait et bien avant que je puisse me servir de ce vélo, mes frères le prêtaient à plusieurs reprise aux copains, qui avaient trouvé le moyen à mainte reprise d’enlever les deux petites roue à l’arrière qui nous servaient pour apprendre à tenir l’équilibre. De ces faits, j’ai du attendre l’âge de mes huit ans pour enfin apprendre à faire du vélo. C’était en 1974 – 75 qu’un ami à mes parents avait décidé un beau jour de me prendre en main pour me lancer à plusieurs reprises dans une toute petite descente de la cité, tout en me tenant jusqu’à ce que je puisse tenir l’équilibre tout seul. Assez rapidement, tous les jours, lorsque le vélo n’était pas sous l’emprise de mes frères, je pédalais autour du grand building de la cité. Avec les copains, parfois, on se donnaient déjà des petits défis, à celui qui parcourait le plus rapidement le tour du grand bâtiment de quinze étages. Lorsque les mois et les années passaient, le tour du building ne suffisait pas c’était alors le tour de la cité qui était sollicité. L’inconvénient, c’est que l’on devait emprunter un passage sur la route qui était fréquenté par les autos, on devait alors doubler de vigilance, sécurité oblige, mes nos parents veillaient.   

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Fêtes et Kermesses

C’était il y a fort bien longtemps ! Mes parents nous amenaient à la fête foraine et il y avait régulièrement une course cycliste. Ces courses appelées aussi course de kermesse étaient comme des moments magiques. Ce grand groupe de coureurs, ce peloton aux couleurs multicolores qui passait à mainte reprise à chaque tour de circuit éblouissait mes yeux, teintes flashy et attirantes. A chaque passage le vent fait par le peloton nous donnait un air rafraichissant, le son des vélos, cliquetis et bruissements mystérieux, étranges mais captivant. Sur la ligne de départ et d’arrivée du circuit, la voix du speaker résonne parmi la foule du public venue voir les champions d’un soir de la petite reine. Et que dire de ce bonhomme qui passe avec un sceau de jardin à la main pour récolter des fonds auprès des spectateurs qui donneront quelques pièces de monnaies qui seront remportés par le meilleur sprinter du prochain tour de circuit. Le temps, les années sont passés sur ces moments festifs et combien agréable. A Carmaux, une des courses les plus populaire était le Grand Prix Polycarpe, nocturne qui était organisée lors des Fêtes de la Saint-Privat, grande fête crée pour les Mineurs lorsque ils revenaient de leur congé annuel du mois d’août.  Raconté par mon ex-beau père quelques années plus tard, qui était cycliste au sein de l’USC Carmaux, lorsque il était au départ du Polycarpe, ils étaient plus d’une quinzaine de coureurs portant les couleurs de l’Union Sportive Carmausine. Des futurs Champions étaient présents chaque année et il fallait être un super compétitif pour suivre ces futurs professionnels. L’une des potions « magique » de cette époque racontait-il, était fait d’un mélange d’eau sucrée, additionné de miel, de deux œufs battus et curieusement, de quelques gouttes de Champagne. Une boisson qui donnait une grande énergie pour prendre un départ réussit. Anecdote après anecdote il faisait revivre ces moments du temps passé combien enrichissant, de ces courses cycliste d’antan. Tout cela est bien terminé, nous avons perdu ce sens, cette animation qui avait autour d’une ambiance sportive divertissante et combien conviviale. La course cycliste, était liée à la fête foraine, les gens passaient pour regarder les manèges et le temps de siroter une menthe à l’eau sur les terrasses de café, ils venaient applaudir les coureurs qui étaient les rois de la soirée. Oui, certes, tout cela est bien fini, archivé c’est du passé, n’en parlons plus, nous devons avancer. Mais alors venons pas nous plaindre parce que les courses cyclistes de villages, les courses de kermesses ont disparus. Oui les gens venaient surtout pour la fête foraine, mais le public était là, ce qui procurait une motivation supplémentaire, plus importante, autant pour les organisateurs que pour les cyclistes de revenir et de recommencer à nouveau. Même si le cyclisme a perdu quelque peu cette image festive, il reste néanmoins une passion pour ceux qui le pratique. A nous de l’enseigner comme il se doit aux jeunes qui s’intéressent et qui veulent en faire leur sport favori.    

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Images issue des Archives du Carmausin

TV

La coupe du monde de foot, la coupe d’Europe UEFA, les jeux olympiques, le Tournoi des cinq Nations et bien sur le Tour de France étaient nos programmes télé sportifs préférés dans la famille. Même si dans la cité c’était surtout le foot qui était le plus pratiqué entre copains, le cyclisme avait chaque année en juillet sa part de popularité. A chaque événement sportif du calendrier, on vibrait aux rythmes des exploits sportifs et dans la cité on se refaisait soit les matchs soit les courses. Qui n’a jamais voulu s’identifier étant gamin aux grandes légendes du sport ? En juillet c’était la Grande Boucle, le vélo était roi. Etant d’origine Espagnole, mon père était en quelque sorte supporter des coureurs Ibérique. Mais comment, à cette époque, durant les années 70 pouvait on battre celui que l’on surnommait le Cannibale Eddy Merckx. Le chouchou des Français, Raymond Poulidor (« Poupou ») tout le temps deuxième, Luis Ocana grand rival de Merckx qui n’arrivait pas à trouver la bonne tactique pour enfin décrocher un Grand titre et à qui il lui arrivait très souvent des malheurs ; Oui, Eddy Merckx était imbattable, ce qui lui valu d’être mal aimé des Français. L’année 1973 ou Ocana remporte le Tour de France, les Français ont réussi à trouver celui capable de battre enfin le cannibale. Mon Père est heureux qu’un Espagnol gagne le Tour de France, car depuis Federico Bahamontes 1959 aucun autre Espagnol n’avait réussi à s’imposer sur la Grande Boucle. Oui, Luis Ocana a gagné le Tour de France mais Eddy Merckx était absent, oui, il est vrai que l’année suivante, le Cannibale allait remporter son cinquième Tour, mais qu’importe, en 73 ce n’était pas lui. Si l’Espagne attendait le successeur de l’Aigle de Tolède, nous en France on s’impatientait de trouver un coureur Français pour remporter le Tour, car le dernier c’était Roger Pingeon en 1967. Certes, Bernard Thévenet à remporter le Tour à deux reprises (75 – 77) mais c’était lorsque Merckx était en fin de carrière. J’ai surtout commencé vraiment à m’intéresser au cyclisme quand Bernard Hinault accomplissaient ses premiers exploits. Grand Champion du cyclisme, Hinault était la référence du cyclisme Français, c’est a lui que l’on c’est identifié, c’est un peu grâce à son image que j’ai commencé réellement à aimer le cyclisme. Rêves de gamin, la passion allait devenir réalité, le vélo devenait pour moi mon plus grand passe temps favori, et tout ça à cause des retransmissions TV, mais pas que…  

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Découverte

Du vélo comme moyen de locomotion ! Nous étions quatre frères et le deuxième de la lignée était le seul à pratiquer la bicyclette non pas trop pour le coté sportif mais pour se déplacer et partir pour faire sa réelle passion : la pêche. Trop jeune pour avoir la voiture ou la mobylette, je partais de temps à autre avec lui sur un nouveau vélo que l’un de nos voisins nous avait vendu pour une modique somme. C’était fin des années 70, la mode de la cité était d’avoir des vélos avec le cintre, le guidon relevé pour une position plus confortable sur le vélo et rouler « pépère ». On avait fort bien allure sur ces vieux vélos de course d’époque mais combien efficace. A vrai dire ce n’était pas la pêche qui m’attirait mais plus le fait de faire du vélo. On devait faire cinq à six kilomètres pour se rendre sur les lieux avec une bosse à l’allé et une autre pour le retour d’environ deux kilomètres chacune avec en plus un fort pourcentage. 
Le fait d’accompagner mon frère à la pêche m’a donné l’opportunité de commencer à sortir à vélo seul. Au début c’était des petites sorties sur terrain plat avec quelques faux plats mais sans grande difficulté. Pour les sorties plus longues je roulais avec mon frère, qui hormis la pêche partait de temps à autre faire une balade à vélo. Il n’était point question pour nous de pratiquer la bicyclette comme sport, ce qu’on recherchait avant tout c’était de pouvoir se balader en campagne loin des bruits de la ville pour trouver le calme et être au beau milieu de la nature. Une façon à nous pour s’évader et de découvrir de nouveaux lieux. On ne connaissait absolument rien des techniques de cyclisme, on avait l’habitude de rouler sur le grand plateau même pour gravir les bosses. Le petit plateau on ne s’en servait pas car on n’allait pas assez vite et on avait en plus l’impression de tourner les jambes dans le vide. « Mouliner » c’était pour la pêche et pas sur le vélo ! Que devait penser les cyclistes sportifs que l’on croisait sur notre chemin ? Qu’importe, l’essentiel était de se faire plaisir.

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Carmaux (81) est situé comme dans une sorte de « cuvette », pour en sortir on doit emprunter une bosse, une côte, une montée, sauf, si on s’engage sur la Départementale 91, direction Cordes-sur-Ciel. Une route destinée aux pratiquants de la bicyclette car il n’y a pas trop de circulation. On y traverse de charmants petits villages tels que Monestiés, Salles-sur-Cérou et des lieux dit. Ornée de bosquets tout le long, en été lorsque il fait chaud, on y vient pour chercher la fraicheur puisque on y longe la rivière du Cérou. Route sinueuse, elle est le terrain idéal pour ceux qui veulent s’initier à la pratique du vélo ou ceux qui veulent récupérer après une compétition, car, aucune difficultés, à peine de très légers faux-plat. Si par ailleurs vous voulez endurcir votre sortie, aucun soucis, car dès que vous sortez de la vallée vous êtes obligé de gravir une bosse ou que vous soyer. Pour arriver à Cordes-sur-Ciel on suit la route de cette vallée sur une distance d’environ vingt kilomètres. Allé retour, quarante kilomètres sont suffisant pour une petite sortie à vélo tranquille. Je n’ai jamais compté combien de fois j’ai fait Carmaux – Cordes à vélo, c’était mon terrain préféré, une route ou j’ai apprit plus tard, toutes les bases du cyclisme. Elle m’a apportée joie, épanouissement et surtout du plaisir. Lorsque je voulais rechercher un peu de calme, être dans l’ambiance de la nature, c’était Carmaux – Cordes et surtout éviter les routes Nationales à grande circulation, la sécurité avant tout, mes parents étaient rassurés.

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En préparation pour une balade avec mon nouveau vélo. Je devais avoir entre 11 et 12 ans. Au bas de l’immeuble de la cité avec mon petit frère.

« La Sortie de la souffrance » !

Je devais avoir onze ou douze ans, c’était en 1978, un de mes cadeaux lors de ma communion était un vélo de course. C’était un Motobécane de couleur grise et d’un cadre Reynols en acier d’où j’avais commencé petit à petit à changer quelques pièces. des retransmissions TV ou mon idole Bernard Hinault continuait à enrichir son palmarès, de mes petites sortie à vélo jusqu’à Cordes, j’étais quelque peu jaloux de mon frère, qui lui, en dehors de sa passion de la pêche réussissait à faire des sorties à vélo bien plus longue que moi. Je pensais qu’avec le temps j’arriverais moi aussi à être un peu plus performant. Il faut que jeunesse se passe, mais on dit souvent qu’on est bête quand on est jeune ! Entre frère on c’est toujours plus ou moins taquiné. C’était celui qui se montrait le plus fort qui avait le dernier mot. Il y avait quelque temps que mon frère m’agaçait en me disant que je n’étais pas capable de rouler, et d’aller jusqu’à Saint-Antonin-Noble-Val à vélo. Ce village situé à cinquante kilomètres de chez nous était le prolongement de la vallée de Cordes-sur-Ciel. Je ne m’étais jamais aventuré au-delà de Cordes, mais mes envies d’aller plus loin étaient fortes. A force de me titiller et de me défier, je prenais rendez-vous avec mon frère pour partir à l’aventure.
Jusqu’alors, quant je n’étais pas avec les copains de la cité, je faisais du vélo une fois tous les quinze jours, ou parfois, une fois par semaine. Ma plus longue distance était une quarantaine de kilomètres jusqu’à Cordes-sur-Ciel par la vallée. Là, le défi était plus que différent, la distance était doublé puisque pour aller jusqu’à St.Antonin-Noble-Val on devait faire cinquante kilomètres et donc cent allé retour. Mes parents n’étaient pas au courant de notre défi. Ils avaient l’habitude de nous voir, moi et mon frère partir à vélo soit pour aller à la pêche, soit pour aller du côté de Cordes et ne se doutaient pas de notre rendez-vous quelque peu « suicidaire ». Imaginez, rouler à vélo sur le grand plateau avec aucune autre expérience et de n’avoir jamais dépassé la quarantaine de kilomètres, et de plus qu’une fois de temps à autre.
C’était un matin d’été que sans rien dire à personne on s’élançait dans la fraicheur moi et mon grand frère direction Saint-Antonin-Noble-Val à vélo. Sans aucun ravitaillement avec un unique bidon d’eau chacun, on partait dans une aventure sans fin. Jusqu’à Cordes-sur-Ciel c’était du gâteau, mais la surprise qu’allait m’infliger mon frère était de poursuivre non pas par la vallée mais par les causses. C’était mon grand frère et je me devais de le suivre, il était responsable de moi. Je ne pensais pas qu’il allait me faire rouler par les bosses, les côtes. J’aurais préférer continuer par le plat, mais je n’avais pas le choix. Il y avait donc deux possibilités pour rejoindre Saint-Antonin-Noble-Val par la vallée, le plat ou bien par les causses, par Vaour, là ou ça grimpe tout le temps. Inconscient, l’aventure allait devenir un périple de longue haleine !

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Carmaux – Saint-Antonin-Noble-Val (Par la vallée en vert, par les causses en rouge) (Image Google Map)

Bien avant d’arrivée à St.Antonin, la chaleur, les bosses, les côtes m’ont laissés dépouillé de toute force. J’étais déjà « raide » sans penser qu’il y avait le retour à faire. J’ai été obligé de m’arrêter plusieurs fois et je ralentissais les élans de mon frère qui m’attendait à chaque fois devant. Certes, il est vrai que le décor, les paysages étaient magnifique, découverte et passage devant le dolmen de Vaour, un des  monuments mégalithique le plus visité du département. La confusion allait s’agrandir et prendre de l’ampleur lorsque mon frère décidât de faire le retour par les causses. A nouveaux des bosses, j’étais exténué, fatigué, je n’en pouvais plus, de quoi être dégoûté du vélo à vie ! Je ne me souviens plus de combien d’arrêt j’ai du effectuer ce jour là, sans oublier mes fringales passagères qui m’accablaient tout le long du parcours. Le retour a été comme un enfer, c’était « la sortie de la souffrance ».
Nous sommes arrivés assez tard en fin d’après-midi. Mes parents se faisaient du souci et lorsqu’ils ont su ce qu’on avait fait ils ont passés un« savon » à mon frère disant qu’on avait fait n’importe quoi. Moi, j’avais un mal de jambe terrible et je me suis directement allongé pour m’endormir jusqu’au lendemain matin.
Je me souviens de cette sortie comme si c’était hier. On aurait pu croire que jamais plus je serais remonté sur un vélo, et bien non, ça été le contraire ! Dans la rage, je n’acceptais pas la défaite et je m’étais promis qu’un jour je réussirais à refaire la même sortie mais avec plus de facilité, sans aucune souffrance, une sorte de revanche et de vengeance qui bouillonnait en moi. Je n’en voulais pas à mon frère et un de mes objectif restait toujours le même, qu’un jour j’arriverais à être plus fort que lui. La leçon fut tirée et donnée, il ne me restait plus qu’à attendre le moment voulu pour en finir avec cette aventure qui restera gravé dans ma mémoire à tout jamais.

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Dolmen de Vaour – Vue sur Saint-Antonin-Noble-Val (Images issue du Net)

« Du Vélo pour s’amuser, pour rigoler »

Qui n’a jamais fait des sorties à vélo entre copains de classe ou voisins ? J’en ai plusieurs exemples et je me souviens de certaines ! Comme cette fois-là, ou on c’était arrêté pour cueillir des cerises et que le propriétaire est sortie avec une fourche à la main ! Dans la précipitation, l’un des copains était tombé de la murette mais avait eu le temps d’enfourcher sa bicyclette et prendre la poudre d’escampette ! Une autre fois, c’était la cueillette de prunes ou une horde de chien berger nous a poursuivie sur une longue distance, je pense qu’on est jamais allé aussi vite en vélo ! Chose qui nous avait pas porté bonheur car les prunes étaient en plein soleil et nous avaient donnés des maux de ventre terrible ainsi qu’une gastrite à n’en plus finir ! Encore des souvenirs d’une sortie avec des camarades de classe ou l’on c’était rendu à Cordes-sur-Ciel et ou on avait fait une longue pause en mangeant des gourmandises à tout va ! Limonade, saucisse sèche, fromage, bonbons, … sûr qu’on comprenait pourquoi on avait eu du mal à rentrer ! Jambes et estomac hyper lourd, on a mis une éternité pour revenir sur Carmaux ! C’était durant ces sorties d’amusement que parfois, on s’exerçait à faire des jeux de sprints :

– « le dernier arrivée au panneau d’indication de l’entrée du village est une grosse nouille » !

Puis, je suis de cette génération qui a connu cette épidémie qui a touché la France dans les années 70’- 80’. Nous sommes en quelques sortes sans le vouloir les inventeurs du Vélo Tout Terrain ! En France le premier VTT est ramené du Canada en 1983, commercialisé sous la marque Peugeot. A l’époque on avait pris les devants, car il était facile de trouver un Solex abandonné à moitié démonté dans les bois avoisinants puis de le ramener à la maison en douce sans que les parents s’en aperçoivent. On enlevait le moteur, les gardes boues, on gardait juste le cadre, les roues et le pédalier. C’est vrai qu’il pesait et était super lourd, mais pour nos petits déplacements dans et autour de la cité et aussi en descente dans les sous-bois c’était excellent, il n’y avait pas mieux !
Tout cela pour expliquer que j’ai connu les joies du vélo en toute simplicité et que ce n’était guère bien sérieux. C’était une autre époque et je ne pensais pas que plus tard j’allais avoir une autre vision de la pratique du vélo, celle qui allait devenir une de mes plus grande passion : le cyclisme.

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L’Approche

En 1980 j’avais quatorze ans et mon frère allait avoir la mobylette un 104 Peugeot. Dès lors il pouvait aller à la pêche sans le moindre effort, mais il n’avait pas pour autant abandonner les balades à vélo même si son moyen de locomotion favori était devenu sa mobylette. De temps à autre il faisait sa petite sortie mais on ne sortait plus ensemble ou très rarement. A force de regarder les retransmissions TV je me prenais de plus en plus au sérieux. Certes, Hinault était toujours mon idole mais hormis le Tour de France je m’intéressais surtout aux Classiques des saisons Pro. Les Noms de Saronni, Raas, Lubberding, Moser, Zoetemelk, Kuiper, Kneteman, … étaient les coureurs professionnels qui ont marqués ma jeunesse.
Entre mes cours de CET (Collège d’Enseignement Technique) je sortais à vélo régulièrement, les mercredis, les samedis et les dimanches. C’était toujours sur les mêmes routes de Cordes-sur Ciel. 
Pour veiller à notre sécurité mes parents nous ont toujours appris à ne pas parler avec n’importe qui et de bien faire attention à nos relations. Ce jour là, sur la route un cycliste est venu me parler. Il déclarait que j’avais un bon coup de pédale et me demandait pourquoi je ne m’inscrirais pas dans un club. Je compris alors qu’il cherchait à recruter des jeunes cyclistes pour renforcer les membres de son club qui n’était autre que l’U.S.C. cycliste compétition FFC de Carmaux. Je ne savais absolument rien de tout ça, je ne savais même pas qu’il existait des clubs pour améliorer sa pratique sportive. Et puis, j’étais encore jeune et c’était les parents qui décidaient de ce que l’on devait faire. Oui la proposition et l’idée m’intéressait mais je ne pouvais pas dans l’immédiat donner une réponse à ces propos. Ce cycliste prenait la décision de rencontrer mes parents pour leur en parler. Du fait que mes parents avaient donné leur accord, j’étais heureux de faire partir d’un club. J’allais enfin pouvoir mieux connaitre ce sport qui devenait de plus en plus une réelle passion.

Initiation

Le coureur qui avait pris contact avec mes parents s’appelait Francis, je sortais à vélo avec lui tous les mercredis, il était devenue en quelque sorte mon entraineur et mon coach. C’est avec lui que j’ai appris les bases du cyclisme. Les dimanches matins étaient consacré à la balade avec les cyclotouristes de Carmaux. Les sorties démarraient dès huit heures du matin, les départs se faisaient de la place Gambetta de Carmaux à l’Office de Tourisme. C’est durant ces sorties que j’ai appris à rouler en groupe. C’était l’époque ou tout mon argent de poche est passé dans les achats de matériel pour la pratique du vélo. Mes parents ont tout de même participés à m’aider lorsque les prix étaient trop élevés, mais point question de racheter un vélo tout neuf. Mis à part le cuissard, les socquettes, casquettes, gants et maillot, j’essayais autant que possible de me mettre à la page. J’avais en premier temps installé sur les pédales des cales pieds avec lanière en cuir. Je changeais également les cocottes ainsi que la guidoline du cintre. Je n’ai jamais été bien fort côté mécanique mais j’avais la chance que sur Carmaux un des vendeurs de cycles faisait parti du club, et nous aidait bien lorsque on avait besoin de réparer ou de commander des pièces, des produits pour le vélo. J’ai passé quelques heures dans ce magasin lorsque je m’ennuyais, mais surtout pour voir les dernières nouveautés.

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On avait passé avec Francis et le mécano toute une après-midi à installer les cales sous les chaussures. Positionné sur le vélo avec mes nouvelles chaussure on préinstaller en prenant les mesures des cales en acier avant de les clouer en dessous de ces dernières. Avec tout ça j’étais prêt et équipé pour rouler comme un vrai cycliste. Bien que Bernard Hinault fût le premier coureur à essayer les pédales automatique Look en 1984, elles n’ont pas de suite été commercialisées, c’est dire que j’ai débuté avec l’ancien matériel de base. De même pour les cuissards, on devait les maintenir à l’aide de bretelles. Tout était en laine, il n’était point question à cette époque de parler de polyester, de soie et de lycra. Même si en hiver ils étaient efficaces et nous tenaient chaud, lorsque les chaleurs d’été arrivaient, on transpirait de fois plus qu’aujourd’hui.

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Pour l’entrainement j’ai été au début quelque peu désorienté car jusqu’alors je roulais sur le grand plateau et là, on m’a de suite fait rouler avec le petit plateau. Je ne comprenais pas bien pourquoi et ça été galère de devoir mouliner et de tourner les jambes dans le vide, surtout que j’étais habitué depuis bien longtemps à pédaler avec le gros plateau. On m’expliquait que le grand plateau était réservé pour la compétition, la course et que le petit plateau était surtout destiné aux sorties d’entrainement. Acquérir de la vélocité, tourner les jambes un maximum, permettait sans forcer de faire des distances plus longue et de faire travailler l’endurance. Ainsi, après avoir accumulé un bon nombre de kilomètres en endurance on pouvait lorsqu’on passait sur le grand plateau atteindre des vitesses élevées. J’ai mis longtemps à comprendre les valeurs de braquet mais petit à petit cela devenait un simple petit jeu de manivelle. OK, pour résumer : petit plateau pour l’entrainement, et les montés difficiles; grand plateau pour la puissance, les sprints, la compétition, quant aux pignons à la roue dentés de l’arrière servait à modérer les efforts selon la difficulté du parcours. Après avoir emmagasiné un bon nombre de kilomètres en endurance, on devait avant la compétition faire des sorties dite de puissance. C’est durant ces entraînements que l’on essayait d’enrouler le grand plateau sur des faibles distances, alterné par des moments de pause. C’est ce qu’on a toujours nommé l’entrainement en alternance.

Ce que j’en pense aujourd’hui (2018):
Encore aujourd’hui mouliner ou pas la question reste toujours un choix difficile. Durant les années 90 une majorité de cycliste Italien s’entrainaient avec le grand plateau, et obtenaient de bon résultats dans les compétitions. A vrai dire les matériaux sont différents et beaucoup de changement on eu lieux. De nos jours on peut savoir et calculer sa fréquence, cadence de pédalage en fonction de sa PMA (puissance maximale aérobie) qui s’exprime en watt. Tout cela n’existait pas à l’époque, on n’avait pas d’appareil genre fréquence mètre. Notre seul baromètre était les sensations que l’on ressentait selon les douleurs aux jambes. On nous dit :

Mouliner s’apprend. C’est un entraînement de longue haleine. Mais mouliner n’est efficace que si on y ajoute la force. Mouliner à 120tr/mn en ne développant que 100W, la plupart des cyclistes peuvent le faire, mais ce n’est pas efficace. On tourne les jambes à toute vitesse, mais on roule à 25km/h sur le plat. Par contre, tourner à 120tr/mn les jambes en développant 350W, c’est de suite très efficace. Mais loin d’être donné à tout le monde. L’idéal serait bien sûr de pouvoir tourner les jambes perpétuellement à 110tr/mn avec assez de force pour emmener un développement de 53×11 sur le plat ! Raison pour laquelle s’entraîner à mouliner doit aussi être alterné avec un entraînement de force. Mais cela demande tout de même beaucoup de travail et une génétique propice pour arriver à de telles cadences de pédalages. Et pour certains cyclistes, cela entraînera une fréquence cardiaque bien trop haute pour que ce rythme soit maintenu longtemps.
Devant ces propos on a toujours pas de réelles réponses et on reste dans le flou. Mois je dis oui pour accumuler des kilomètres en moulinant mais en alternant des séances de puissance. Oui pour apprendre aux jeunes coureurs les méthodes douces car ils auront le temps plus tard de s’exercer à plus d’entrainement de puissance. Oui pour connaitre les nouveaux matériaux et être à la page mais oui aussi pour ne pas effacer les anciennes méthodes en se fiant aux sensations que chaque individu peut être capable ou non d’enrouler tel braquet. A chacun sa méthode, mais rappelons nous qu’il n’y a pas de façon miracle, il y aura toujours des cyclistes plus facile que d’autre, et même des jours ou l’on se sentira mieux que d’autre pour tourner tel braquet.

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Voilà une première approche de l’entrainement mais j’étais loin de savoir que le plus difficile allait surgir à grand pas ! Rouler en groupe était une technique que je devais acquérir le plus rapidement possible autant pour ma sécurité comme autant pour faire moins d’effort. Rouler en groupe permet de se protéger du vent. On sait que dans la roue d’un cycliste qui nous précède, on économise 30% d’énergie, et on ne produit pas plus d’effort à 40 Km/h en peloton que seul à 30 Km/h. L’aspiration en cyclisme est l’une des choses les plus importantes. Mais rouler en groupe, dans un peloton demande de la pratique et de l’expérience, pour cela, il n’y a pas de secret il faut s’exercer. Placer sa roue de devant à quelques centimètres de la roue arrière du coureur qui vous précède, être régulier, ne pas donner de coup de frein brusque, ne pas zigzaguer, placer ses coudes à l’extérieur pour ne pas que les guidons, les cintres ne se touchent, tout cela s’apprend progressivement. « Prend les roues ! Reste dans la roue ! Mets-toi à l’abri ! Ne tire pas le peloton ! Ne reste pas trop à l’arrière du peloton ! Attention tu perds quelques mètres tu n’es plus protégé ! Accroche-toi ! Reste tranquille ! … ». Bref, autant d’expressions pour faire comprendre que savoir rouler en groupe est l’une des clés de la réussite en cyclisme. Pour résumer, si vous êtes trop loin du coureur qui vous précède, vous ne bénéficierez pas de l’abri qu’il peut vous procurer et à chaque accélération, vous aurez un trou à combler…et les coureurs qui vous suivent devront eux aussi combler ce trou. La seule façon de rouler en ligne droite, c’est d’avoir une totale confiance en tous les coureurs qui vous précèdent. Eux aussi doivent donc rouler en ligne droite et prévenir les autres des obstacles pour que vous ayez l’esprit tranquille. Ayez toujours à l’esprit que vous avez du monde derrière vous. Avant donc de vous écarter, de faire une pause pipi, de vous moucher ou autre, vérifiez que vous n’allez pas gêner les collègues qui sont derrière vous. Tout cela s’apprend durant les séances d’entrainement avant de s’engager dans une course.

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Mon seul petit regret est de ne pas avoir pu faire l’école de vélo, mais on n’en parlait guère à l’époque. De nos jours ces écoles sont très sollicités, elles permettent aux jeunes de mieux apprendre l’agilité sur le vélo, d’anticiper les occasionnelles chutes, de savoir maitriser sa machine devant les obstacles sur des parcours emménager et de progresser petit à petit en toute sécurité. Dans les écoles de cyclisme le jeune apprend à se connaitre et trouve des points de repère, il apprend dans un esprit d’équipe, fait des choix et prend des décisions pour l’avenir. Continuer ? Arrêter ? Est-ce que cela me plait vraiment ? Encadré et suivi par des éducateurs, il n’y a pas mieux pour découvrir la pratique du cyclisme.
Pour revenir à mon apprentissage, le fait de mettre inscrit à un club j’ai découvert de nouvelles routes de nouveaux circuits de notre département. Fini l’unique parcours Carmaux Cordes-sur-Ciel, je m’initiais aux montées et aux côtes du Tarn Nord. Si les dimanches matin étaient consacrés à la balade et à l’apprentissage en groupe avec les cyclotouristes de Carmaux, les mercredis avec Francis, étaient consacrés au travail de puissance et de résistance : petits sprints, accélérations, jeu de course, sans oublié les périodes d’endurance à un rythme moins élevé. Mes plus longues distances s’étalaient entre 70 et 80 kilomètres, mais on calculait aussi en temps de vélo. Pour finir, j’inscrivais toutes mes sorties sur un carnet de route, le cahier d’entrainement.   Voilà mes débuts de la pratique du Cyclisme au sein de l’USC FFC Carmaux.

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Ecusson de l’USC Carmaux

1981 Dans la Course   

C’est à l’âge de mes quinze ans que j’ai débuté la compétition. J’étais en cadet première année de la FFC et j’étais le seul jeune au sein du club. Cette année là, le Club allait subir une refonte totale. Le groupe des Cyclotouristes de Carmaux n’était pas encore une Association et les dirigeants du club section compétition allaient tout faire pour remédier à ce petit souci. Le fait est que la section course s’était affaibli par le manque de coursier et tout allait être misé à la conception et la création du club cyclotourisme de Carmaux. Dès lors on sait que la section course est en voie de disparaitre. Qu’importe ! Même si il ne restait pas beaucoup de compétiteur je n’allais pas manquer l’occasion de m’initier à mes premières courses dans le département.
Côté matériel je me devais à nouveau de changer quelques pièces sur mon vélo. Le règlement en FFC pour les cadets était strict. Les braquets imposés étaient 50/40 à l’avant et de 16 à 20 à l’arrière. Les courses ne devaient pas excéder plus de 60 Kilomètres et on devait courir avec des boyaux que l’on devait coller sur les jantes des roues. Les pneus tels qu’on les connaient aujourd’hui n’existaient pas, du moins ils n’étaient pas aussi sophistiqués. De plus le port du casque était obligatoire en course, c’était des casques à boudin en cuir.

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Jusqu’alors depuis l’an passé je n’avais pas roulé avec le grand plateau et après un bon nombre de sorties en endurance, à un mois de ma première course je commençais les séances de puissance. J’ai été immédiatement stupéfait par les résultats. Surpris par la vitesse dont j’étais capable de faire j’étais très impressionné. Je me sentais très fort et j’étais deux fois plus motivé pour courir. Ma seule crainte était que j’étais cadet première année et que j’allais devoir faire mes débuts avec les cadets deuxième années. Ils avaient un an d’avance donc un peu plus d’expérience. Là où j’étais rassuré c’était que ma première course allait se dérouler sur mes terres à Carmaux. La date était le 1 mai et si je ne me trompe pas ce sera le dernier Grand Prix du 1 mai organisé par l’USC FFC à Carmaux. Je me souviens qu’à cette époque deux semaines avant chaque course je faisais attention à mon alimentation. Le jour des courses c’était jambon blanc avec purée ou haricot vert et le soir, après la course c’était des pâtes. Ce qui m’avait un peu embêté à cette époque c’était mon premier rasage des jambes. En principe ce sont les femmes qui s’épilent et se rasent les jambes et ça me faisait drôle de devoir le faire. Une étape importante pour tout cycliste coursier, car en cas de chute avec blessures sévères les plaies ne s’infectent pas (ou moins vite), et de plus, les plaies sont plus facile à soigner. Certains coureurs le font aussi pour l’esthétique. Pour tout dire, j’avais 15 ans et je n’avais vraiment pas beaucoup de « poil aux pattes » c’était donc plus facile pour moi de passer le rasoir assez rapidement. Tout était programmé pour mon entrée dans l’arène. J’étais bien sur stressé mais j’avais hâte.   

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Ma 1er Licence

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Mon maillot avec lequel j’ai couru mes courses en cadet.

Grand Prix du 1er Mai 1981 Carmaux

Le jour J, je préparais mes affaires : maillot, cuissard, chaussure, casquette, casque, barres de céréale, bidon qui était composé de thé sucré mélangé à de l’eau et je vérifiais une dernière fois mon vélo. Mon alimentation : Purée, jambon blanc, yaourt avec deux ou trois biscuits. Avant de rejoindre le circuit, Gérard, un des Membres du club m’avait invité chez lui pour me préparer mentalement, répéter et revoir une dernière fois les consignes, tout en me badigeonnant mes jambes de camphre. Efficace pour garder la chaleur, odeur forte mais pas désagréable, on pouvait nous suivre à la trace ! Francis, quant à lui, ne pouvais pas être présent, car lui aussi se préparait pour la course, puisque la catégorie des séniors courrait juste après la course des cadets. Mes parents étaient déjà sur le circuit, que, stress, trac, angoisse me prenaient comme une envie de commencer au plus vite. Le circuit, long d’environ de 2 Kilomètres, tournait autour du stade principal de Carmaux, le stade de la Tour (renommé stade Jean Vareilles quelques années plus tard). Le départ et arrivée était devant l’entrée du stade Avenue Neckarsulm, puis on continuait direction la Rue du Moulin (« Maison Blanche »), Avenue Bouloc Torcatis et l’Avenue du Roucan. Sans grande difficulté mis à part la petite « bosse » de la Rue du Moulin, pas longue, environ 100 à 200 mètres, mais très sèche, suffisant à casser les jambes à chaque passage, tel un petit mur à gravir 30 fois.

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L’échauffement. Je n’ai jamais trop bien compris, comment s’échauffer : combien de temps ? Quelle puissance ? A chaque fois, et après chaque échauffement de mes courses, je me suis toujours senti plus fatigué qu’autre chose ! Jambes lourdes, à chaque moment du départ j’avais déjà mal aux jambes ! Alors oui, s’échauffer est important, mais se griller avant la course n’est vraiment pas ce qu’il faut faire ! Quelques années plus tard, j’avais adopté pour un simple échauffement en roulant deux ou trois tours de circuit, cela m’étais suffisant. Mais pour faire cela il fallait bien se connaitre, car on se doit de réussir à être entre les deux et trouver un certain équilibre : Ne pas se fatiguer, mais ne pas prendre le départ à froid, si non gare aux problèmes musculaire ! Tout cela s’apprend avec l’expérience. Encore aujourd’hui, lorsque je vois certains coureurs rouler sur home trainer pendant de longues minutes avant le départ, dégoulinant de sueur, je me demande s’ils leur reste encore de la force pour prendre le départ. Mais bon ! Vous l’aurez compris, comme j’ai déjà dit, je n’ai jamais été un expert de l’échauffement !
La météo était bonne, nous étions environ 50 à 60 coureurs et mon premier ressenti était la surprise du départ. Nous sommes partis comme des « fusées » ! Impressionnant !
Pour résumer. Dès le troisième ou quatrième tour de circuit le peloton c’était coupé en deux. Dans le 1er groupe, il y avait les cadets deuxièmes années (avec plus d’expérience) et dans le second groupe les cadets première année. Débutant, j’étais bien sur dans le second peloton, et j’ai réussi à tenir jusqu’à la fin pour terminer ma toute première compétition.
Au final j’étais surpris, car le club m’offrait un trophée pour avoir été le seul coureur cadet carmausin et d’avoir en plus terminer la course. Je passais alors au micro du speaker pour raconter mes premières impressions. Avec ma coupe, j’étais fier, mais surtout super motivé pour poursuivre la saison qui ne faisait que commencer.

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Mon seul et unique trophée, toujours conservé

L’Analyse  

Dès le lendemain, je remontais sur mon vélo pour une petite sortie « décrassage » et de récupération pour éliminer les douleurs et courbatures due aux efforts de la veille. Le moment était venu de faire le débriefing de ma première course. Le premier constat est que les cadors, les plus forts, font exprès de prendre un départ à fond pour éliminer les coureurs les plus faibles, ainsi il y aura moins de coureurs à battre. Si je n’ai pas réussi à tenir dans le premier peloton c’est que je me suis quelque peu trompé dans mes braquets lors du passage de la bosse. Certains l’ont gravi avec le gros plateau, moi, à chaque tour j’étais obligé de mettre le petit plateau, par manque de puissance. Erreur peut-être de développement, mais je n’étais pas le seul. Ce qui m’a surpris c’est la différence totale de la compétition par rapport aux sorties d’entrainement, deux choses vraiment distinctes. A chaque tour de circuit et chaque passage sur la ligne de départ et d’arrivée, c’est vitesse, sprint et rarement des passages à allure réduite. Ensuite, à chaque virage ce sont des relances d’une intensité telle une attaque pour devoir recoller au peloton. C’est dire que si vous êtes en queue de peloton, bonjour les efforts ou peut-être même les dégâts ! Puis, pour réussir à être dans les premières places du peloton, c’est de prendre d’énormes risques car la chute peut arriver à tout moment. Le fait est qu’on est obligé de prendre et de rouler sur les bordures, là ou se trouve gravier, herbe, terre et trottoir. Je pensais que dans un peloton il n’y avait pas de discussion ! Il faut y être pour s’apercevoir que certains coureurs font tout pour vous intimidez ! La loi du plus fort ! Parfois des injures, ou des mots pour vous décourager.

– «Hé ! Le nouveau ! Tu restes à l’arrière ! Mais qu’est-ce que tu fou là ? ,… ».

En fait, chacun cherche la bonne place. Par contre, ce qui y est bien, c’est que lorsque un coureur attaque certains l’annonce

–« A droite, à droite !!! ».

On sait alors que le rythme va être plus élevé pendant un certain temps. Bref ! Tant de ressentis, de nouvelles choses, des moments de découverte et d’apprentissage. Ce qui m’a le plus plu mais aussi impressionner c’est l’aspiration lorsqu’on est en plein milieu du peloton, c’est énorme les vitesses que l’on peut atteindre sans faire le moindre effort. Puis aussi la vitesse dans les descentes, sensation de bien être, le temps de souffler quelques secondes à vive allure. Mon aventure vélocipédique ne faisait que commencer.

2ème Course Saint-Juéry      

Après avoir refait le plein de vélocité et d’endurance, un mois après le 1er mai, ma seconde course de la saison est programmée, ce sera à Saint-Juéry. Ce jour là c’est Francis qui me prendra moi et ma mère, puisque lui aussi courrait en sénior après la course des cadets. Ce que je craignais le plus c’était les bosses, puisque au Grand Prix du 1er Mai à Carmaux, tous les cadets 1er année avaient été distancés par les 2ème Années dans la bosse de la maison blanche, rue du Moulin. A ma surprise, c’était un circuit d’environ 5 Km et une côte d’environ 1,5 Km avec la ligne d’arrivée juste au final de la bosse qui était au programme.
Ce n’était pas la côte à gravir qui me faisait le plus peur cette fois-là ! Mais un orage avec des fortes pluies allait nous accompagné pendant toute la course. C’est dans le froid, trempé comme des « soupes » qu’une cinquantaine de cadets roulaient à la conquête du titre de St.Juery.
Ce qui devait arrivée arriva, dès le 1er tour je voyais dans la bosse, les coureurs défilés devant moi, j’étais lâché ! Je me rendais à l’évidence que c’était terminé pour moi, mais je continuais seul à me battre sur mon vélo sous l’orage et cette pluie qui n’en finissait pas de nous transpercé jusqu’aux os. J’étais seul et à cause de l’orage le speaker, ma mère, les spectateurs étaient tous aux abris. A part les coups de tonnerre je n’attendais rien autour de moi. Aucune infos des écarts, combien de tour il restait, rien ne me parvenais à mes oreilles !
Environ 1 heure plus tard je terminais seul mon combat de cette course qui restera gravé dans ma mémoire pendant longtemps. Déçu, un peu dégouté, démotivé, j’avais certes terminé ma compétition mais loin, seul derrière les cadors. La lanterne rouge c’était moi, le dernier de la course, voilà ce qui passait dans ma tête.
Ce n’est que quelques minutes plus tard, que ma mère me félicita de mes performances et me dit : – « Pourquoi tu n’a pas attendu le peloton qui était derrière toi ? » 
Occupé à pédaler, concentré sur l’objectif, je ne mettais pas rendu compte que j’étais en chasse-patate, que j’avais roulé seul pendant toute la course intercalé entre deux pelotons. Personne ne me l’avait signalé ! En plein effort, courbé sur mon vélo je ne pensais guère qu’à une chose, essayer de rattrapé ceux qui étaient devant moi, sans savoir qu’il y avait un second peloton derrière moi, de l’énergie gaspillé pour rien.
Parfois on pédale la tête dans le guidon, avec les jambes et non avec la tête. La leçon fut donnée !

Au sein du club, la vie du Club, autour du club

Le Président du club de l’USC Carmaux section compétition était Monsieur Martin. Il habitait à Font Grande, Saint-Benoit de Carmaux. Il était d’un certain âge et il m’invitait de temps à autre à venir chez lui pour regarder les prochaines courses disponibles et possibles d’être effectué pas trop de loin de Carmaux, et prévoir les inscriptions. Son désir était de finir la saison en cours et d’arrêter ensuite la Présidence du club. Il pensait qu’il en avait assez fait depuis quelques années et vue que la section compétition de l’USC était quelque peu menacée de disparaitre ce n’était point la peine de continuer, c’était son choix. Il me donnait à chaque fois les dépliants (petit journal) de la Fédé. (FFC), là ou se trouvais les résultats des courses. Quant j’y pense aujourd’hui je m’en veux de ne pas les avoir gardés. Si mes souvenirs sont bons, je pense que c’était Vélo Sprint. La plus part du temps il n’y avait pas beaucoup de courses cadets et minimes pas trop loin de Carmaux. Elles étaient presque toutes du côté de Toulouse voir plus loin. Le Tour du Tarn Cadets n’existait pas encore, quand j’y pense, ces jeunes ont vraiment de la chance aujourd’hui d’avoir une énorme quantité et de choix de course durant toute la saison. Dans la cité ou j’habitais, chez mes parents, un cycliste de mon âge venait pendant les vacances scolaire chez ses Grands-parents. Cyril Sanchez était comme moi, cadet 1er année et on courait ensemble lorsqu’on était dans la même course. On s’entrainait souvent ensemble durant les vacances lorsque je ne roulais pas avec Francis. Il était du club de Montauban et avait la chance de s’entrainer sur piste car à Montauban il avait un vélodrome. Ses jambes étaient énormes comparé aux miennes ! Pur sprinter, il n’était pas trop grimpeur, un peu comme moi. A cette époque ce que j’aimais bien c’était de rouler avec les cyclotouristes de l’USC Carmaux les dimanches matins. Hormis mes entrainements de la semaine avec Francis, avec les Cyclos c’était la vraie balade. Tranquille, je me sentais pousser des ailes ! C’était trop facile et même parfois je trouvais que ça n’allait pas assez vite, mais c’était tellement convivial et sympathique que je ne loupais pas les rendez-vous. L’un de mes soucis majeur était que mes parents n’avaient pas de permis, donc pas de voiture. Pour me rendre sur les courses c’était soit Francis mais uniquement lorsque il courait au même endroit que moi. Le club n’avait pas de moyen de transport, du moins pour la section compétition, car pour les Cyclotouristes, ils avaient un mini bus et une remorque adapté pour y transporter les vélos. Ainsi, ils étaient équipés pour faire leur sorties dans les Pyrénées et autre. Il faut préciser qu’ils étaient nombreux et que tous participaient à la conception du club. Pour ma part, mes déplacements pour aller sur les courses se faisaient avec mon grand frère, qui parfois, n’était pas trop disponible puisque il avait ses occupations. C’était une contrainte pour lui, il n’était pas du tout intéressé par le vélo, mais mes parents arrivaient à le convaincre pour m’amener. Tout ça n’était pas facile et il me tardait d’avoir l’âge pour passer mon permis et avoir mon véhicule personnel.
De nos jours, avec la création des écoles de vélo de plus en nombreuses, les jeunes ont la chance d’être suivis et transportés sur les lieux des courses. Certes, c’est un budget pour chaque club mais les jeunes peuvent être sur les courses durant toute la saison et poursuivre leur passion et continuer de découvrir le cyclisme.
« Et quoi dire » de cette sortie avec mon frère avec qui je faisais du vélo peu de temps en arrière, celui qui m’avait emmené à Saint-Antonin-Noble-Val. Il avait été d’accord pour venir avec moi, mais après avoir gravir la côte ver Blaye-les-Mines il c’était aperçu que je n’avais plus le même niveau, que c’était moi à présent qui était tout le temps devant et il décida de retrousser chemin. A propos, Carmaux – Saint-Antonin-Noble-Val ne me faisait plus peur du tout, au contraire c’était devenu mes routes d’entrainement. Mois après mois, les kilomètres sur le vélo s’enchainaient et les courses, les compétions allaient devenir mes terrains favoris pour poursuivre ma passion qui se faisait de plus en plus grandissante.

Ma Saison course se poursuit.

3ème course : Albi. C’est le vendeur de cycles membre du club qui m’emmènera sur les lieux, et c’était un matin. Je fais la connaissance de nouveaux cyclistes. Circuit tout plat d’environ 2 Km (« tourniquet »). Je fini dans le peloton (« dans le paquet ») au sprint. Belle course.

4ème course : Graulhet. Circuit tout plat d’environ 2 Km. Je n’avais encore jamais fait d’attaque, il était temps pour moi de me mettre à l’œuvre. « Au culot » ! C’est moi qui lance les hostilités ! A ma surprise lorsque je regarde à l’arrière j’ai fait le « trou » et je vais être rejoint par trois autres coureurs. A quatre, ont va rouler devant pendant environ trois à quatre tours avant d’être rejoint par le peloton. (C’était l’extase ! »). C’est un peloton groupé qui fini au sprint, je dois faire dans les 15 premiers. Cyril le sprinter termine dans les vingt. Belle course, bon souvenirs, de très bonnes sensations.

5ème course : Rodez. Circuit tout plat d’environ 2 Km. Pas beaucoup d’engagés, on devait être une vingtaine. A mi-course, je renouvelle mon expérience de la course de Graulhet, je lance une attaque, mais cette fois-ci ça n’a pas fonctionné ! Dernier tour, dernier virage, c’est moi qui lance le sprint final. Passé le virage je suis en tête mais malheur ! Ma chaine saute ! A la main, je réussis à la remettre en place, mais il est trop tard je suis retardé et je dois finir dans les quinze premier.

Labastide-Gabausse

Quant on aime on compte pas ! Chaque année, il y avait une fête non loin de chez moi, à Labastide Gabausse, petit village de campagne. Qui dit fête, dit course cycliste, c’était pas rentré dans l’oreille d’un sourd ! En fait, le Comité des Fêtes de Labastide organisaient une course cyclistes pour les non licencier, une course cycliste de ce qui avait de plus banal, différente des courses FFC. Je m’étais rendu sur les lieux à vélo et je prenais le départ de cette course avec les plus jeunes, ceux de mon âge, de 10 à 14 ans. La plupart étaient les enfants des parents du Comité, sans expérience, qui prenait cette petite compétition pour un amusement, c’était la fête. On devait être une quinzaine de jeune à s’élancer sur un circuit qui devait faire environ deux à trois kilomètres avec des petits faux plats, des petites descentes et une petite bosse. Dès le départ, je me retrouvais seul devant avec une avance d’environ trente secondes. En fait je suis parti à fond par rapport au niveau des autres. C’était trop facile, mais je me posais la question : 

– « Qu’est-ce que je foutais là ? »

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Mon niveau cadet FFC n’était pas du tout approprié à cette course, mais j’ai tout de même poursuivie mes efforts. A mi-course, j’avais rattrapé les autres et leur avais mis un tour d’avance dans la vue. A chaque passage sur la ligne, mes exploits n’étaient pas le bienvenue car j’entendais certains membres du Comité qui me sifflait et me huait. Quelqu’un avait du savoir que j’étais licencié en Fédé. et que je n’avais rien à faire dans cette petite course festive. Je n’avais dit que j’étais licencié dès le départ et je me sentais un peu coupable. Lorsque la course était terminée je ne suis pas rester pour attendre le podium protocolaire et je suis directement rentrer chez moi. J’avais course gagné mais déçu, je n’étais pas très fier de moi. Mais, mes parents, leur racontant mon aventure, mon père n’était pas du tout d’accord avec ma décision de quitter les lieux. Il me renvoya à Labastide pour aller chercher ma récompense. Je suis alors retourné sur les lieux et le Comité pour ne pas faire d’histoire m’avait donné en cadeau un maillot de cycliste de couleur verte.

Suite de ma saison course cadet FFC

6ème course : Labastide St. Georges Lavaur. Chaleur, soleil brulant, c’est sur un circuit d’environ 5 Km avec quelques petits faux plats, et avec plus de 80 engagés, je me souviens que  ça avait roulé très vite. On ne peut pas être tout le temps en superbe forme et contrairement aux trois dernières courses je vais souffrir le martyr ! Impossible pour moi d’être au devant, j’ai fait toute la course à l’arrière, une course difficile. Malgré ma peine j’ai réussi à tenir jusqu’au sprint final, mais au moment de lancer ma relance pour suivre, une terrible crampe au mollet : je fini néanmoins au fond du peloton (« dans le paquet »). A peine arrivé, exténué, je pose mon vélo sur le bas côté juste à côté d’un petit fossé du bord de la route et m’assois subitement, mais je n’étais pas loin de m’allonger. Ma mère m’apporte une bouteille d’un litre et demi de Perrier (elle n’avait que ça sous la main) je l’ai bu en un seul coup ! Pas un très bon souvenir.

7ème course : Lacaune. Circuit d’environ 5 Km avec des faux plats et avec ce que je craignais le plus, une côte de 1 Km assez raide. Évidemment, pas bon grimpeur, je décroche assez rapidement et me retrouve accompagné de deux autres coureurs, on va faire la course ensemble attardé. A 3 tours de la fin je touche la roue de celui qui me précède car il fait un écart, (Michel Fedou du club de Puylaurens) c’est la chute. Râpé, brulé, je reviens sur la ligne d’arrivée vélo à la main ensanglanté, mes parents ont eu peur mais les pompiers m’ont pris en charge. A noter que juste avant nous il y avait la course des minimes avec un certain Laurent Jalabert. Mes « croutes » dues aux blessures sont resté un mois, mais cela ne m’a pas empêché de poursuivre mes entrainements. La question est, comment faire pour m’améliorer dans les côtes ? A chaque fois, dès les premiers tours des mes courses là ou il y avait une bosse j’étais irrémédiablement lâché.

8ème course : Caraman. A nouveau, la surprise tombe ! Circuit d’environ 3 à 4 Km avec une côte de 1 Km. J’ai très vite comprit comment allait être le scénario ! Comme prévue, dès les premiers tours, je suis lâché dans la bosse. C’est la fin de la saison, la fatigue se fait ressentir, plus la chaleur, j’ai un petit malaise j’ai du abandonné. De toute façon, j’étais seul à rouler, loin derrière. De plus, celui qui à gagné la course nous avait mis 1 tour de circuit à tous. Il a gagné en solitaire. Je me souviens très bien, en regardant les photos du départ, que c’est le coureur avec le maillot orange le vainqueur, celui qui a mis 1 tour de circuit à tout le monde. Son Nom : Kampes (Avec un K et peut-être deux P) Même encore aujourd’hui, dans ma peine et ma défaite de ce jour là, je me demande comment ce coureur, qui avait mangé une banane entière avant le départ, a réussi à battre tout le monde, le ventre plein ?

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Course cadet à Caraman

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Course cadet à Caraman

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Départ Course cadet à Caraman

Mes parents décident  et me demande d’arrêter de courir pour cette saison. Mes derniers résultats sont quelque peu catastrophiques, je suis fatigué, il est temps de faire un break. Entre temps, la présidence du club de l’USC a changé et c’est le médecin cardiologue, docteur Fraysse qui va prendre les commandes. De temps à autre il n’hésite pas à rouler avec les Cyclotouristes de Carmaux. Dès lors, nous somme fin juin et un certains nombre de membres du club vont prendre les congés. C’est durant cette période que je vais faire la plus grosse « connerie », (et le mot est même un peu faible) qu’un jeune peut faire dans la pratique du cyclisme. Le prochain paragraphe de mon histoire est en quelque sorte dédié aux jeunes du cyclisme pour ne pas qu’ils fassent la même erreur.

L’erreur fatale !

Juillet, Août c’est les vacances scolaires, et tout le monde est en congé. Je vais donc faire mes sorties d’entrainement seul. Mais un goût amer surgi de mes pensées car j’ai terminé ma saison course sous de mauvais résultats. De plus, ce sont toujours les mêmes qui gagnent : Delprat, Cambefort, les Cavaroc, …ect. Comment ils font ? Eux ils ont des supers vélos, moi, je me traine sur mon vieux vélo ! Pire, je n’accepte pas les critiques que certains me font en disant que je ne suis pas un bon coureur, que je devrais faire un autre sport, et même mes parents qui affirment que ce n’est pas la peine d’aller sur les courses pour abandonner. Je me pose alors la question et me demande si je m’entraine comme il faudrait ? Puis-je continuer à écouter les conseils des membres du club ? Je décide de me prendre en main tout seul et de m’entrainer à ma façon. Puisque les courses sont sur circuit et que je suis nul dans les bosses, alors je vais rouler et m’entrainer sur un circuit avec côte à réaliser plusieurs fois. Ce circuit pas loin de chez moi, est d’environ 2 kilomètres, avec une belle bosse, une descente et une portion de plat.

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Tous les jours, pendant plus d’une semaine, seul, je vais tourner plusieurs tours sur ce circuit. Environ trente tours était l’équivalent d’une soixantaine de kilomètres, comme en course. J’ai du répéter cet entrainement durant trois semaines mais je le faisais par la suite que deux à trois fois par semaine. Mais l’erreur, la faute que j’ai commise n’est pas trop là ! La gaffe vient du fait que je sortais de ma toute première saison course fatigué, et j’ai voulu trop en faire, car toutes ces sorties sur ce circuit je les aie faite comme si j’étais en compétition. Braquet de course, gros plateau même dans la bosse, avec des relances des sprints à chaque tour de circuit. Terminé les conseils que l’on m’avait apprit, à présent j’étais seul maitre de moi-même, j’allais montrer à tout le monde que moi aussi j’étais capable de devenir fort. Oui j’étais fatigué, mais comme après toute compétition, c’était normal.  
En septembre, quelques semaines après, c’était la rentrée, la fin des congés et je reprenais mes entrainements avec Francis. Très vite, je me suis rendu compte que ça n’allait pas, je n’avançais plus. Francis, s’apercevant de ce constat me dit :  

– «Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu n’es pas bien ? T’avance plus ? Pourquoi ? »

Je n’avais aucune réponse, il se passait bien quelque chose mais je n’arrivais pas à l’expliquer. Son conseil était d’aller voir le docteur Fraysse, cardiologue et Président du club pour faire un contrôle. Après avoir fait plusieurs tests et un électrocardiogramme, le verdict tombait, il n’était vraiment pas bon. J’avais tout simplement une augmentation du volume cardiaque. Il m’était alors interdit de faire du vélo tant que je n’avais pas récupéré, je devais être au repos complet. Explication : 
Lorsqu’on fait du sport on fait travailler le cœur, moteur essentiel pour tout effort. Le but étant de travailler en endurance pour que ce cœur puisse lors d’un effort, résister et fournir l’énergie nécessaire dont on a besoin, mais sans pour autant le mettre à plat. En fait, endurance, effort, puissance, puis à nouveau endurance pour récupérer et ainsi de suite. Si le cœur n’a pas le temps de récupérer alors il n’y aura plus du tout de puissance. C’est en fait cela qui m’est arrivé, je me suis bousillé, j’avais plus de jus. Comment savoir si votre moteur est forme ? Voici le test que docteur Fraysse m’avait donné à faire tous les matins, Le test de Ruffier-Dickson.
Le test de Ruffier Dickson permet de mieux connaitre son état de forme en se basant sur les variations de fréquence cardiaque à la suite d’un exercice de musculation très connu et très facile. A cette époque, on ne parlait pas encore de la Vo2Max, on s’intéressait plus aux variations de la fréquence cardiaque à l’effort. Tous sportifs, au repos allongé doit avoir une fréquence cardiaque faible puisque entrainé. La moyenne pour une personne jeune et adulte sans entrainement se situe entre 60 et 70 pulsations de cœur par minutes au repos. Dès que la personne est en mouvement la fréquence cardiaque se situe alors entre 80 et 90 pulsations minutes selon ce que l’on fait. Dans mon cas, au repos, allongé, et au matin, avant de me lever, mon rythme cardiaque était déjà à 120 pulsations minutes. J’étais déjà en endurance sans rien faire, j’avais tout simplement bloqué mon rythme cardiaque à une fréquence trop élevé. Je vous livre ici le test de Ruffier Dickson que je devais réaliser tous les matins au levé avant de partir au lycée.

Test de Ruffier Dickson

Après être resté allongé environ 5 minutes au calme :

Test de Ruffier Dickson

Après être resté allongé environ 5 minutes au calme :

  1. Prendre son pouls (P1)
  2. Réaliser 30 flexions complètes sur les jambes, bras tendus et pieds bien à plat sur le sol, en 45 secondes et à allure régulière. Il est à noter qu’une fréquence de montées et descentes trop rapides ou trop lentes modifierait la valeur finale du test. Prendre son pouls juste après (P2)
  3. Se rallonger et reprendre son pouls 1 minute aprés la fin de l’exercice (P3)
  1. Indice Ruffier = (P1 + P2 + P3) – 200 / 10
  2. Indice Dickson = ((P2-70) + 2(P3-P1))/10
  3. L’indice de DICKSON est bien plus fiable que l’indice de RUFFIER car si un sujet est un peu trop émotif il peut avoir une fréquence cardiaque de repos (P1) trop rapide, son indice sera dès le départ un peu tronqué et son score sera peu favorable.

Cet indice permet de comprendre au moins 2 notions :

  1. Les sportifs ayant un bon entraînement ont un rythme cardiaque au repos qui ralentit au fil des mois ce qui est un gage de longévité
  2. Les personnes ayant spontanément une fréquence cardiaque basse sont avantagées et présentent une meilleure aptitude à l’effort.

INDICE DE RUFFIER

  • Indice < 0 = très bonne adaptation à l’effort
  • 0 < indice < 5 = bonne adaptation à l’effort
  • 5 < indice < 10 = adaptation à l’effort moyenne
  • 10 < indice < 15 = adaptation à l’effort insuffisante
  • 15 < indice = mauvaise adaptation à l’effort

Indice de Dickson

  • Indice < 0 = excellent
  • 0 à 2 = très bon
  • 2 à 4 = bon
  • 4 à 6 = moyen
  • 6 à 8 = faible
  • 8 à 10 = très faible
  • 10 < indice = mauvaise adaptation

De plus, les chiffres obtenus permettent une analyse supplémentaire :

  1. P1 doit diminuer avec un entraînement en aérobie. Le travail foncier entraîne une baisse du pouls de repos.
  2. P2 ne doit pas dépasser P1 + 1/2 P1 pour un sujet entraîné. Il y a une économie et une adaptation cardiaque à l’effort.
  3. P3 ne doit pas dépasser P1 + 10. La récupération est normalement très rapide après ce type d’effort et donc le rythme cardiaque redescend nettement au bout d’une minute. 

C’est durant cette période que je comprenais quand les anciens disaient que les tout jeune cycliste qui apprenaient la pratique du vélo en compétition devaient faire attention de ne pas « s’esquintée ». Ce terme, quelque peu barbare, c’était encré dans ma tête et dans mes jambes. La chose qu’il ne fallait pas faire moi je l’avais fait. J’étais alors suivi par docteur Fraysse qui tous les mois me faisait passer des tests pour savoir ou j’en étais. Tant que mon rythme cardiaque n’était pas revenu à la normale il m’était interdit de refaire du vélo. Ensuite, j’allais devoir faire une rééducation cœur sur le vélo, tout un programme.

La Fin de saison 1981

Un bon début et une mauvaise fin de saison, tel était mon bilan de ma première saison compétition. Au sein de l’U.S.C. section course, de nouvelles recrues arrivaient. Deux cadets et deux séniors qui venaient s’essayer dans un Club qui était à ses fins. C’était l’occasion pour les Dirigeants de faire une photo du groupe avec les nouveaux maillots d’hiver pour la prochaine saison, et peut-être la dernière ? L’inter saison était là, et le club, ou du moins quelques Membres, se retrouvaient pour faire des footings et conserver une certaine condition physique et préparer la saison 1982. Moi, j’avais réussi, avec le repos, à retrouver un rythme cardiaque normal, et je pouvais commencer mon programme de rééducation. Au début, il était composé de deux entrainements par semaine. Je devais être seul sur mon vélo et l’objectif était de rouler le plus lentement possible, sans forcer sur les pédales. Un travail d’endurance minime qui me permettait petit à petit de retrouver une certaine vélocité. Les sorties étaient de courte durée et de faible kilomètre au commencement. En hiver, lorsqu’il faisait à peu près beau, je roulais seul sur mon vélo à la recherche du temps perdu ! Le test Ruffier – Dickson tous les matins, une visite par mois chez le cardiologue, quelques sorties à vélo, petit à petit je retrouvais des sensations agréables. Il me tardait qu’une chose, c’était d’être cadet deuxième année pour la prochaine saison en approche.

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En 1982 j’avais 16 ans et une très grande déception allait m’envahir ! Je n’avais pas encore terminé complètement ma rééducation, que le Président du Club (Médecin cardiologue) m’avais interdit de courir pour cette nouvelle saison. Du coup, le Club ne m’avait pas pris de licence. J’étais fou de rage mais je ne pouvais rien y faire. Je ne serais pas cadet deuxième année et je ne connaitrais pas les sensations en course avec les cadets première année. Une saison ou j’aurais pu savoir si moi aussi était capable de rivaliser avec les cadors et être dans les premiers dans les classements des courses. Je ne devais que m’en prendre qu’à moi, j’avais fait n’importe quoi en fin de saison dernière, c’était un peu comme une punition, une sanction qui me privait de courir en cadet deuxième année.
Seul, j’ai poursuivi mon programme d’entrainement et semaine après semaine je progressais de plus en plus. Mes parents avaient fait des frais et m’avait acheté un cardio-fréquence mètre de marque Polar, ainsi, je pouvais suivre mon évolution pas à pas sans faire d’erreur. 40 kilomètres, 60, puis 80, en avril j’étais fin prêt pour reprendre des entrainements de résistance, des entrainements en alternance avec des séances de sprints, et de rouler sur le gros plateau, mais pourquoi faire ? C’était inutile puisque je n’allais pas courir et donc je continuais à faire de l’endurance, tranquille. Au fil des mois mes prouesses sur le vélo étaient devenues grandissantes. En juin, mon rythme cardiaque au repos était de 38 pulsations par minute. J’étais en fin prêt pour faire un test à l’effort en clinique, ou tout signe de mes soucis avec le cœur avaient totalement disparu. Docteur Fraysse, Président du Club m’autorisais enfin à rouler en groupe. Après avoir fait une sortie avec l’USC Cyclotourisme, j’avais eu l’impression de rouler avec des débutants ! Ça n’avançait pas ! Je n’étais plus fait pour rouler avec eux, c’était d’un tel ennuie que j’avais pris la décision de continuer à rouler seul. Puis de toute façon, ma progression je l’avais fait seul sur mon vélo et puisque c’était positif j’allais poursuivre ainsi. Je n’avais qu’une seule ambition, un seul objectif c’était de me préparer pour la saison suivante : junior première année FFC. Je terminais la saison 1982 avec environ 4000 Kilomètres dans les jambes et une fin de rééducation cœur qui avait été très longue mais porteur d’un avenir positif. Un Homme averti en vaut deux !

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Au sein du club, la vie du Club, et « Les pots de miel ». 

Toute cette motivation je l’a devait un peu à mes parents, car, je venais d’avoir 16 ans, l’âge pour pouvoir conduire un véhicule à moteur sans permis. En fait, mes deux grands frères avaient eu la mobylette et mes parents étaient prêts à faire pareil avec moi. Mais voilà, moi je n’en voulais pas ! Alors du coup j’ai demandé un vélo de course à la place ! Mes frères me chambraient mais la décision était prise. Terminé mon vieux vélo avec lequel j’avais débuté et place à la nouveauté ! Ce vélo acheté au magasin de cycles de Carmaux était de marque Motobécanne, cadre Columbus et dernier née de la marque qui était utilisé par l’équipe professionnelle La Redoute. Bien entendue, il n’était pas équipé comme les pros. mais moi j’en était très fier. Un des petit soucis, comme je n’avais pas terminé ma croissance, mes parents avaient optés pour un cadre un peu plus grand (cadre taille 58) pour que je puisse en profiter plus tard. Qu’importe ! Je devais baisser la selle au maximum et le tour était joué. Pour un meilleur confort j’avais aussi changé la selle. De marque Italia Concor, ça été la seule selle qui m’a donné le plus de satisfaction dans ma pratique du vélo. Voilà mon deuxième vélo de course qui était prêt à tourner sur les circuits des prochaines compétitions.

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Au sein du Club, les nouveaux membres arrivés en fin de saison dernière ne ce sont pas trop mis en valeur. Je me demande encore aujourd’hui s’ils ont participé à une seule course ? Pour relancer et essayer de redoré la section compétition les dirigeants du Club lance le projet pot de miel. Accompagné d’un flyer expliquant les différentes organisations et participations des membres du club, et un tout petit pot de miel, vont être distribué à un maximum de personnes qui pourraient être intéressé de rejoindre le club. Je me souviens encore, et me revoie en ce mois d’août pour la nocturne Jean Polycarpe de Carmaux, de faire le tour du circuit avec mes pots de miel ! Deux Franc symbolique était demandé et après avoir fait pendant quelques mois du porte à porte chez les habitants du Carmausin, la somme récolté servira au final à financer l’organisation de la Nocturne. Par ailleurs, il faut ajouter que ce sera une des dernière nocturne Jean Polycarpe organisé par l’USC puisque on sait que quelques années plus tard ce sera le club d’Albi Vélo Sport qui l’organisera avec une nouvelle appellation, la Nocturne Saint-Privat. Devant ce constat alarmant d’un club qui se meurt, mon idée est de changer de club, mais je me devais avant toute chose de reprendre la compétition pour savoir ou j’en étais.

Saison 1983 Junior première année FFC

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Pour ne pas perdre mes acquis, ma vélocité et mon endurance je n’avais pas coupé à l’inter-saison, j’ai continué de rouler et il m’était même arrivé de faire du vélo sur la neige en plein hiver. Jouant l’équilibriste, c’était magique de faire du vélo avec un paysage tout blanc. Mon programme était de commencer à courir début mai et déjà en février j’avais plus de 2000 kilomètres dans les jambes. Mes sorties étaient de 60 à 80 kilomètres en moyenne. Ma licence Junior FFC était arrivée que j’allais commencer les entrainements de résistance puissance, entrainement par intervalle. Mais voilà qu’un jour m’entrainant sur les routes vers Tanus et me dirigeant vers Naucelle en Aveyron, je ressentais une très légère douleur derrière le genou droit ? J’en prêtais pas trop attention, mais, sorties après sorties, cette douleur était toujours présente. Mes parents voulaient que je consulte le médecin, mais moi je leur répondais que ce n’était pas grave et que ça allait passer. Je devais me rendre à l’évidence, cette douleur c’était bien incrustée et ne me quittait plus, une visite chez mon docteur était prévisible.
Sans trop s’attarder sur la chose, le verdict était là ! Mon médecin annonçait une inflammation derrière le genou genre tendinite. J’étais terriblement contrarié mais avec le traitement que mon docteur m’avait donné je gardais espoir de pouvoir continuer à rouler. Je me souviens encore que c’était des toutes petites capsules molles d’où s’écoulait un liquide huileux que je passais derrière mon genou en léger massage. Jours après jours je poursuivais mon programme d’entrainement sur mon vélo tout en continuant mon traitement, mais la douleur était toujours présente et s’intensifiait de plus en plus. Alors mon médecin m’envoyait chez un kiné faire quelques séances d’ultrason et de massage. Entre mes séances chez le kiné et mes cours de sport au lycée, mes entrainements vélo devenaient de plus en plus difficiles car la douleur commençait réellement à devenir insoutenable. Mon kiné disait que la seule solution était d’arrêter mes entrainements vélo. Il affirmait que tant que je ressentirais la douleur, la guérison ne pourra se faire.
J’avais insisté mais les douleurs m’obligeaient à écouter finalement les médecins. Je n’avançais plus sur le vélo et j’en étais même au point de marcher avec difficulté, que mon kiné voulait que j’utilise des béquilles pour me déplacer. Les souvenirs sont toujours bien présent dans ma tête, mon docteur m’avait arrêté pendant deux semaines j’étais dispensé des cours du lycée. Assis sur le canapé, jambe tendu et reposant sur un tabouret, je regardais à la télé les exploits de Yannick Noah au tournois de Roland Garros. Triste, déçu, abattu, j’étais dégouté de la pratique du vélo. Tout ce travail pour rien, tous ces entrainements pour en arriver là, j’avais le sentiment qu’un « diablotin » me poursuivait pour que je ne puisse pas faire de vélo. Cadet deuxième année pas fait, junior première année effacé ! Mon rêve s’arrêtait là, c’était bel et bien terminé, mon vélo flambant neuf rangé définitivement à la cave, tout espoir c’était envolé et s’éloignait à vitesse grand V au fil des mois. Les questions restaient sans réponse, mauvaise position sur le vélo ? Cadre de vélo trop grand ? Trop forcé durant mes entrainements ? Pas les bons braquets ? Je cherchais le pourquoi mais c’était trop tard, le mal était fait ! Dans mon état de rage et très contrarié, la réalité prenait le dessus et ma seule solution était d’oublié, de tirer un trait à ma passion. Pour ce faire, je ne regardais même plus les retransmissions du cyclisme à la TV, je passais à autre chose. 

Les Jeunes et le cyclisme aujourd’hui (2018)

Fort de mon expérience et de mon vécu de la pratique du vélo, on dit souvent que c’est en faisant des erreurs et de les avoir vécu, qu’on est deux fois plus sûr de donner les bons conseils. Mais parfois les conseilleurs ne sont pas les bons payeurs ! Bref, sur ce paragraphe je donne mon avis de ce que je pense aujourd’hui (2018) des jeunes et le cyclisme. Ce paragraphe est aussi destiné aux éducateurs et aux personnes qui désirent former, ou transmettrent la passion du vélo aux plus jeunes. Certes on est plus dans les années 80, mais l’évolution, les nouvelles technologies ont-elles vraiment amené de meilleures choses pour affirmer que c’est mieux aujourd’hui qu’avant ?  J’ai travaillé pendant de longues années en tant qu’animateur de loisirs auprès des jeunes, auprès des enfants, et je peux vous dire que je connais bien leurs idées et de ce qu’ile pensent du sport en général. Pour certains le cyclisme sur route est un sport de vieux ! A vrai dire, depuis que de nombreuses disciplines et de façons différentes de faire du vélo sont apparues, (BMX, VTT, Cyclosportives, Randonnées, Cyclotourisme, Cyclo-cross, Compétition, école de vélo,…) on peut affirmer que le cyclisme sur route est vieillissant. Mais lorsque je vais sur les compétitions des écoles de vélo, je m’aperçois qu’au final, bon nombre d’enfants sont encore bien présent à s’initier au cyclisme sur route. Vous avez bien lu, s’initier ! Qui veut simplement dire découvrir. La question, est alors, que veut-on leur apprendre ? Est-ce qu’on veut faire de futurs champions ? Est-ce qu’on veut que l’enfant puisse continuer à faire du vélo plus tard ? Ou veut-on à tout prix que l’enfant puisse faire pareil, comme papa, de père en fils ? Ou bien alors on s’en fout ! Il fera ce qu’il voudra plus tard ?! Difficile, puisque l’enfant va avoir de longues années à passer devant lui. Le passage au collège, au lycée puis l’entrée dans la vie active, la construction d’un cercle familial, ect …
OK ! On est tous d’accord pour dire que partager et transmettre sa passion aux plus jeunes sera plus facile lorsque l’enfant aura grandi et qu’on devra attendre qu’il ait un âge plus avancé pour savoir ce qu’il veut faire réellement. 
Mais là n’est pas le plus important, c’est une généralité que tout le monde connait, mais faut-il encore la comprendre, car mon coup de gueule est de voir sur les courses des plus jeunes, (Benjamins, minimes, …) certaines personnes, éducateurs, parents, crier sur l’enfant qui viens de se faire distancé par le groupe de tête lors d’une compétition:

– « Mais qu’est-ce que tu fais ? Dépêche-toi, tu peux les rattraper ! Debout sur les pédales et fonce ! Tu sais mieux faire que ça ! … »

Encouragement ou démotivation ? Lorsque je voie certains enfants pleurer sur leur vélo en course, je me demande s’ils ne sont pas dégoûtés ? Quel est leur sentiment à ce moment de la compétition ? A la place de leur crier dessus, dite-lui que ce qu’il fait est super, même si il est distancé par le peloton, dite-lui que d’autres coureurs comme lui sont aussi derrière distancé et attend-lès pour que vous puissiez rouler ensemble ça sera moins difficile, dite-lui que ce n’est pas grave que le plus important est de participer et surtout de se faire plaisir. Dite-lui que si il ne se sent pas bien qu’il peut arrêter s’il a envie.
Oui c’est vrai, que pour certains enfants ils le prendront comme un échec. De voir que ce sont toujours les mêmes qui gagnent, que ce sont toujours les mêmes qui sont devant et réussissent, l’enfant se démotivera, alors pas la peine d’en rajouter à sa peine, je l’ai vécu, et on connait la suite.
Ce qui est compliqué est que lorsqu’on est jeune, et c’est normal, on ne pense qu’à la compétition, on ne pense qu’à vouloir gagner, être fort, on rêve de devenir comme les pros que l’on voit à la télévision. On ne pense qu’à se construire un avenir de sportif professionnel et on veut que ça aille vite. Difficile alors d’expliquer à l’enfant que l’avenir d’une passion, n’est peut-être pas ce que le môme peut s’imaginer. L’enfant n’a pas de regard et ne peut se projeter sur ce qui l’attend, son avenir n’est pas encore tracé. C’est à nous, adulte de lui expliquer et lui faire comprendre qu’il a le temps de choisir ce qu’il voudra faire plus tard. Imaginez dire à un gamin  que gagner n’est pas important ! Il ne va pas comprendre et va vous répondre illico pourquoi je cours alors ? Pour perdre ? Dite-lui alors qu’il est là pour découvrir et apprendre, qu’il ne doit pas se fier aux autres, qu’il doit avant tout se défier à lui-même, d’essayer de faire mieux de ce qu’il avait fait la dernière fois. De bien analyser et de regarder comment se déroule les différentes phases de la course, de reconnaitre ses erreurs pour mieux les appréhender la prochaine fois. Une des phrases que j’ai  retenu, et qu’on me disait lorsque j’étais jeune et que je râlais parce que je n’avais pas réussi était :

– « Il y a 100 coureurs au départ, un seul gagne ! »

C’est ce genre d’affirmation qui calme un peu la colère d’avoir perdu et qui nous remet en question pour mieux réfléchir pour la suite.
Devant tous ces constats, l’adulte doit être prévenant et est le seul capable de bien éduquer l’enfant à la pratique sportive. L’adulte est référent et doit suivre et comprendre ce que l’enfant ressent pour mieux le diriger vers un avenir sportif les plus adaptés à son niveau, à ses envies et à ses besoins. Ainsi, l’enfant aura des repères et pourra choisir et saura ce qu’il devra faire pour construire sa passion au mieux. 
Comment choisir alors la meilleure discipline pour que le jeune puisse s’épanouir pendant de longues années dans son sport favori ? Est-ce que les écoles de vélo compétions sont un bon exemple ? Ou est-ce que peut-être le mieux est de débuter dans les écoles de cyclotourisme ? Est-ce que le mieux est d’initier le jeune par les randonnées VTT ? Tant de questions qui restent sans réponse tant que l’adulte ou l’éducateur ne connaitra pas au mieux ce que le jeune a envie.
A une époque, quant j’étais plus jeune, on critiquait les enfants qui faisaient plusieurs sports. Aujourd’hui, avec le recul je pense que c’est un bon procédé car l’enfant goûte à tout et pourra mieux choisir plus tard celui qui lui va le mieux. Ne pas forcer l’enfant à faire ce dont peut-être il ne ferra plus jamais plus tard est une des meilleures solutions. Lorsque on voie certains jeunes cyclistes, minimes, cadet qui ont eu de très belles victoires et qui plus tard on ne les voie plus dans les classements et même certains qui arrête la pratique du vélo, pourquoi s’affoler et s’acharner sur eux ?
Alors par pitié ! Arrêter de crier sur ses jeunes sur leur vélo ils font ce qu’ils peuvent et c’est déjà très bien !
Le vélo, le cyclisme est une discipline qui s’apprend avec le temps. Il y aura toujours des plus doués et d’autres qui seront plus faible, la tendance peut  changer, mais le plus important reste le plaisir avant tout. En 2011, lorsque le Tour de France était sur Carmaux, le groupe d’enfant du projet les petits reporters avaient fait l’interview de Stéphane Poulhiès coureur professionnel à cette époque chez Saur Sojasun qui expliquait aux enfants qu’au début le plus important était de faire du vélo en balade en s’intéressant à la géographie et découvrir les lieux de notre département, de notre région, pour mieux connaitre les routes et ses dangers. Puis, aussi, apprendre sur les parcours emménagés pour améliorer son équilibre, son agilité pour mieux  assurer sa protection et sa sécurité. La compétition, suivait-il, viendra bien assez tôt lorsque la pratique du vélo deviendra alors un jeu.
Seul ou à plusieurs, en famille, du plus jeune au plus âgé, de la compétition à la balade, s’épanouir sur sa bicyclette, la pratique du vélo doit rester et resteras un jeu. Doit-on réellement se prendre tout le temps au sérieux ? C’est une activité qui se doit de nous donner des joies, des rires, de l’amusement. Le vélo doit se vivre comme une fête, et ne pas se prendre la tête ! Il y a des choses bien plus importantes. Une pratique qui devra rester comme un bien pour son physique, pour garder la forme, jusqu’au supportable de ses limites, et surtout pas une pratique pour se blesser, se faire mal à s’en dégouter pour toujours. Chacun en fera ce qu’il voudra, à chacun son rythme, c’est ça le plaisir de rouler et la vrai passion du vélo. Lorsque on arrivera a faire comprendre cela aux plus jeunes, alors on aura réussit à partager notre passion.

Pour être complet sur cet article des jeunes et le cyclisme voilà ce qui se disait en 2017, sur un forum du Net :

 – L’intérêt d’un jeune pour un sport dépend bien souvent à la fois de son entourage familial et des médias (qui dépendent eux-mêmes des résultats des sportifs français).
– Si Voeckler ou un autre Français avait gagné le Tour, cela aurait un formidable impact au niveau des médias. D’où, sans aucun doute, une forte progression des effectifs dans les écoles de cyclisme, en minime, en cadet et en junior à la rentrée.
– Du côté familiale, certains parents naïfs qui pensent que le dopage est généralisé dans le cyclisme et pas ailleurs voudront protéger leurs enfants. Ils ne feront donc aucune éloge du cyclisme au sein du cercle familial, mais n’hésiterons pas à se pâmer devant telle équipe de football, malgré la mort sur le terrain de sportifs (puisque rien n’est prouvé) ou tel pilote de F1 qui ne peut pas être dopé… puisqu’il n’est pas contrôlé !
– Et puis, le vélo, physiquement, c’est dur : personne ne peut pédaler à ta place dans une course, comme en natation ou en course à pied et contrairement aux sports collectifs où tu peux toujours te faire remplacer ou donner la balle à ton voisin.
– Enfin, dernière chose : il est très facile de se faire plaisir en faisant du vélo en tant que loisir sans en faire un sport de compétition qui est forcément contraignant, et ce, quel que soit le sport, puisqu’il faut s’entraîner régulièrement avec les autres membres de l’équipe.
– Je pense qu’avec tous les scandales liés au cyclisme, ce sport devient moins populaire, les jeunes préfèrent sûrement se tourner vers le football, qui est plus facile d’accès (acheter un ballon revient moins cher qu’acheter un vélo) et moins dangereux.

1983/1994 Le Grand vide

Même après un an de mon arrêt du vélo, durant les cours de sport au lycée je ressentais les douleurs de la tendinite. En 1984 le plus important pour moi était les études car j’allais passer mon examen. Puis, 1985, c’était le départ au service militaire. 1986, à la fin de mon armée, je rentrais dans la vie active, des petits boulots, des petits contrats de travail, puis, sorties avec les copains, les amies, vie de couple, fondation d’un cercle familial, le vélo était très loin !
Ce n’est qu’en 1994, après avoir été licencié de mon emploi pour cause économique de l’entreprise, que mes envies de refaire du vélo sont apparus. Avant toute chose je devais me mettre à la page car en dix ans il y avait eu énormément de changement.
1982 c’était la naissance de la première Cyclosportive en France, La Marmotte. A cette époque j’étais plus concentré sur mes soucis de rééducation du cœur plutôt que de m’intéresser à cette nouvelle épreuve qui était à mes yeux un mélange de cyclotourisme avec une partie réservé aux coursiers. 1983, ce sont les premières vente de VTT en France. Dire qu’à une époque on avait mis en place les solex sans moteur pour en faire des vélos tout terrain. 1983 c’est aussi la création du Vélo Club Blayais, l’USC Carmaux section compétition n’existe plus. Par contre l’USC section cyclotourisme rassemble de plus en plus d’adhérant. Dans les années 90 dans notre Département la FFC Fédération Française de Cyclisme n’est plus la seule à avoir le monopole des épreuves course. L’UFOLEP propose des courses aux cyclistes moins chevronnées, d’un niveau légèrement plus bas que la FFC et détient un calendrier d’épreuve assez conséquent sur toute la saison. La FSGT n’est pas encore trop nommé, du moins dans le Tarn. 
Pratiquement dix après mon arrêt de la pratique du vélo, je remontais sur ma bicyclette, et sorties après sorties, j’augmentais le nombre de kilomètres, et me voilà pris à nouveau par la passion. J’avais alors 28 ans, et mes ambitions n’étaient que de faire de la balade. Le plus difficile avait été de retrouver un certain rythme de croisière pour pouvoir faire des sorties d’au moins 40 kilomètres. Le grand vide de toutes ces années passées m’était fatidique ! Pas facile, j’ai due faire une vingtaine de sorties à très faible allure avant de réussir à retrouver enfin mes routes de prédilection Carmaux Cordes. En fait, comme j’étais au chômage j’avais du temps devant moi pour réaliser sans aucune pression un retour à la pratique du vélo. Il n’était point question de refaire de la compétition, je voulais simplement retrouver des sensations de bien être. A nouveau, mes programmes préférés à la télévision étaient les retransmissions des classiques, le Tour de France. Renouer des liens avec le vélo me permettais aussi de programmer des sorties avec mon frère. Sa passion restait toujours la pêche à la ligne mais de temps à autre il faisait des petites sorties à vélo. On accrochait nos bicyclettes sur le porte vélo et on partait à la recherche de belles montées du département pour les gravir ensemble. Moi qui reprenais à peine le vélo on était tout les deux du même niveau. Nos dialogues portaient alors sur les souvenirs de quant on était bien plus jeune et on en souriait, comme en exemple la sortie vers Saint-Antonin-Noble-Val, quelle aventure !
La suite de mon récit romancé allait être plus facile car j’ai gardé mon cahier d’entrainement ou j’avais tout inscrit : sorties, courses, évènements, les bobos et soucis de santé,…    

  A la recherche du temps perdu !

C’est durant mes sorties à vélo que j’ai retrouvé certains cyclistes qui n’avaient jamais arrêté la pratique du vélo. En renouant des liens mon envie de reprendre une licence devenait de plus en plus forte. Pour ma sécurité et ma protection, une licence était indispensable, je cherchais alors un club qui pouvait m’apporter cette satisfaction. C’est en juin 1994 que des douleurs derrière mon genou réapparu. Il était point question pour moi d’arrêter à nouveau le vélo et je m’étais promis de tout faire pour chercher la cause de ces petits soucis musculaire qui m’avaient pourri ma progression du cyclisme étant plus jeune. Voilà qu’enfin, après tant d’année, un kiné trouvait la raison de mes souffrances. Des radios du squelette entier révélaient une bascule du bassin, un déhanchement de 14 millimètres, et comme par hasard après 28 ans d’existence on découvrit que j’avais une sacralisation lombaire de naissance, la dernière vertèbre soudé au bassin. A présent je devais faire des séances de rééducation, des exercices de gym au sol pour muscler les jambes et assouplir mon bas du dos. La pratique du vélo était bien sur autorisée mais il était préférable de ne pas prendre de position trop courbé, allongé sur le vélo. Le port de semelles orthopédique m’était obligatoire et après à peine quelques semaines mes douleurs musculaires étaient effacées. De plus, les traitements pour combattre les problèmes de tendinite avaient évolué, la crème Kétum gel faisait de vrai miracle. Si j’avais fait ces examens étant plus jeune j’aurais pu poursuivre ma passion, mais le destin l’avait décidé autrement. Après avoir dialogué avec certains coureurs du Vélo Club Blayais j’assistais à une de leur réunion et c’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Jean-Paul Durant Président du Club. Je n’avais pas cent cinquante solutions ! Soit je prenais une licence avec l’USC Cyclotourisme de Carmaux, soit c’était au sein du Vélo Club Blayais. De toute façon, quoique je prenne comme décision, je pouvais si j’en avais envie rouler avec les deux clubs. Le 16 Septembre 1994 je recevais ma licence UFOLEP avec le Vélo Club Blayais. Fin septembre, j’avais cumulé plus de 900 kilomètres d’entrainement en l’espace de quatre mois. Le 25 septembre je faisais ma première grande sortie de groupe, c’était la Randonnée cyclo organisée par le Vélo Club Blayais à l’occasion de la Fête des Sports, qui ne s’appelait pas encore Les Dix Côtes du Ségala.

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A partir d’ici, les paragraphes des sorties et évènements de mon récit seront inscrit tel que je les avais marqués à l’époque sur mon cahier d’entrainement.

Le 25 septembre 1994, 34ème sortie, Fête du sport Vélo Club Blayais, 66 kilomètres, Valdériès Velence d’Albigeois, direction Ambialet bosse vers Courris. Sensation : Impossible de suivre les autres. Resté avec 1 coureur de Gaillac. Mis pied à terre dans la côte de Courris, impossible de là monté à vélo. Braquet 42- (19 – 17 – 21 – 23). Temps : 3h26 Vitesse moyenne 19,2 K/h .

C’est après cette sortie que j’ai su que j’avais du boulot pour réussir à retrouver une forme olympique !
Fin de saison 1994 : 35 sorties, 1050 kilomètres.

1995 Retour à la Compétition

Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour l’idée de recourir me reprenne ! Le fait d’être dans un club, de participer à la vie du club, de voir les autres Membres partager leur sensations dans les compétitions, j’étais redevenue ce gamin qui avait due arrêter étant plus jeune une passion qui était resté endormie durant de longues années. Bien sûr mes ambitions n’étaient plus du tout les mêmes que lorsque j’étais Cadet. Gagner ne voulait plus dire être le premier, mais tout simplement retrouver des sensations de bien être, réussir à se faire plaisir et surtout satisfaire un besoin de revanche, une sorte de vengeance pour effacer les déceptions que j’avais pu connaitre il y a quelques années en arrière. Ne plus rester sur un échec et reconstruire une passion pour avoir et garder enfin une conscience faite de bon souvenir et d’épanouissement.
Mes sorties d’entrainement étaient soit seul, soit au sein de l’USC Carmaux Cyclotourisme, car il n’y avait aucune sorties de groupe au sein du Vélo Club Blayais. Chaque membre choisissait de rouler librement, il n’y avait aucune obligation. L’essentiel était d’être présent aux réunions du Club, d’être présent dans certain évènement, montrer le maillot, se servir de la licence.
La première course de la saison était prévue pour le 26 mars et j’avais cumulé 1852 kilomètres dans les jambes. Une fois par semaine je faisais des longues sorties d’environ 100 kilomètres. Mes développements habituels étaient 42 – (17 – 19 – 21). 1 mois avant le jour J je commençais mes sorties dite de puissance, l’entrainement par intervalle.

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Mon maillot avec lequel j’ai couru au sein du Vélo Club Blayais

Saint-Pierre de Najac

Si quand j’étais plus jeune je devais attendre la décision de mon grand frère pour m’amener sur les courses, cette époque était loin, là c’était bien terminé j’avais mon véhicule personnel je pouvais me rendre là ou je voulais et quant je voulais. C’était déjà un souci de moins. Comme c’était ma première course de reprise, après tant d’année d’arrêt, le Président du Club de Blaye, Jean-Paul Durant avait demandé à la Fédération de me classer et de me faire courir avec les 4ème Catégorie. Cela avait été accepté par l’UFOLEP, mais, lorsque j’étais sur la ligne de départ, les autres concurrents l’avaient perçu autrement. Certains étaient réticent vue mon jeune âge par rapport à la Catégorie. En 4ème on pouvait dire que c’était la Catégorie des Vétérans.

– « Ne vous inquiétez pas, vous allez m’en mettre plein la vue ! Je ne suis pas venue pour gagner mais simplement pour me tester car je reprends à peine la compétition ! » 

sur mon cahier

Le 26 Mars 1995 – Course UFOLEP St.Pierre de Najac (82) – Circuit de 5,6 Km – Difficulté : petits faux-plats montant – Catégorie : 4ème dossard N° 218 – Nombre de participants 50 – Total Km : 51 – Développement : 52 – 17 – 19 (21 – 15) – Chrono : 1H40 Vitesse moyenne 30,6 K/h – Déroulement course : Au 2ème tour avant le faux-plat distancé par le peloton, revenir sur 2 coureurs, on va rouler ensemble jusqu’à la fin, prime des retardés gagné, Remporter le sprint final, 48ème sur 50. Conclusion : manque de puissance dans les petites bosses.

Retrouver des sensations, se faire plaisir, reprendre la compétition quelque soit le résultat, objectifs atteints !
Me revoilà relancé après tant d’année d’arrêt dans une passion qui n’a jamais disparue au fin fond de moi. Il est vrai que le lendemain de la course, mes douleurs et ma tendinite avait refait surface, le Kétum gel était alors nécessaire et comme par miracle mes blessures disparaissaient. Le simple fait de reprendre l’emportait largement devant ses petits soucis de santé qui ne me perturbaient plus du tout.

   1995 l’Année Vélo

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Le Séquestre Albi 2ème Course

Le 2 Avril 1995 – Course UFOLEP Le Séquestre Albi Circuit Automobile 3,6 Kilomètres – Difficulté : Tout plat – 4ème Catégorie – Dossard N° 100 – Nombre de participant environ 30 – Total kilomètre 54,8 – Développement : 52 – (15 – 17 – 19) – Chrono : 1H30 – Vitesse moyenne 36K/h – Déroulement course : Rester tout le temps dans les premiers du peloton, faire la course, suivre les relances mais distancé à chaque sprint sur la ligne, arrivée je termine dans les 10. Tout plat ! Voilà une course à mon goût, de bonne sensation, un régal !

Dès lors tout va s’enchainer très vite. Entre les sorties avec l’USC Carmaux Cyclotourisme, le calendrier des compétitions, mes sorties d’entrainement seul, les réunions du club, le vélo avait une grande place dans ma vie quotidienne. J’avais retrouvé du boulot, des contrats CDD de courte durée, à l’usine, me permettait d’envisager de changer de vélo. Celui avec lequel je roulais était assez vieux et mon rêve était d’avoir un super vélo de course. Il est vrai que mes heures passé à l’usine me fatiguaient d’avantage que lorsque j’étais au chômage, mais qu’importe, les week-ends et en semaine je trouvais des moments pour rouler et m’entrainer, ma saison course se poursuivait.

Moissac 3ème course.

Le 1 Mai 1995 course UFOLEP à Moissac – Circuit d’environ 4 kilomètres pratiquement tout plat – 4ème Catégorie dossard N° 54 – Nombre de participant environ 40 – Total kilomètre 50 – Développement 52 – (17 – 15) – Chrono 1H23 Vitesse moyenne 36,1 K/h – Déroulement course : Pendant toute la course je suis resté en queue de peloton, impossible de me placer devant, ça roulait très vite. J’ai pas mal souffert en restant à l’arrière mais au final, dans un énorme effort je réussi à remonter aux avants poste et me voilà placé pour le sprint final, je dois faire dans les 12. Belle course.

Septfond 4ème course.

Le 14 Mai 1995 course UFOLEP à Septfond – Circuit d’environ 3,5 kilomètres – Difficulté quelques faux plats montant – 4ème Catégorie dossard N° 12 – Nombre de participant environ 35 – Total kilomètres 53 – Développement 52 – (15 – 17 – 19) – Chrono 1H31 vitesse moyenne 34,6 K/h – Déroulement course : Difficile de rester dans le peloton au niveau du faux plat. Dès le troisième tour, seul, j’ai été cherché un coureur qui essayait de prendre la fuite, au final je termine dans le peloton. Une course moyennement difficile.

La polémique. Lorsque un coureur de la Fédé (FFC) court en UFOLEP et de plus remporte la course, ça fait débat, ça discute, ça se dispute ! C’est Philippe Andouard qui remporte la course, coureur chevronné FFC, qui a trouvé cette épreuve bien facile. Avait-il le droit de courir en UFOLEP ? Perso je n’en sais rien ! 
Quand j’étais plus jeune, on avait droit qu’à une seule licence, mais de nos jours (2018) et ce depuis bien longtemps maintenant, on a le droit d’avoir plusieurs licences. Chacun pensera ce qu’il voudra, mais je pense que c’est un peu injuste de voir un coureur FFC qui court en FSGT ou en UFOLEP avec un niveau supérieur. A mon idée, soit on fait une seule licence unique pour tous, soit on respecte les différentes catégories et les différents niveaux.     

C’est au mois de juin, que les sorties club, du Vélo Club Blayais vont faire leur apparition. Sur une idée de Jean-Paul, le Président, décide que tous les dimanches matin, on pourra rouler ensemble, pour les Membres qui le désire. Malheureusement, la plupart des dimanches matin, on se retrouvait que Jean-Paul, moi et parfois Denis. S’aurait été pourtant sympa de pouvoir rouler en grand groupe, mais cela ne se fera pas, ou du moins très peu.    

Lédergues (12) 5ème course.

Le 21 Mai 1995 course UFOLEP à Lédergues – Circuit d’environ 11 kilomètres – Difficulté : des faux plats plus arrivée en bosse, côte d’environ 800 mètres assez raide – 4ème catégorie dossard N° 4 – Nombre de participant 26 – Total kilomètre 55 – Développement 52 – 42 (17 – 15 – 19 – 21) – Chrono 1H48 – Vitesse moyenne 30,5 K/h – Déroulement course : Depuis tout jeune, lorsque j’étais en cadet je savais que je n’étais pas grimpeur ! La tendance aurait pu changer après tant d’année passée mais ce n’était pas le cas ! Après avoir roulé comme des dingues durant le 1er tour et sur pratiquement 10 kilomètres, nous voilà dans la bosse pour notre premier passage sur la ligne d’arrivée. Dès les 1ers mètres de la côte c’est l’hécatombe ! Je n’arrive pas à suivre et de plus je fais une erreur de braquet car avec la force impliquée sur les pédales j’ai un petit saut de chaine. De toute façon pas d’excuse, j’étais largué ! Dès lors je vais être seul tout le restant de l’épreuve et voyant que cela ne servais plus à rien de me fatiguer pour essayer de revenir sur le peloton, je vais rouler avec le braquet d’entrainement, ainsi je ne serais pas venue pour rien. Je termine la course loin, très loin, dernier à plus de 15 minutes du premier.  

Il y avait très longtemps que je voulais courir en nocturne. L’occasion se présentait le 9 juin 1995 à Cantepau, un vendredi soir à Albi. De plus sur un circuit tout plat je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous, j’avais hâte. Mais voilà que la veille, le 8 juin je me blesse à l’usine, au boulot, en poussant des charges très lourdes. Une douleur très intense derrière le genou et voilà que je déclenche ma tendinite, toujours aussi tenace, qui me rappelle à l’ordre à chaque fois que je force trop longtemps avec ma jambe. Je suis alors incertain pour la nocturne, la malchance toujours là. Le lendemain, à quelques heures de l’épreuve la douleur est toujours bien présente, je décide d’aller voir mon kiné. Après m’avoir examiné, rien de grave. Je peux courir mais je dois passer du Kétum gel pendant quelques jours, je dois faire attention dans ma façon de courir et surtout faire un échauffement plus long que d’habitude. Les heures passent, le Kétum fait quelque peu son effet, mes douleurs s’estompent.

Cantepau, Albi (Nocturne) 6ème course

Le 9 Juin 1995 course nocturne à Cantepau, Albi – Circuit, « tourniqué » d’environ 1,5 kilomètre –  Difficulté Tout plat – 4ème catégorie dossard N° 47 – Nombre de participant plus d’une vingtaine de cyclistes – Total kilomètre 46 – Développement 52 (15 – 17)  – Chrono 1H11 – Vitesse moyenne 38,8 K/h – Déroulement course : jamais je n’avais réalisé une telle vitesse en course, rapide, très rapide ! On n’était pas nombreux mais à chaque tour de circuit, c’était quasiment un sprint sur la ligne. Mes douleurs au genou oublié, j’avais du mal à rester dans le peloton à chaque tour, mais j’ai tenu bon jusqu’au bout. Au final même si je n’ai pas pu faire le jeu de course, je dois faire dans les 11 ou 12. Belle expérience, malgré un peu de fatigue.

Les charges de mon boulot à l’usine augmentent de plus en plus. Entre le cyclisme et mon emploi, la fatigue s’installe je décide de faire un break avant de recourir. Je devais me faire une raison, après tout j’en ai bien profité et puis il n’y a pas que le vélo dans la vie, il y a aussi des choses bien plus importante. Le vélo est avant tout un loisir, le boulot est ce qui maintient l’équilibre du foyer familial. C’est durant cette période que mon envie d’acheter un nouveau vélo n’est pas loin de se réaliser. Les sorties club des dimanches matin se poursuivent et on est toujours les mêmes membres à se retrouver pour sillonner les routes, Jean-Paul, moi et Denis. Je roule beaucoup moins avec les Cyclotouristes de l’USC. Le 17 juin 1995 je fais ce qui restera une des mes plus longue sortie d’entrainement, depuis que je pratique le vélo, 114 kilomètres. Le mois de juillet, l’été est là, j’ai plus de 3900 Kilomètres dans les jambes, que ma prochaine course se profile à l’horizon, ce sera à Nègrepelisse. 

Nègrepelisse (82) 7ème course

Le 30 Juillet 1995 course UFOLEP à Nègrepelisse – Circuit d’environ 3,4 kilomètre – Difficulté Un léger faut plat montant mais à part ça tout plat – 4ème catégorie dossard N° 10 – Nombre de participant une trentaine – Mon total kilomètre réalisé 30 (68 kilomètres course totale) – Développement 52 – (17 – 19) – Mon chrono 52 minutes – Vitesse moyenne 34,6 K/h – Déroulement course : Les erreurs se payent cash ! Avec un + de 30° degrés, bitume fondant la chaleur faisait rage en cette journée du 30 Juillet. Un spectateur du public à chaque tour du circuit nous arrosait au passage pour limiter la pression du soleil brûlant. Mais mon soucis n’était pas le fait qu’il faisait très chaud, c’est que de vouloir partir seul sur les courses je n’avais personne pour me ravitailler en eau. Je n’avais qu’un seul bidon, et voilà qu’au 8ème tour de circuit je commence à avoir des malaises. Tête qui tourne, vertige, insolation très certainement, je suis obligé d’abandonner. Mis à part cela, j’étais dans le peloton, distancé à deux reprises au moment des passages sur la ligne, la forme n’était pas au rendez-vous, à oublier.

La Fin de saison 1995 toute proche

Je pensais que j’en avais fait assez pour cette saison, du moins pour ce qu’y est des compétitions. Nègrepelisse restera ma dernière course de la saison, mais je poursuivrais mes entrainements, mes sorties vélo, avec un bilan assez positif en tenant compte que c’était une reprise de la pratique du vélo après tant d’année d’arrêt. Je profitais pour m’intéresser de plus près au changement de mon vélo. Je devais faire selon mon budget mais surtout qu’il puisse avoir les dernières technologies : les pédales automatiques et les manettes de changement des vitesses aux poignets de frein, j’en rêvais depuis longtemps. Certes, se ne sera pas le vélo de mes grands rêves, un super vélo de course, mais je ferrais avec et c’est déjà pas mal. C’est le 9 août 1995 à la galerie marchande de Casino à Albi que j’achetais mon nouveau vélo. Cap Loisir était le magasin et atelier de cycles de Philippe Andouard spécialisé dans le montage et la fabrication de vélo de course. Doté d’un cadre Reynols 500 en acier, un Orbéa de taille 54 il pesait environ plus de 11 kilo, et était équipé en Shimano RX.100. Changement des vitesses aux poignets de frein et pédales automatiques, il le vendait à 3500 Francs. Un peu cher, mais comme il me faisait une reprise de 1000 Francs de mon vieux vélo je craquais. Fin août je décidais de mettre un terme à ma saison. Au total j’aurais fait 78 sorties, plus 7 courses UFOLEP, totalisant 4340 kilomètres à plus de 177 Heures avec une vitesse moyenne de 25 kilomètre heure. Dès septembre je préparais la prochaine saison, un repos accompagné par des footings pour garder une certaine forme physique, mais déjà début octobre je reprenais mes entrainements vélo. Après un mois de repos me voilà reparti sur les routes pour des sorties dite d’endurance, la saison 1996 en point de mire.

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Mon nouveau Vélo Orbéa

Saison 1996

Déjà au mois de février j’avais plus de 1400 kilomètre dans les jambes. Le 18 février 1996 c’était le grand rendez-vous de Vélo Club Blayais. Présentation des nouveaux maillots d’hiver, des nouveaux membres, la photo de groupe avec la présence d’une personne représentant La Dépêche du Midi. Jean-Paul est toujours Président du club et ce jour là il y avait 14 cyclistes pour une sortie en groupe qui allait se terminer par un jeu de course que j’avais trouvé complètement inutile.

Le 18 Février 1996 Photo de groupe – sortie Club 14 membres – Blaye-les-Mines, Villeneuve-sur-Vère, Vieux, Le Verdier,…- Mon total kilomètre 70 – Mon chrono 1H51 Ma vitesse moyenne 25,4 K/h – Déroulement de la sortie : Après une vingtaine de kilomètres un jeu de course allait se mettre en place, des accélérations, des démarrages, allait désunir totalement le groupe. Sur 8 coureurs restants (Casselli, Auriol, Delpoux, Gutierrez,…) j’ai été le dernier a être lâché dans la bosse de Vindrac, il ne restait plus alors que 4 cyclistes. Étant seul à présent, je décidais de couper le parcours et de terminer ma sortie tranquillement.

  A mon goût, cela aurait du être une sortie « festive », une sortie de retrouvaille pour dialoguer entre nous, de notre préparation hivernale, mais rien de tout ça avait été au programme d’une sortie club qui n’avait eu aucun intérêts, mis à part la photo de groupe. Déjà qu’on ne sortait pas souvent en grand groupe, je n’ai jamais comprit pourquoi lorsque on n’était nombreux en sortie de groupe du club, on devait se « flinguer » comme des « tarés » ? Qu’est-ce qu’on avait à prouver ? Qu’est-ce qu’on avait à gagner ? C’est un peu pour cette raison que je préférais aller rouler avec les cyclotouristes de l’USC. Je précise tout de même qu’a cette époque de l’année, février, je n’étais pas encore prêt pour les sorties dite de préparation à la compétition, même si j’en étais pas très loin.

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Le 18 Février 1996 photo individuelle

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Chaque semaine, tous les membres du Vélo Club Blayais passera individuellement sur La Dépêche.

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Une des pages de mon cahier d’entrainement

Avec plus de 1900 kilomètres dans les jambes je débute ma saison course sur le circuit automobile du Séquestre, à Albi. Une course que j’aime bien, dans mes cordes puisque c’est tout plat et que je suis plus rouleur que grimpeur.

Le Séquestre 1er course de la saison

Le 24 Mars 1996 course UFOLEP circuit automobile Le Séquestre Albi. – Automobile 3,6 Kilomètres – Difficulté : Tout plat – 4ème Catégorie – Dossard N° 54 – Nombre de participant environ 33 – Total kilomètre 50 – Développement : 52 – (15 – 17)  – Chrono : 1H25 – Vitesse moyenne 35,2 K/h – Déroulement course : C’est bien d’être devant mais tirer trop souvent le peloton n’apporte rien de bon ! Au dernier tour, voilà que je suis devant le peloton et personne ne prend de relais, je n’arrive pas à me retirer de cette maudite position, ils ont trouvé le boy à tout faire, je suis dans le vent quelque peu piégé. A la flamme rouge ça démarre et je n’ai pas assez de puissance pour suivre, je termine dans le paquet. Conclusion, même après toutes ses années passées, je fais encore des erreurs, comme quoi on en apprend tous les jours. Pas grave je ferrais mieux la prochaine, j’en ai tiré les leçons et puis, après tout c’était ma première course de la saison.

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Course UFOLEP au Séquestre. Ici avec ma fille en 1996

Contrats CDD, usines et entreprises différentes, je trouve moins de temps pour courir. Et même si je continue à m’entrainer je vais attendre trois mois avant de recourir.

Cantepau, Albi 2ème course

Le 7 Juin 1996 Nocturne à Cantepau, Albi – Circuit, tourniqué d’environ 1,5 kilomètre –  Difficulté Tout plat – 4ème catégorie dossard N° 46 – Nombre de participant plus d’une trentaine de cyclistes – Mon total kilomètre 27 – Développement 52 (15 – 17)  – Mon chrono 46 minutes – Vitesse moyenne 35,2 K/h – Déroulement course : J’étais super bien, bien placé dans les dix premiers du peloton, pas du tout fatigué, j’avais en tête de réaliser un super truc. Mais voilà, ça ne se passe jamais comme on l’aurait voulu ! Au environ du 24ème kilomètre de course une chute collective en plein milieu du peloton. Plus d’une dizaine de coureurs se retrouve à terre ainsi que moi-même. Mon soucis n’est pas le fait d’avoir chuté c’est mon dérailleur et mon frein c’est retrouvé bloqué. Le temps de remettre tout en place le peloton est déjà bien loin. Qu’importe après réparation je décide de faire la poursuite pour essayer de recoller au peloton. Seul, après trois tours de circuit, et malgré mes efforts je n’arrive pas à rejoindre le paquet et je décide d’abandonner.

Petits bobos, quelques brulures sur le genou droit, sur le coude et sur la hanche, je me découragement pas je poursuis mes entrainements. Depuis ma reprise de la pratique du vélo et mon retour à la compétition j’ai couru tout le temps en 4ème catégorie. Mon envie est de participer au Championnat Régional UFOLEP mais vue mon âge je vais devoir courir avec les Séniors les premières catégories. Qu’importe un mois avant le Championnat, je décide de m’inscrire dans l’unique raison de voir comment ça roule chez les premières, même si je sais que je vais me faire larguer des le premier tour. Un peu mazo sur les bords car cette course se fera à Lédergues, circuit pour grimpeur, le même que celui de l’an passé, là ou je m’étais fait distancé dès le premier tour.

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La guigne revient à grand pas

Cela faisait à peine un an et demi que j’avais repris le vélo, que des soucis revenaient petit à petit. Non pas d’ordre musculaire mais cette fois-ci d’ordre psychologique. Avant toute chose je dois préciser que je ne suis pas là pour décrire et parler de ma vie privé, c’est bien un récit sur ma passion du vélo et non une histoire de ma vie quotidienne de tous les jours, mais tout le monde sait que lorsqu’on n’est pas bien dans sa tête il est inutile de croire en des bonnes performances sportives. Le vélo c’est bien, c’est un loisir mais lorsque des problèmes familiaux arrivent on se doit de les gérer avant toute chose. Des soucis dans mon union de couple vont quelque peu freiner ma progression à la pratique du cyclisme, et il était important  de le souligner pour la suite de mes péripéties vélocipédique. Quoi qu’il en soit je laisse mes soucis d’ordre familial et me dit que lorsque on s’engage on se doit d’être présent, et je me présente au Championnat Régional UFOLEP

Lédergues (12) 3ème course.

Le 26 Juin 1996 Course Championnat Régional UFOLEP à Lédergues – Circuit d’environ 17,6 kilomètres – Difficulté Des bosses, des faux plats, circuit pour grimpeur – Catégorie Sénior – dossard N° 76 – Nombre de participant plus d’une quinzaine dans la catégorie sénior A – Mon total kilomètre 15 – Développement 52 – 42 (15 – 17 – 19 – 21)  – Mon chrono 30 minutes – Vitesse moyenne 31 K/h – Déroulement course : C’est sous une pluie modéré qu’ont va prendre le départ de ce Championnat et sans me faire trop d’illusion je n’ai pas réussi dès les premiers mètres à accrocher le peloton. Pas du tout dans la course, la tête ailleurs, j’ai abandonné après le premier tour de circuit. Déjà que je n’étais pas en grande forme, pourquoi en plus me fatiguer sous une pluie constante. Pas bien dans ma tête OK mais je reconnaissais toutefois que j’étais loin d’avoir le niveau Sénior.

Après cette aventure, je pensais qu’il serait mieux pour moi de tirer un trait sur la compétition et de me diriger vers le cyclotourisme. Jusqu’à fin août je vais poursuivre mes sorties à vélo, mais sans plus aucune ambition, car tout va s’arrêter pour cause d’une demande de divorce, que je vais avoir du mal à surmonter. Une fin de saison subite ou j’aurais fait plus de 4200 kilomètres, 81 sorties et 3 courses.

Dans les Bas-fonds

Lorsque deux soucis se suivent, d’autres arrivent à grand pas ! J’ai toujours pensé que j’avais un diablotin derrière moi, me poursuivant pour mettre un terme à ma passion ! Peut-être pas née sous la bonne étoile ? Après mes contretemps lorsque j’étais en Cadet, mes problèmes musculaires, et à présent mes ennuis familial, j’ai été obligé d’interrompre toute activité concernant ma passion du vélo. Une situation très préoccupante, fin août 1996, je n’avais plus de temps pour rouler. Jusqu’en décembre tout c’est enchainé : rupture, chômage, grippe de type asiatique qui m’a cloué au lit pendant près d’un mois, otites, perte de poids considérable, j’ai sombré dans une déprime ou j’ai dit basta ! Comme dans les Bas-fonds, écœuré de tout, j’ai coupé tous les ponts que j’avais avec ma passion du cyclisme. Toutefois, j’avais avertit Jean-Paul, Président du Vélo Club Blayais que pour moi tout était bien terminé.  

Repartir à zéro

Tout effacer pour tout reconstruire ! Il faut du temps pour oublier et mois après mois, une nouvelle vie, de nouveaux emplois s’ouvrent à moi. C’est dans cette situation un peu plus stable et un peu plus calme qu’en juin 1997 je décide de remonter sur mon vélo, pratiquement, un an après avoir arrêté. A 31 ans je ne me fais guère d’illusion, je vais pédaler uniquement pour moi, pour le plaisir, sans prendre aucune licence, sans prendre contact avec un club. Dès ma toute première petite balade, je suis victime d’une crevaison ! Dire que cela n’arrive que très rarement, je commence bien ! Bref, de toute façon, je n’ai plus du tout les mêmes ambitions qu’il y a quelques années en arrière. Mon objectif est de retrouver des sensations de bien être, d’être au contact de la nature, me balader à un rythme tranquille, sans aucun programme d’entrainement. J’ai décidé de ne pas me forcer, je sortirais quand j’en ai envie, car, avec la malchance qui me poursuit, personne ne sait ce qu’il va m’arriver de nouveau. A la fin de l’année 1997, j’ai fait un total de 440 kilomètres, 9 sorties et je me dis que pour une petite reprise c’est déjà pas mal, c’est bien d’avoir essayé. 
1998 rien ne va plus ! Pour pas changer ! Je me retrouve au chômage, c’est la crise ! Je me vois forcé de vendre mon vélo car mon budget est  au plus bas.
1999, des petits boulots d’intérim, des périodes de chômage, une nouvelle vie de couple, ma passion pour le cyclisme est uniquement les retransmissions télé que je regarde quand j’ai le temps. 
2000 le nouveau millénaire ! Après mes soucis de santé de sacralisation lombaire, ma bascule du bassin, mon psoriasis en plaque, voilà qu’à présent ce sont mes yeux qui me jouent un tour ! L’hérédité familiale, j’ai un glaucome qui apparait. Ma Grand-mère en avait un, ainsi que mon père, voilà un joli cadeau que me transmet la famille ! Et comme cela ne suffisait pas, j’ai une hypermétropie, le port de lunette deviens obligatoire. 
2001 j’ai une opportunité d’avoir un emploi stable. Jusqu’à présent j’ai eu des boulots en entreprise, à l’usine, dans la mécanique, et en électricité dans le bâtiment. A travers ces emplois, j’ai aussi été animateur micro dans des radios locales et DJ dans quelques discothèques de la région, une autre passion avec celle du vélo, qui m’a toujours collé à la peau depuis très jeune. Par contre, je ne connaissais pas du tout l’animation de loisir. Après une formation d’un an en alternance, je suis embauché en CDI dans l’Association Les Francas du Carmausin en 2002. Mon emploi consiste à mettre en place des projets d’activités et des animations pédagogiques auprès d’enfants dans une école de la ville, lorsqu’ils ne sont pas en cours, ce que l’on appelle le temps de CLAE et les temps des vacances scolaire. Etre au contact des enfants c’est bien, mais on se doit d’avoir une certaine forme physique, car un enfant ça court dans tout les sens ! Je me voie contraint de reprendre une activité physique, ce sera des footings.  

La Passion toujours là

Après avoir galéré pendant de longues années à trouver un emploi stable, je privilégie plus mon travail d’animateur qu’à ma passion du vélo. Des rêves de gamin, et de jeunesse surgissent au fond de moi, et je profite du peu de temps que j’ai pour ne pas oublier mon passé de ma pratique du vélo. Je regarde toutes les retransmissions télé et de plus je les enregistre toutes pour me les rediffuser durant les grandes heures ennuyeuses d’hiver. Je suis alors à fond dans le cyclisme pro. et commence à écrire et faire des cahiers en retraçant tous les palmarès des grandes compétitions, ainsi que les palmarès des grands coursiers, Les Forçats de la route. C’est à cette époque (2003), que je décide de me lancer dans une grande collection, les véhicules miniature en métal de la Caravane publicitaire du Tour de France. Ces autos à l’échelle 1/43ème sont accompagné de livres racontant les grands moments du Tour de France. Une collection qui prendra de l’ampleur au fil des ans.

livres

Quelques objets de ma collection

Comme je n’ai pas trop de temps à consacrer à ma passion du vélo, je décide de l’instaurer dans mon boulot. Je crée le projet balades à vélo pour les enfants du centre de loisir. Ce projet se fera sur plusieurs séances et débutera par des actions sur la sécurité routière et le code de la route. Parcours emménagé, vérification des freins, casque obligatoire, apprentissage des panneaux les plus important du code de la route, mise en situation dans la cour de l’école, un vrai projet éducatif. Lorsque le groupe d’enfant est prêt et après avoir passé les séances de sécurité routière on peut alors passer à la suite, planifier la sortie à vélo en dehors du centre. Des sorties qui vont se faire en terrain fermé, pour éviter la grande circulation, ce sera sur les sentiers du site de Cap Découverte à Blaye-les-Mines. Pour cela j’ai besoin d’un vélo ! Et oui, car le seul qui me restait je l’avais vendue en 1998. J’achète un simple VTT de marque Peugeot qui fera très bien l’affaire pour les sentiers de Cap Découverte.
Remonter sur un vélo me redonne l’envie d’en refaire et je réalise un de mes rêves les plus fou, avoir un super vélo de course, du moins, mieux que ce que j’avais eu par le passé. Ce sera un vélo route de marque Bianchi. Le M 105, cadre en alu légèrement sloping , taille 54, fourche carbone, équipé en Shimano 105, jantes Mavic CXP 22, pour un prix de 1330 euros.

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Une seconde jeunesse

Travailler en tant qu’animateur de loisir avec les enfants nous fait garder un esprit jeune. A 37 ans, entre mes heures de boulot je roule sur mon VTT et les week-ends, samedi et dimanche, je roule sur mon Bianchi. Comme une seconde jeunesse je retrouve les plaisirs des routes de Carmaux – Cordes. Un nouveau carnet d’entrainement, de nouvelles ambitions, petit à petit, je rattrape en quelque sorte le temps perdu. Celui qui à chaque fois m’a freiné et m’a obligé d’interrompre une de mes passions qui n’a jamais disparue. Têtu, obstiné, et motivé, comme un vélo dans la tête, je reprends la pratique du vélo. Il y a tant de choses que je n’ai pas pu réaliser, que peut-être ce serais le moment ou jamais de les concrétiser. En exemple, faire une cyclosportive, ou bien faire un ou deux cols, rouler en montagne, prendre une licence au sein de l’USC Carmaux Cyclotourisme et retrouver des instants conviviaux et pouvoir à nouveau rouler en groupe, tout simplement renouer des liens avec le monde du vélo. 
Être sur le vélo me procure des moments d’épanouissement, et de plénitude. Se déguiser, se changer en une nouvelle personne, différente le temps de quelques heures. Oublier les petits soucis de la vie quotidienne et surtout les instants de pression du boulot, faire une pause, penser à autre chose. Des moments pour s’évader, profiter de refaire le plein de bien être physiquement. Tel un jardin secret, en pleine nature, rien ne peut venir perturber mon plaisir de rouler tranquillement et de sillonner les routes de notre belle région. Des instants d’intimité, comme pour se ressourcer, esprit et moral équilibré, ce sont bien tout ça les joies du vélo. Imaginez, rêvez,…

« Les premiers tours de pédale »

Jeune, je venais d’apprendre à tenir l’équilibre sur deux pédales. Cet engin appelé Vélo, allait me donner, années après années, la liberté que je cherchais : des sensations d’apaisement ; trouver un endroit ou je pouvais m’évader.
Qu’importe la peur de trop s’éloigner de la maison, le risque je le prenais car, j’étais attiré vers des lieux inconnus mais tant attirant, mon jardin secret était né.
La beauté des paysages, je partais loin pour enfin respirer et m’éloigner des contraintes quotidiennes : le collège, les devoirs, le cartable et de certains camarades aux langages et attitudes parfois irritantes.
Qu’importe les douleurs aux jambes, même les efforts que je devais fournir pour gravir les côtes, me donnait l’envie d’aller plus loin, et plus haut.
Tôt, les dernières brumes de la nuit s’étirent mollement dans la fraicheur du matin La route est luisante et la rosé scintille dans les rayons du soleil qui percent à travers les arbres. Les senteurs et odeurs des fermes et des champs me caressent les narines, sensations d’air sauvage mais combien bienfaisante et naturelle, la journée sera belle.

En contrebas, le léger clapotis d’un ruisseau, dans le feuillage et les buissons, le pépiement des oiseaux, puis un moment de silence, tout juste troublé par un chien qui aboie au loin.
Empressé d’arriver au plus hauts des sommets pour avoir l’unique récompense : contempler les horizons. Paysages grandiose mais si petit en hauteur, sensation d’être le roi du monde, protégé, intouchable, libre.
Le calme, les pédales se font légères sous les pieds et chaque tournant de la route découvre un nouveau lieu, un nouveau jeu d’ombres profondes de tranquillités et de plénitude.

Voilà l’enchantement des premiers kilomètres d’une balade à vélo.
Allez ! envie d’aller chercher ce moment de pur bonheur ?, 

prenez votre courage à deux mains et allons ensemble le partager.

Merci le vélo. Robert

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Le 12 Août 2003 je réalise une de mes plus longue sorties depuis ma reprise, un 80 kilomètres, à 23 de moyenne avec un braquet de 42-15. Entre mes petites sorties avec le VTT et mes sorties routes j’aurais accumulé fin septembre 2003 un total de 1000 kilomètres. Certes, ce n’est pas beaucoup, mais cela me donne confiance pour la suite.

Mes derniers grands tours de pédales

Lorsque j’écris ces lignes nous sommes en 2018 et en regardant mes cahiers d’entrainement, 2004 resteras ma dernière saison, car la suite est une autre histoire. Loin des routes de compétition, mon objectif est de réaliser, (au moins) une randonnée cyclo. en fin de saison, pour l’unique raison de me tester et de savoir si je suis capable de rouler en groupe lors d’un évènement. Je vise Les dix côtes du Ségala qui est organisé par le Vélo Club Blayais et qui se fait début septembre. Voilà un évènement que je n’ai jamais eu l’occasion de réaliser, mais pour cela j’ai de l’entrainement à faire. La plus part du temps je roule seul, en endurance entre 22 et 24 k/h de moyenne, avec comme développement habituel 42 – 15 – 19 et je sillonne les routes du Tarn Nord. De temps à autre je rencontre des cyclos. et roule avec eux pendant quelques kilomètres, ce qui me fait rappeler des souvenirs. Parfois ce sont les cyclotouristes de l’USC Carmaux, et d’autre fois ceux du club Léo Lagrange. Ma dernière plus grande sortie sera un 100 kilomètres c’était le 3 juillet 2004. Personnellement je ne roule pas assez. Mon souci est que je manque de temps, car lorsqu’il y a les temps des petites vacances scolaire, mon emploi d’animateur ne me permet pas de pouvoir rouler plus. De 7 heures jusqu’à 18h30 ce sont mes journées de boulot au Centre de loisir. Avec la fatigue de la semaine, je profite des week-ends pour me reposer, on ne peut pas tout avoir. Le plus difficile c’est le mois de juillet, puisque le centre de loisir est ouvert pendant 4 semaines, c’est dire que durant ce mois là, je ne roule pas. 
A ce propos, j’ai une anecdote, qui me revient assez souvent, car j’en râle encore ! C’était le mois de juillet 2003, le Tour de France faisait escale et arrivée d’étape sur le Site de Cap Découverte lors d’un contre la montre individuel, que l’Allemand Jan Ullrich remportera devant Lance Armstrong. Et bien ce jour là, j’étais dans la cour du centre de loisir, la cour de l’école, avec mon groupe d’enfant et l’on pouvait voir l’hélicoptère du Tour survoler le ciel de Carmaux. Qui dit mois de juillet, dit aussi pas de Tour de France ! Je me souviens encore que je n’avais même pas eu le temps d’aller voir l’exposition au Centre Culturel de Carmaux Vous avez dit vélo ! En fait c’était la fête du vélo mais moi je n’étais pas là !
A un mois de mon objectif, je suis à peine à plus de 1000 kilomètres dans les jambes et me dit que je suis un peu court, pour participer à un évènement. Qu’importe, l’essentiel est d’essayer.

Les 10 Côtes du Ségala 2004

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Les 10 Côtes du Ségala 2004

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Le 5 Septembre 2004, Dans l’inconnue, je me dirige vers le Site de l’Endrevié, lieu du départ de la Randonnée Cyclo. Les dix côtes du Ségala, 7èmeédition. Sans aucune conviction, je m’inscris sur le petit circuit. Dossard N° 137, sur un parcours exigent d’environ 60 kilomètres, Le Trap, Valdériès, Ligots, La Cavallerie, Crespin, … il y a de quoi faire ! Mon premier objectif est d’observer, mon second est de pouvoir terminer la randonnée. Comme un défi, un test, mes intentions sont claire, surtout ne pas essayer de suivre, mais faire à mon rythme. Sous une météo clémente, dès le départ, ils sont tous parti comme des malades ! Je n’ai pas voulu accrocher et me suis retrouver seul, derrière, dès les premiers mètres.
Je savais que j’étais un peu court et que mon niveau d’entrainement était faible, mais dans ma tête ça a fait tilt ! Ça m’a même fait rire !

– « Mais ou vont-ils comme ça ? Qu’est-ce qu’il y a à gagner ? C’est une course ou une randonnée ? Qu’est-ce qu’ils ont à prouver ? …»

Tout avait bien changé, on était loin de ses randonnées d’une certaine époque, ou lorsqu’on formait un groupe on était solidaire pour aider celui qui avait un peu de mal à suivre. Même celui qui se sentait très fort respectait la règle commune et collective, de faire un choix, soit c’était une rando. , soit c’était une course, mais pas les deux en même temps. Mon premier objectif d’observation avait été très vite réglé, c’était tout vu. Je me disais qu’avec un peu de chance, dans quelque kilomètre, certains vont peut-être penser comme moi, relâcher leur effort et qu’un groupe peut se former pour pouvoir rouler ensemble à un rythme plus tranquille. Aux environ du dixième kilomètre, je me retrouve avec un cyclo de mon âge, qui comme moi n’avait pas pu accrocher le wagon. On va alors rouler ensemble et c’est ainsi que mon second objectif de terminer le parcours va prendre forme. Au final, on va terminer à deux sur un circuit qui m’aura demandé de faire quelque effort surtout dans les bosses. 64 kilomètres affiché sur mon compteur à 22 K/h de moyenne, voilà pour les chiffres. Une expérience qui m’aura quelque peu déçu mais au moins j’ai vu ou j’en étais, et ce n’est pas le mal aux jambes du lendemain qui m’a encouragé à remettre ça dès les prochains week-ends. En définitive je préfère reprendre seul mes petites sorties d’entrainement ou je trouve le réel plaisir de faire du vélo.

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Se remettre en question

Ou sont mes vingt ans ? Voici un extrait d’un article publié dans un magazine.

… La capacité d’amélioration par l’entrainement des différents systèmes de l’organisme se maintient au moins jusqu’à environ 70 ans, mais les différences entre les individus sont grandes et les progrès plus lents que chez les personnes jeunes. Après une interruption d’activité de trois semaines, il faut deux mois pour retrouver l’état antérieur. Ce qui veut dire que lorsqu’on arrête vingt ans, il est nécessaire d’effectuer une remise en condition progressive que l’activité sportive antérieure ait été intense ou non. Le cycliste qui n’a jamais arrêté de faire de la bicyclette ne pose pas de problème majeur. Il a un organisme entrainé. Seule chose à ne pas transgresser : adapter constamment ses ambitions sportives à ses possibilités physiques qui diminuent, lentement certes, mais progressivement à partir de 40 ans… Enfin, il y a celui qui fait un retour après un long arrêt, qui se caractérise par une mobilisation musculaire effectuée jusqu’à ‘âge de 20 ans, puis par un abandon de l’activité cycliste pendant environ une vingtaine d’années et une reprise vers 40 ans. Les risques sont importants car ce type de vétéran, lui, est esclave du chronomètre. Il va vouloir retrouver les performances de sa jeunesse mais, malheureusement, les possibilités de l’organisme ont baissé et surtout les effets de la pratique sportive ont disparu depuis longtemps. Chez cet ancien-nouveau-sportif, il faut repartir à zéro par un entrainement régulier et progressivement ascendant…

C’est un peu ce que je ressentais à cette époque. J’avais repris la pratique du vélo, et même si je ne sortais pas beaucoup sur mon vélo, à 38 ans je n’arrivais plus à trouver les sensations que j’avais il y à quelques années en arrière. Toujours ancré dans ma mémoire, la facilité dont j’avais lorsque je m’entrainais pour me préparer à la compétition avait disparus. C’était durant mes sorties que je remarquais que sur les mêmes routes que j’empruntais à l’époque que je ressentais un manque, c’était plus pareil, j’avais l’impression de ne pas assez avancer. Je devais donner plus mais, même après avoir fait plusieurs fois les mêmes tronçons de route, la pêche n’était plus là. Tels un poids sur mes jambes et mon corps, j’étais comme ralentit par mon âge qui me rappelait à l’ordre. Freiné entre deux états, l’un qui ne voulait pas revenir, l’autre qui me tiraillait pour me faire comprendre que la vieillesse sportive était là. Je m’en voulais d’avoir arrêté trop souvent la pratique, j’en subissais les conséquences. Je savais et j’en avais bien conscience que lorsque j’avais repris la pratique du vélo je ne referais plus de compétition et que j’étais loin de refaire de grandes performances mais, le plus difficile était de retrouver une certaine motivation pour aller rouler. J’avais toujours des excuses, comme aujourd’hui je suis un peu fatigué, je n’ai pas le temps, ou bien je n’ai pas envie, j’ai autre chose à faire, … En fait ce qu’il me manquait c’était une certaine grinta ce terme utilisé au foot pour désigner une action explosive pour aller au bout de soit. Malgré ses ressentis je devais me remettre en question et me contenter de mes sorties à vélo que je faisais avec plaisir et ça, c’était déjà très bien.
Ma saison vélo 2004 allait se terminer subitement à cause d’un accident de travail. Le 15 septembre, lors d’une animation de jeux sportifs collectifs au centre de loisirs, j’ai pris un coup à la cheville et me voilà avec une entorse. Pas d’arrêt de travail, simplement une attelle et quelques séances de rééducation chez un kiné, d’où j’ai du arrêter toute activité physique pendant quelque mois. Au final, entre mes sorties à VTT et mes sorties avec le vélo de route, fin septembre 2004 j’aurais fait à peine, un total de 1200 kilomètres à une moyenne de 23 K/h.

Les Années Noire

Décembre 2005, c’est l’hiver et même si je n’ai pas terminé mes séances de kiné pour la rééducation de mon entorse à la cheville, j’arrive tout de même à trouver le temps pour sortir à VTT sur les sentiers du Site de Cap Découverte.
A mon boulot on me propose un nouveau poste de travail pour les vacances d’été, Directeur Adjoint Pédagogique. C’est avec plaisir que j’accepte et cette nouvelle expérience sera renouvelée durant l’été suivant en 2006. Je suis quelque peu débordé par mon travail d’animateur de loisir mais combien enrichissant et motivant. Entre mes projets des temps CLAE, celui des mercredis et celui des petites vacances scolaire, j’ai à présent la responsabilité de programmer le séjour des vacances du mois de juillet. 4 semaines à mettre en place, préparation des actions, des sorties collectives, des réunions de l’équipe des animateurs, de mes activités, relations avec les parents,…j’avais de quoi faire. Pris par le manque de temps, ce sont des heures de travail que je serais obligé de faire à la maison pour tout planifier et faire un dossier écrit. Moins de temps libre, mais plus de confiance à maintenir mon avenir professionnel.
A ce moment du récit, je vais vite passer en revue la suite car, elle ne se réfère pas à ma pratique du vélo. Comme j’ai déjà dit, ce n’est pas un mémoire de ma vie privé mais bien l’histoire de ma passion pour le cyclisme, mais trop d’évènement sont venue interrompre ma progression au fil du temps et il était important d’expliquer le pourquoi.
Le 22 Mars 2005, un de mes trois frères, celui avec qui nous avions des passions commune et notamment celle du vélo, met un terme à sa vie, le malheur tombe dans le cercle familial. Les passions, les joies, les temps libres ne sont plus du tout à l’ordre du jour, plus rien n’a de l’importance, mon vélo est bien sûr à l’arrêt.
Fin juillet 2005 je termine très fatigué ma direction adjointe du séjour des vacances du mois de juillet, à mon boulot au centre de loisir ; pas de vélo.
2006, les mois sont passés à vitesse grand V, toujours autant de boulot et des responsabilités au centre de loisir, la grande fatigue c’est installé ; pas de vélo.
2007, je n’arrive plus à assimiler les temps libre et mes heures de travail d’animateur. Les activités de jeux sportifs, foot, basket, balle ovale, et les grands jeux au centre de loisir m’épuisent de plus en plus, j’en arrive à ne plus y participer mais uniquement à arbitrer mes séances. Les récupérations sont de plus en plus difficile, je ne trouve plus de temps pour moi ; pas de vélo.
2008, à la suite de petits soucis de santé, due très certainement à ma fatigue de mon emploi, je décide et demande un contrat de travail avec moins d’heures. Dès lors, j’ai un peu plus de temps libre et décide de remonter sur mon vélo, manière de me changer les idées. Mais, durant mes toutes petites sorties à vélo des douleurs au dos et aux cervicales apparaissent. Après examens, de l’arthrose c’est installé, faut pas vieillir ! Je décide de changer de vélo. Le rêve du super vélo n’aura pas duré longtemps, je vends mon Bianchi et mon VTT contre un vélo plus adapté à mes besoins, se sera un Orbéa de type dit fitness avec guidon plat, cadre et roue de route.

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2009, rien ne va plus au centre de loisirs. L’Association fait un dépôt de bilan, redressement judiciaire, des licenciements vont avoir lieu. Ce n’est qu’en décembre qu’un repreneur décide de tout prendre en main. Tensions, mouvement de contestation, nouveaux projets d’animation en perceptive, nouvelle direction, … ; pas de vélo.
2010, à 44 ans, en janvier je choppe une varicelle carabinée ! Bonne année !… ; pas de vélo ! Comme j’ai de plus en plus de difficulté à rouler je consacre toute une pièce de mon appartement à ma collection du cyclisme. Je me contente avec ce que j’ai, et le simple fait d’être dans cette pièce me rappelle mes jeunes années de quand je courrais. Objets de collection sans grande valeur, livres, CD, cahiers, photos, vidéos, souvenir du temps passé, tout est là pour ne pas me faire oublier ma passion qui se transforme plus en spectateur que pratiquant.
2011, en janvier, accident de travail, calcification à l’épaule, puis s’en suive des capsulites. Arrêt de travail, épaule gelé, difficulté pour bouger, repos, reprise du boulot à mi-temps thérapeutique.  

2011 Le Tour de France à Carmaux

Pour une Première, ça est une, c’est un grand évènement, puisque pour la première fois de son histoire le Tour de France cycliste fait étape arrivée chez nous, à Carmaux. Il y a fort bien longtemps que des projets de vélo au centre de loisir n’ont pas eu lieu. L’Association Carmaux Loisir Enfance décide de marquer l’évènement. Elle s’associe à la ville  et aux autres Associations diverses pour que ce projet en soit un des plus important de l’année. Pour ce faire, un séjour d’une semaine au centre de loisir autour de la Grande Boucle est proposé à un groupe d’une dizaine d’enfants intéressés au projet. Même si les vacances d’été n’ont plus lieu au centre de loisir des Francas et ce depuis 2009, ce sera bien la deuxième semaine du mois de juillet que ce projet prendra forme. Je n’étais pas sensé travailler au mois de juillet, mais comme j’avais des heures de boulot en retard par rapport à mon planning horaire annuel, je suis sollicité pour participer à l’animation de ce projet. De plus, avec mon expérience vélocipédique, l’équipe est heureuse de m’avoir dans leur rang. Voici l’article complet de ce projet.

Projet des petits Reporters du Tour de France 2011. Arrivée d’étape à Carmaux et départ d’étape à Blaye-les-Mines.

Revue de presse Publié le 28/04/2011 La Dépêche du Midi

les enfants du Clae décorent les vitrines

«Certains enfants ne savaient pas que Carmaux accueillaient une étape du Tour de France le 12 juillet» affirme Julie Boyer, directrice du CLAE Jean-Jaurès.
C’était il y a environ 3 mois, car aujourd’hui, les enfants du CLAE sont devenus des passionnés, sous la houlette de Robert, animateur féru de vélo, et de l’équipe d’animation, avec Sandrine, Marjorie, Patricia, Emilie et Julie.
Depuis début janvier, une trentaine de «primaires» et une vingtaine de «maternelles» dessinent, découpent, collent, construisent de jolies décorations, qui seront bientôt exposées dans les vitrines des magasins.
«C’est un partenariat avec l’UCIAC. Les enfants réalisent des collages, des banderolles, des mobiles, ainsi qu’un jeu de société avec Robert», explique Julie.
Et que dire de la superbe fresque représentant le peloton franchissant le pont du Viaur direction Carmaux, au bas duquel trône un énorme morceau de charbon, et bien sûr l’illustre Jean Jaurès.
Et une fois les vitrines décorées, les enfants se transformeront en petits reporters, et consacreront une partie de leur mois de juillet à l’interview et à la photo.
Des enfants qui sont désormais incollables sur la grande boucle, son peloton et son maillot jaune, vert ou à pois rouge. J.L.G.

C’était en 2011, l’évènement majeur du Carmausin. Une grande première, puisque Carmaux était pour la toute première fois, ville arrivée du Tour de France cycliste.
L’inauguration de la ligne d’arrivée de la 10ème étape du Tour de France à Carmaux, en présence de Bernard Hinault, c’était le lundi 14 mars 2011, sur l’Avenue Neckarslum.
L’étape Aurillac – Carmaux 167,5 Km
Les Associations se mobilisent et préparent l’évènement.
Les CLAE des écoles participent activement aux créations et décorations des vitrines de la ville.
Le projet des petits reporters avec l’Association Carmaux Loisirs Enfance a eu pour « but » de constituer un groupe d’enfants, afin de leur faire vivre autrement cet évènement, munis d’enregistreurs, caméra et appareils photos numériques.
Le programme du séjour des petits reporters du Tour : Témoignages de coureurs, rencontres avec d’anciennes légendes, découvertes de l’organisation du Tour et des médias, et de l’engouement populaire.
Les objectifs du séjour des petits reporters du Tour :
Faire découvrir le Tour de France cycliste et ses coulisses.
Permettre de recevoir, rechercher, produire et diffuser des informations.
Permettre d’utiliser et apprendre à manier du matériel technique.
Favoriser le travail en groupe.
On commence le séjour avec les petits reporters du tour par une sortie vélo. Apprentissage des règles de sécurité et du code de la route.
Balade en ville, pour voir les décos.des vitrines des magasins, puis chez « moi » pour découvrir quelques objets de ma collection.
Durant les heures où nous ne sommes pas à l’extérieur, au centre, les activités vont bon train. Création d’affiches, visionnage des retransmissions des étapes à la TV, recherche sur le Net de documents sur la Grande Boucle,… De 13 heures à 13H30 je leur raconte les grandes épopées de l’histoire du Tour de France. Un cahier que j’avais moi-même crée avec les plus importantes péripéties du premier au dernier Tour de France. J’avais aussi fabriqué un jeu de carte avec les plus grands champions et on y jouait juste avant que l’heure de fin de journée arrivait.       

Visite et découverte de l’exposition Henri Desgranges, au Centre Culturel de Carmaux, en juillet 2011.

«Vous avez dit vélo? » Une exposition proposée par Imagine Carmaux avec le concours des Archives Municipales,des Amis des Arts,l’association philatélique,les Francas,le Cofest, les marchands de cycle ainsi que de nombreux particuliers contactés pour l’occasion par Jean-Paul Durand (Ex président du Vélo Club Blayais).
« Vous avez dit vélo? » Pour retracer le parcours des grands du vélo et du fondateur du Tour de France Henri Desgrange, «un personnage souligna le maire de Carmaux Alain Espié qui,en son temps a senti le tournant du siècle dernier et ce qu’allait devenir le vélo ».Ce grand Monsieur du cyclisme ajouta le maire « a créé un journal, établit le premier record de l’heure cycliste, battu plusieurs records tricycle,auteur du célèbre ouvrage « la Tête et les Jambes ».
Des ouvrages pour faire le Tour.Aimablement prêtés par Jacques Lablaine pour qui le cyclisme est une passion qu’il exprime à travers cette exposition consacrée à Henri Desgrange, mise en place avec la collaboration des archivistes Archives de Carmaux) Brigitte et Sylvie qui ont fait un travail colossal.Une première exposition explique Jacques Lablaine,« sur Desgrange un esprit sain dans un corps sain, une exposition née du hasard et d’une rencontre avec Dominique Boutonnet que nous aimerions concrétisée par l’édition d’un timbre à l’effigie d’Henri Desgrange pour les 100 ans du Tour de France en 2013. »
Une exposition, où sont aussi exposés les œuvres des enfants des écoles,des personnages en verre etc. car, conclut André Fabre maire de Blaye,« tout Carmaux s’est mobilisé, c’est une réussite, nous avons de grandes heures à passer ensemble.»
Henri Antoine Desgrange, né le 31 janvier 1865 à Paris 10e et mort le 16 août 1940 à Beauvallon, est un coureur cycliste, dirigeant sportif et journaliste français.
Henri Desgrange devient en 1903 le maître d’œuvre d’une épreuve sur route inédite, le Tour de France, à la suite d’une idée de son collaborateur, le journaliste Géo Lefèvre. Jusqu’en 1939, il reste l’organisateur du Tour, interrompu par la guerre. En 1936, il avait dû quitter le Tour, à Charleville, passant le témoin de la direction de course à Jacques Goddet.

Les Petits Reporters du Tour dans les coulisses du Tour de France

Ca y est, nous y sommes, c’est le jour J pour nos petits reporters, qui sans le « précieux » n’auraient jamais connu les coulisses du Tour. Voici le « badge », le pass, le laisser passé qui nous donne droit à l’accès VIP, à l’espace de la ligne d’arrivée. Lorsque on est pas invité, seul un Tour Opérateur Officiel peut vous fournir un accès (« pass ») VIP au Tour de France. On peut dire que l’on a été gâté, car il y a pas grand monde qui détient le « Pass », le « précieux ».
Nous sommes le 12 juillet et nous avons rendez vous dès le matin sur la ligne d’arrivée. Le podium est déjà « monté », c’est le lieu du rendez vous.
Comme nous sommes invités, en attente de nous recevoir, le groupe des petits reporters « pose » devant le podium, photos souvenirs.

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Photo : Carmaux Loisir Enfance

C’est l’heure du débriefing pour les organisateurs et les employés qui mettent tout en place. Le débriefing se fait au micro, par le « chef » des opérations, c’est assez animé mais c’est bon pour la motivation.
Ce qui devait arrivée, arriva et c’est sans hésitation que l’un des petits reporters répond aux questions que lui pose le « chef » des opérations. Il a fait honneur au groupe, c’est très bien « défendu », les petits reporters ce sont fait applaudir. Ouf ! tout le monde est heureux.

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Photo : Carmaux Loisir Enfance

Nous voilà accueillis dans les coulisses du tour.
Les coulisses du tour, la zone technique représente :
130 poids-lourds sur une ville arrivée.
60 kilomètres de cables.
2400 véhicules.
4 kilomètres de barrières.
450 journalistes en salle presse.
650 médias.
1800 techniciens, pilotes ou chauffeurs.
2500 journalistes, photographes, cameramen ou consultants.
121 chaînes de TV, dont 60 en direct pour une diffusion dans 186 pays.
72 stations de radio.
54 sites internet.
Le tour de France pour une ville arrivée représente l’équivalent d’un village de 5000 personnes qui se déplacent.
Une visite très enrichissante, à présent nos petits reporters du tour attendent avec impatience l’après-midi pour voir les coureurs et la caravane.

L’arrivée

Après une matinée bien « remplie » avec la visite de la zone technique, les coulisses du tour et après un bon repas nous voilà réunis de nouveau sur la ligne d’arrivée. Les petits reporters sont prêts pour le spectacle.
Puisque nous sommes invités, « des VIP », nous avons des places d’honneur ce sera sur les tribunes Henri Desgrange.
De plus d’être sur les tribunes, nous avons en plus l’écran géant pour suivre la course, suivre l’étape, ainsi, on sait ou sont les coureurs.
Voici La caravane du Tour qui arrive.
La caravane publicitaire du Tour c’est :
Un défilé de 20 kilomètres de long,
160 véhicules animés et décorés
600 caravaniers.
33 marques représentées
16 millions de cadeaux distribués
45 minutes de spectacle continu.
12 gardes républicains
4 motards régulateurs
3 voitures médicales
200 000 à 500 000 euros d’investissement pour un annonceur.

Après la caravane publicitaire nous voici à présent du côté sportif. Place aux coureurs.
Etape 10, Aurillac Carmaux . C’est Thomas Voeckler, le français qui est en jaune.
En début d’après-midi le départ de cette 10ème étape a été donné à Aurillac pour une distance totale de 158 kilomètres en direction de la ville de Carmaux.
Après une tentative infructueuse de Bjorn Leukemans (Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team), Levi Leipheimer (Team Radioshack), Jérémie Galland (Saur-Sojasun), Robert Gesink (Rabobank) et Fabian Cancellara (Team Leopard-Trek), l’échappée du jour a été formé au kilomètre 14 par Rémi Di Grégorio (Astana), Sébastien Minard (AG2R La Mondiale), Arthur Vichot (FDJ), Julien El Fares (Cofidis, le crédit en ligne), Marco Marcato (Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team) et Anthony Delaplace (Saur-Sojasun).
Dans ce groupe c’était le jeune Arthur Vichot qui remportait le sprint intermédiaire de cette étape à Maurs, devant Delaplace et Minard. Rapidement après, les 6 hommes de tête voient leur écart monter à sa valeur maximale avec 4 minutes.
Dans la dernière montée, la Côte de Mirandol-Bourgnounac, Marco Marcato passe alors à nouveau à l’attaque mais avant le sommet de celle-ci il est également repris par le peloton. Tout est alors à refaire et plusieurs attaques se suivent avec notamment une tentative de Philippe Gilbert (Omega Pharma-Lotto), avec le maillot jaune Thomas Voeckler (Team Europcar), Tony Martin (Team HTC-Highroad), Dries Devenijns (Quick Step) et Tony Gallopin (Cofidis). Quelques kilomètres plus tard Philippe Gilbert est alors le seul à continuer cette attaque mais à un peu plus de 4 kilomètres de l’arrivée sa tentative échoue également.
Après lui c’est au tour de Rob Ruijgh (Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team) et Blel Kadri (AG2R La Mondiale) mais ce duo est finalement également repris à 2 kilomètres de la ligne d’arrivée.
Le tout se termine alors en sprint massif et André Greipel (Omega Pharma-Lotto) a dû être content d’être passé de l’équipe Team HTC-Highroad à sa nouvelle équipe belge car au lieu de devoir sprinter pour Mark Cavendish (Team HTC-Highroad)
André Greipel, l’Allemand, a pu sprinter contre Mark Cavendish et ainsi remporter l’étape devant le coureur de l’Isle de Man. José Joaquin Rojas (Movistar Team) terminait à la troisième place, devant Thor Hushovd (Team Garmin-Cervélo) et Romain Feillu (Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team).
Mark Cavendish n’est pas invincible au sprint : le Britannique de la formation HTC a été devancé mardi à Carmaux par l’Allemand Andre Greipel (Omega Pharma) lors de la 10ème étape du Tour de France.
Au sprint, Cavendish s’est retrouvé moins entouré qu’à l’habitude. En sortant en deuxième position du dernier virage, il a dû lancer le sprint et a connu la défaite contre son ancien coéquipier, avec lequel il entretient des relations tendues.
Andre Greipel signe son premier succès dans le Tour, qu’il découvre à l’âge de 28 ans. L’Allemand a débordé d’une roue Cavendish qui a lancé le sprint dans la courte ligne droite finale. Le Champion d’Espagne Jose Joaquin Rojas a pris la troisième place devant le Champion du Monde, le Norvégien Thor Hushovd, et le Français Romain Feillu.
Greipel, au gabarit solide (1,84 pour 75 kg), a enlevé son sixième succès de la saison, de loin le plus important. Depuis le début du Tour, il avait terminé à trois reprises dans les dix premiers d’étape: à Redon (9ème), au cap Fréhel (6ème) et à Châteauroux (3ème). La dernière victoire d’étape allemande remontait à 2009 (Heinrich Haussler à Colmar).

Le classement de l’étape Aurillac > Carmaux
Le top 5 de cette 10ème étape se présente ainsi :

1/ André Greipel (Omega Pharma-Lotto) – 3h31’21 »
2/ Mark Cavendish (Team HTC-Highroad)
3/ José Joaquin Rojas (Movistar Team)
4/ Thor Hushovd (Team Garmin-Cervélo)
5/ Romain Feillu (Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team)

A l’avant-veille de la première grande étape de montagne, Cugnaux-Luz Ardiden, le Français Thomas Voeckler (Europcar) a conservé le maillot jaune de leader.

Le vélo le plus long du monde

Les coureurs sont arrivés mais la journée n’est pas terminée. En route pour le centre ville pour voir le plus long vélo du monde avec nos petits reporters.
Carmaux. Le vélo de tous les records
Un événement, une initiative des commerçants et artisans carmausins. 162 bicyclettes soudées les unes aux autres.
L’Union des commerçants de Carmaux (UCIAC) va faire parler d’elle cet après-midi après l’étape. L’association entrera dans le livre des records avec un vélo géant.
Après l’arrivée à Carmaux cet après-midi, le public pourra goûter aux animations organisées aux quatre coins de la cité minière, par les associations locales. Parmi les bons plans, le vélo géant de l’UCIAC (Union des Commerçants Industriels et Artisans du Carmausin), qui stationnera avenue Jean-Jaurès, ou plutôt 162 bicyclettes soudées les unes aux autres pour constituer l’engin le plus long du monde, et entrer ainsi dans le livre Guinness des records.
Thierry Ichard, président et Géo Trouvetou de l’UCIAC: «Lorsque le comité d’organisation a sollicité les associations, nous avons imaginé ce vélo record, un projet original, exceptionnel, qui sortait de l’ordinaire et qui devrait donc attirer du monde.»
162 vélos récupérés à Carmaux, dans le Carmausin, le Tarn et jusqu’à Aurillac, Rodez, Baraqueville et Toulouse, 1250 soudures, environ 70m de long, le monstre aura nécessité la bagatelle de 5500 heures de travail, et la participation de 75 bénévoles tour à tour soudeurs, peintres, mécanos, chauffeurs de camionnette, qui se sont relayés deux fois par semaine depuis le mois de février, dans l’atelier prêté gracieusement par la carrosserie Daures.
Un challenge qui paraissait surréaliste il y a six mois, pas pour Thierry Ichard et son équipe, déjà à l’origine d’un autre projet hors norme, la venue du train de Jaurès à Carmaux le 6 décembre 2009, et un immense succès populaire: « C’est vrai que le projet de vélo record semblait pour beaucoup irréalisable. Mais la dynamique du groupe, l’esprit d’équipe de tous les bénévoles ont permis la réussite de l’opération, je les remercie chaleureusement, tout comme je remercie les entreprises Daures (prêt du local, du matériel de soudure et de peinture), Gimenez (ferraille), Trifyl, les commerçants, et bien sûr tous les gens qui ont donné les vélos».
Les 9 modules de 18 vélos seront assemblés sur l’avenue Jean-Jaurès, la population sera invitée à enfourcher les 162 selles
En compagnie d’illustres personnalités, dont Bernard Hinault et Christian Prudhomme, directeur du Tour, avant de pédaler à l’unisson pour placer très haute la barre du record, sous un tonnerre d’applaudissements
Les petits reporters auront l’opportunité d’être aux côtés de deux grandes légendes du cyclisme Bernard Hinault et Bernard Thévénet.

Et bien voilà, cette journée du mardi 12 juillet 2011 se termine au centre. Les petits reporters ont choisit un coureur « chouchou », ils aiment bien le maillot jaune Thomas Voeckler, mais sans aucune explications ils ont décidés d’être les supporters d’Anthony Roux de l’équipe de la Française des jeux.

Le Départ à Blaye-les-Mines

Si à Carmaux on avait le « Pass’ » pour avoir accès à l’espace VIP, là on est à Blaye les Mines et nous ne l’avons pas. De ces faits on n’a pas accès au village départ, mais les petits reporters vont tout de même rencontrer quelques coureurs.
Création au centre, les petits reporters aiment bien le maillot jaune Thomas Voeckler mais sont devenu les supporters d’Anthony Roux, coureur de la française des jeux.
Mais qui est Anthony Roux ?
Anthony Roux, né le 18 avril 1987 à Verdun, est un coureur cycliste professionnel français. Il est membre de l’équipe FDJ, au sein de laquelle il a commencé sa carrière professionnelle en 2008.
En attendant de voir Anthony Roux les petits reporters du tour ont rendez vous avec le cycliste professionnel Stéphane Poulhiès non qualifié pour ce tour de France 2011.
Merci à Stéphane Poulhiès qui a répondu à toutes les questions des petits reporters.
Stéphane Poulhiès, né le 26 juin 1985 à Albi, est un coureur cycliste français. Professionnel de 2006 à 2014, il est membre de l’équipe Armée de Terre.
Chez les amateurs, Stéphane Poulhiès remporte une étape du Tour du Haut-Anjou, de la Ronde de l’Isard d’Ariège et du Tour du Béarn. Il a également remporté le Trophée Midi-Pyrénées espoirs.
Il devient professionnel en 2006 dans l’équipe AG2R Prévoyance. En 2010, il rejoint l’équipe Saur-Sojasun, puis en 2013 Cofidis.
Le 1er août 2014, Cofidis annonce qu’elle se sépare de Stéphane Poulhiès à la fin de sa saison 20141. En fin d’année il s’engage avec l’Occitane CF.
Ses bonnes performances de l’année 2015 permettent à Pouhliès de signer un contrat avec l’équipe continentale française Armée de Terre et de retrouver le peloton des coureurs professionnels
Les petits reporters rencontrent le maillot jaune du tour : Thomas Voeckler et enfin Anthony Roux : autographes à tout va !
Sur la ligne de départ, juste au bon endroit : aux côtés d’Anthony Roux, « que demander de mieux ?! ».

Les mots de la fin

Réactions des petits Reporters

« Moi j’aimerais voir d’autres étapes du Tour de France, à l’Alpe d’Huez et aux Champs-Elysées »
« La Caravane fait l’étape entière ? Eh ben, ceux qui font du roller ils doivent avoir mal aux jambes ! »
« J’ai aimé quand on a fait la balade en vélo, c’était dur, maintenant je sais que c’est difficile pour les coureurs »
« C’est plus Carmaux, c’est les Champs-Elysées ! » 
A propos du nombre de camions, caméras et autres, sur la ligne d’arrivée.
« Voir le maillot jaune, quand il nous a signé un autographe, c’est fantastique ! »
« Ca m’a plu de voir les photos finish » A propos de la visite du chronopole.
« Anthony, Anthony, t’es le meilleur ! » A Anthony Roux lors du départ à Blaye-Les-Mines
« Moi j’aimerais qu’on refasse pareil, mais plus longtemps et voir d’autres étapes »
« C’était génial, je m’en souviendrai toujours » 

Le Projet les petits reporters du Tour.
Association Carmaux Loisirs Enfance, avec :
« Les petits reporters »
L’équipe d’animation :
Julie, Nathalie, Mélinée, Pascal et « moi » Robert

Merci à :
Le Centre Culturel de Carmaux
L’Association Imagine Carmaux
L’équipe des archives de Carmaux
La municipalité de Carmaux
Stéphane Poulhiès.
Merci à tous.

Un projet super intéressant ou l’on a réussi à sensibiliser le groupe d’enfant. En ce qui me concerne et plus personnellement, avec tous ses évènements je n’ai pas eu le temps de rouler, mis à part la sortie avec les enfants le premier jour du projet. Mon soucis est que je venais à peine de reprendre mon boulot à mi-temps thérapeutique et que je n’avais pas encore récupérer de mes douleurs à l’épaule. Les longues marches répétés et de va et viens durant les nombreuses visites que l’on a effectués pendant le projet du Tour m’ont été difficile.

Le Cyclisme Pro et le dopage

Voilà une chose dont je n’aime pas trop discuter surtout lorsque on est passionné de la petite Reine et que mon but est de valoriser la pratique du cyclisme, se serais contradictoire. Mais si je n’en parlais pas certains pourraient m’en faire la contre. Un article que je ne savais pas ou placer dans mon récit, et il était judicieux de la placer juste après le projet des petits reporters du Tour, car au départ du séjour, les enfants n’avaient pas une bonne image de ce sport. Un enfant répète ce qu’il entend et la phrase qui reviens assez souvent lorsqu’on parle du cyclisme est : Tous dopé !
En ce qui me concerne je peux vous assurer que je n’ai jamais pris de produit illicite. Certaine personnes affirmaient que c’était pour cela que je n’ai jamais été fort. On doit remettre les choses à leur place et ne pas tout mélanger. Il y a ceux qui pédalent pour le plaisir et d’autres qui pédalent pour le fric. Lorsqu’on est Pro il y a des ordres, des obligations comme dans tous les métiers, on ne fait pas ce qu’on veut. Les Pros courent pour une équipe et lui donner la plus belle image possible, pour les sponsors, les organisateurs,… et être performant dans les palmarès des grandes compétitions. En quelques mots, faire des bénéfices pour rester au plus haut de l’affiche et garder sa place parmi les meilleurs. Tout ça c’est du business ! Allez donc voir et regarder dans les autres sports si le business n’existe pas ! Je n’en citerais pas, mais ceux qui courent derrière un ballon…, pas de critiques hâtives ! Le but ici n’est pas d’incriminer tel sport ou plutôt tel business. Après avoir posé le cadre on peut très bien se poser la question, pourquoi j’aime le cyclisme Pro ? Vous l’avez bien comprit je ne m’intéresse pas au côté business mais au côté animation. Qui n’a jamais vibré devant son téléviseur et devant son sport favori lorsque l’évènement apporte du suspens et est riche en action ? On soutien toujours un joueur, une équipe, son chouchou, on est pris par les commentaires, mais n’allez pas croire que je suis un fanatique du cyclisme pro. Je suis plutôt de ceux qui aiment les grands moments clé, les coureurs qui ont fait la légende par des actions qui ont marqués l’histoire du cyclisme, des moments inattendues, les peines, les joies, ses hommes qui se sont battus dans la douleur parfois, pour aller chercher une simple petite place d’honneur avec la fierté d’avoir pu finir la compétition ne serais ce même que de terminer dernier de la course, ils ont autant de mérite que les premiers. A vrai dire je préfère regarder une classique comme un Paris Roubaix qu’une étape de plaine du Tour de France ou la plupart du temps il ne se passe jamais rien et quelles sont parfois très ennuyeuse. Malgré cela on a la chance de découvrir de nouveaux lieux sans se déplacer, se balader à travers les images de nouvelles villes et villages, des paysages grandioses, des vestiges et monuments qui nous sont parfois inconnues. Enrichissant, éducatif il y a toujours de quoi s’exalter en suivant les coureurs qui sillonnent les routes de notre géographie et du patrimoine. Hormis tout ça, et en dehors du téléviseur, il y a le côté organisation des grandes courses. Lorsqu’on est au départ ou à l’arrivée d’une étape du Tour, entre les médias, la caravane publicitaire, l’animation, la tentation d’approcher tel coureur pour le voir de plus près ou ne serais-ce que d’essayer d’avoir un autographe, on est dans une ambiance festive, populaire et parfois conviviale. Mais ce n’est pas tout, car le cyclisme est un des seul sport ou le spectateur n’a pas besoin de payer pour allez voir les coureurs passés. C’est au milieu des foules, que sont organisés ses piques niques improvisé. Le temps peut-être de nouer des liens pour quelques heures, le temps de sortir de chez soit en famille, entre amies et voisins. Attendre enfin que la caravane et les coureurs passent le temps de quelques minutes de bonheur, être emporté par les acclamations du public pour quelques secondes, et se dire qu’on a passé une bonne journée.
Alors devant tous ses plaisirs, j’en oublie le côté tricherie. J’ai été animateur de loisir avec les enfants pendant de longues années et je peux vous dire qu’il n’y a pas que chez les gamins que l’on retrouve des tricheries. L’enfant cherchera tout les moyens pour enfreindre les règles de jeu pour pouvoir gagner, l’adulte fait de même quant il le peut. Mais lorsqu’on est dans le showbiz et que les enjeux rapportent de l’argent, le business entre en scène. A cause de cette politique sportive certains médias s’en donne à cœur joie pour salir l’image du cyclisme et de certains autres sports. Ce qui me contrarie le plus c’est lorsque l’athlète lui-même, qui vient de se faire chopper avec des preuves à l’appui et qui nie encore les faits, de quoi salir un peu plus l’image du cyclisme et d’envenimer la chose. Après ils diront que le cyclisme c’est leur passion ! Mais le plus fort c’est lorsque après plusieurs mois, certaines personnes haut placé dans la discipline gracie le champion et clôture l’affaire. Comment voulez-vous ensuite que l’on soit crédible auprès de nos jeunes qui voudraient se lancer dans tel sport ? Personnellement, qu’il soit Pro, qu’il soit amateur, moi je dis que c’est leur problème. Ils sont assez adultes pour savoir ce qu’ils doivent faire, ils sont responsables. Oui les tricheurs doivent être punis, et sanctionnés, mais arrêtons d’en faire tout un plat à chaque fois, regardons et parlons surtout du côté positif de la pratique sportive. Gagner ne veut pas dire forcément être le premier. Le dopage a toujours existé et existera toujours, mais les plaisirs, les joies et les bienfaits de la petite reinel’emporteras quoi que l’on fasse et quoi que l’on dise. Le jour ou les affaires de dopage chez les pros prendront trop de l’ampleur, alors je m’abstiendrais d’en parler et je me m’empêcherais du côté des cyclos randonneurs, car là, je sais que ma passion sera bien réelle et pourra se poursuivre.               

Je me cherche !

Avec le temps, on garde espoir ! Mais les années passent, je prends de l’âge, et je sais très bien que ma pratique pour le vélo s’efface de plus en plus. Je sais aussi que mes épaules ne reviendront plus jamais comme elles étaient avant, les douleurs sont toujours présente lorsque je dois faire des efforts. Et ce n’est pas le peu des petites sorties que je fais sur mon vélo qui m’encouragent à me dire qu’un jour je pourrais reprendre une pratique régulière. Je doit avouer que je m’interroge pour savoir comment je vais pouvoir faire pour être et rester au contact de ma passion. Si je ne peux plus rouler, qu’est-ce que je pourrais faire d’autre ?   
La visite chez moi du groupe d’enfant lors du projet Tour de France, me donne une idée pour embellir et décorer ma pièce consacrée à ma collection. Avec mon expérience de modélisme je réalise une maquette à l’échelle 1/43ème sur une table support, muni d’un couvercle en plexi.

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Photo de ma Collection, lors d’Imagine Carmaux 2017

C’est à cette époque que Vélo Magazine recherche des personnes collectionneur. Sans hésitation je m’inscris à ce projet et je serais publié sur leur magazine au mois de mai 2013, dans la rubrique des collectionneurs, Ils ne jettent rien !

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2014, après le glaucome et mon hypermétropie, ma vue ne s’améliore pas, de la presbytie et des convergences s’ajoutent, on me prescrit des verres progressifs, lesquels j’aurais énormément de mal à m’adapter. Je ne sais si ce sont les lunettes mais le soir j’ai des migraines, des douleurs au-dessus du crâne et derrière la nuque. Mon toubib pense à une cervicalgie. En 2015, je suis hospitalisé pour une diverticulite, d’où une péritonite n’était pas loin ! A présent je vie avec une diverticulose, régime et traitement de laxatif. Mon médecin m’a trouvé un surnom, en plaisantant il m’appelle Monsieur catastrophe ! A 49 ans, avec tous ces soucis de santé, ma vie professionnelle d’animateur de loisir, s’en trouve quelque peu désorienté et chamboulé. Le fait qu’il n’y a pas de poste adapté, comme en 2008 je demande un contrat de travail avec moins d’heures, je suis pratiquement à mi-temps.    

2016 de la suite dans les idées

Ma pièce consacrée à ma collection d’objets sur le thème du cyclisme c’est bien, mais c’est une toute petite et faible consolation pour combler mes envies de ma passion du vélo. A vrai dire j’ai l’impression que tout ce que j’ai fait, tout ce qui c’est passé autour du vélo, mes années course, les clubs dont j’ai appartenue, les projets mis en place lors du Tour de France, … tous ses temps vécu, deviennent de plus en plus invisible, tout s’efface et disparait petit à petit. La nostalgie s’installe alors, quelque peu perdue et oublié, je ne suis plus du tout dans le sujet. Pourtant, je me sens responsable et je cherche une solution pour que tout ce que l’on a accomplit sur la pratique du vélo et autour du cyclisme reste toujours vivant, et qu’une empreinte reste pour toujours ; mais comment faire ? 
Longtemps réticent à l’égard d’Internet, le PC pour moi n’est fait que pour mes dossiers écrits. Mais après réflexion, on m’a incité à regarder de plus près les nouvelles technologies qui pourraient m’aider à mes recherches, du comment mettre en avant mes projets vélocipédiques. Réseaux sociaux, blog, logiciel, Youtube, …. Pour moi c’est du charabia. Après mure réflexion, je me dis que peut-être il serait grand temps que je me mette à jour et d’arrêter d’être vieux jeu ! Quelques explications, quelques manipulations, et voilà que je sais à présent comment ouvrir un compte Facebook, j’en apprends assez vite comment l’utiliser. Mon but, mon objectif, est de partager ma passion et de valorisé la pratique du vélo de notre Territoire, et d’en garder enfin une trace. Mais reste toutefois une question ! Qu’est-ce qui pourrait attirer l’attention des internautes ? Il y a tant de thèmes, tant de sujets abordés, qu’il me sera difficile de sensibiliser un public intéressé par le cyclisme. Des pages, des Groupes sur le cyclisme il n’en manque pas ! Chacun fait sa pub, c’est un peu la jungle ! Vous l’aurez bien comprit, je me devais de trouver le sujet idéal.

La Gazette Vélo

Faire c’est apprendre, et qui ne fait rien n’obtiens rien ! En plus de ma page personnelle Facebook (Ma page profil), je voulais mettre en place deux pages, une pour les Pros, l’autre pour le cyclisme local. La page pour le cyclisme Pro je l’avais surnommée Les Forçats de la route, Mais voyant que personne n’était intéressé je l’avais supprimé assez rapidement. Pour l’autre page, le souci a été d’y trouver un nom, car pour ne pas avoir le même nom que les autres et bien la différencier, j’ai du un peu me creuser la tête, pas facile tout ça ! Au final ce sera La Gazette Vélo. Mon idée était de publier le projet de l’arrivée à Carmaux du Tour de France 2011, le projet des Petits Reporters. On avait tout un tas de photos et réalisé des vidéos, sans jamais les mettre en avant, c’était le moment ou jamais. Mais très vite, j’ai eu d’autres idées à publier, j’étais lancé à vitesse Grand V ! 
C’est donc en mars 2016, qu’est née La Gazette vélo sur Facebook, ou l’on pouvait y découvrir, les publications du Tour de France 2011 à Carmaux, mais aussi par le biais de l’Association Imagine Carmaux et les Archives du Carmausin, des photos et articles des cyclistes qui ont portés les couleurs de l’USC, ceux qui ont fait les Glorieuses du Cyclisme Carmausin. Des documents issues de l’exposition Vous avez dit Vélo crée de toute pièce par les recherches d’Imagine Carmaux, aidé par certaines personnalités du cyclisme du Territoire.
En quête d’archives, j’ai renoué des liens avec Jean-Paul, qui n’était plus Président du Vélo Club Blayais depuis longtemps, mais qui avait gardé des dossiers de l’époque. Après toutes ces années passées sans se revoir, Jean-Paul m’a reçu par un accueil chaleureux. Les souvenirs ont refait surface, échanges, partages, dialogues de passionnés. J’en ai profité pour invité Jean-Paul, qui lui aussi avait un compte Facebook, de me rejoindre pour que lui aussi puisse publier sur la page. Je le remercie encore, pour tout ce qu’il a fait. 
Nostalgie quand tu nous tiens ! Certaines personnes m’on reproché de reparler du passé, on m’a dit que tout ça c’était finie, c’est du passé il faut avancer ! On m’a dit que plus personne aujourd’hui s’intéresse au cyclisme d’avant ! Mais moi j’y tiens, car je pense que ce sont les anciens qui nous ont appris tout ce que l’on sait aujourd’hui. Bien sûr qu’il faut avancer, mais comment oublier ceux qui ont leur nom gravé sur les palmarès des grandes courses de notre Territoire ? Qu’on le veuille ou non ils font parti du patrimoine du cyclisme et je les félicite pour tout ce qu’ils ont apporté au vélo, et on se doit de les citer. Bravo et merci Messieurs.
Le soir mes douleurs au crâne et mes migraines s’intensifient et sont plus longue. Je sais très bien que ce ne sont pas les heures passées sur le PC qui arrangeront mon état, mais qu’importe ! J’ai trouvé une façon de mettre en avant ma passion pour le vélo et même si ma pratique sur ma bicyclette se fait de plus en plus rare, j’ai enfin de quoi faire vivre ma passion autrement.

La Gazette vélo prend de l’ampleur

L’ennuie avec cet outil appelé Facebook, pour que vos publications soient vue par un grand nombre de personnes et soient mises en avant sur la page d’actualité, on se doit d’avoir un maximum de ce qui s’appelle des Likes, des j’aime. Pour cela, vous devez avoir un bon nombre de personnes inscrit sur votre liste d’amis. C’est à partir de là que j’ai fait la connaissance de cyclistes et de cyclos, qui ont illuminés mon projet. Ce qui fonctionne bien sur Facebook ce sont les vidéos. C’est décidé, je prends mon petit caméscope et je me rends sur les lieux des courses. Ma première vidéo sera le Grand Prix de Blaye-les-Mines sur le site de Cap Découverte. La série des vidéos va se poursuivre avec le départ de la sortie du club de l’USC Carmaux Cyclotourisme. Ils sont tous là ! Ceux avec qui à une époque je roulais avec ! Je me rappelle de certains mais pas de tous, cela doit être pareil pour eux. Il y a aussi Francis, celui qui était en quelque sorte mon entraineur lorsque j’étais cadet. Ils n’ont jamais arrêté de faire du vélo, et je me dis qu’ils ont trop de la chance ! Mais qu’est-ce que je fou là ? Avec mon petit caméscope j’ai me sent un peu ridicule ! Je serais bien mieux sur mon vélo pour les accompagner, oui mais voilà, il y a fort longtemps que je n’ai plus la condition physique pour tout ça !
Mon projet avance petit à petit, et comme certains cyclistes du Vélo Club Blayais courent dans certaines courses de la Région, je me dois de voir et de regarder les résultats et les classements pour pouvoir les publier sur ma page Facebook. La Gazette Vélo prend alors de l’ampleur, elle traite de l’USC Carmaux Cyclotourisme, du Vélo Club Blayais et donne les résultats des courses du calendrier FSGT 31. Comme mon projet est de valoriser la pratique du vélo et du cyclisme de notre Territoire, je me dois aussi de parler des cyclosportives de la Région, car certains cyclos bien de chez nous sont présent sur ces évènements. Au diable l’avarice ! Je décide de nommer sur ma page les Clubs voisins du Département, et publie ce qu’ils font.

A fond dedans !

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La Gazette Vélo, mes tournages de vidéo sur les lieux des courses, je propose mes services d’animateur micro à la commission FSGT du Tarn lors de la course du Challenge Cap Découverte en août 2016. Unir l’utile à l’agréable, unir deux de mes passions commune, c’est le rêve ! De voir tout ces cyclistes me donne des ailes, mais surtout me font envie. Je vends mon Orbéa Fitness et comme une petite folie j’achète un nouveau vélo de course. L’envie de reprendre est trop forte, ils me font râler rien que de les voir ! De taille de cadre 54, c’est un  Specialized  de couleur rouge. Dès lors je reprends petit à petit mes sorties à vélo et c’est que du bonheur de rouler sur les routes de Carmaux – Cordes-sur-Ciel. Mais le rêve va vite s’arrêter, car mes ennuies de santé me rappelle à l’ordre. A chaque fois que je roule sur les imperfections de la route, les plaques d’égout, les bosses, les petits trous de la chaussée, m’infligent des douleurs au-dessus du crâne tel un couteau dans ma tête, ce que je ressens lors de mes certaines migraines du soir. De plus, après ma sortie vélo, j’ai des crises de vertige rotatoire qui m’empoisonnent la vie. Après examens médicaux on ne trouvera rien du tout. Je vais même remplacer le cintre par un guidon VTT, revoir ma position, mais rien n’y fera.

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Photo de mon dernier vélo (2016). Albi Cycles

Des achats pour rien, je me contenterais de poursuivre mes publications de La Gazette Vélo. C’est par ailleurs à ce moment là que j’ai eu le sentiment que ma page Facebook n’était plus assez visitée. Je fais de la pub pour les Clubs du Tarn, mais je n’ai rien en retour. Chacun fait sa soupe de son côté, on est comme séparé, isolé et seul dans son coin. Puisque c’est ainsi, je décide moi aussi de m’esseulé. J’abandonne alors quelque peu ma page facebook pour créer un Blog.

Cyclisme Ségala 81

Comme le projet prenait de l’ampleur et qu’il représentait à présent les courses de la Région, il fallait lui trouver un nouveau nom. Avec l’aide de ma liste d’amis Facebook, sur environ une vingtaine de personnes, nous avons cherché, et c’est ainsi que la Gazette Vélo a été renommé Cyclisme Ségala 81. Je remercie Jean-Paul Durand, Iain Morton, Andrew Hearne et Ludovic Drusian pour leur aide précieuse et leur complicité. C’est en Avril 2017 que le Blog prend forme. Un blog qui est surtout axé sur le Cyclisme sur route : Résultats des Courses du Calendrier FSGT 31, FFC Occitanie, des Cyclosportives de la Région, Des courses du World Tour Pro, … Assez rapidement, je me suis rendu compte que mon projet était bien plus présentable et plus facile d’accès sur un blog que sur Facebook.
2017 c’est aussi l’année ou le Comité FSGT 81 m’a proposé d’animé au micro les courses FSGT du Tarn. Chose que je n’ai pas refusé. Voici la publication apparue dans Cyclisme Ségala 81, à la fin de la saison des courses FSGT en juin 2017.

L’animation c’est donner un sens à une passion, de la partager et de la faire vivre.

SAISON 2017 FSGT

Il n’y a que sur un blog que l’on peut s’exprimer librement et je profite de cette occasion pour exprimer mes ressentis en rapport avec mes premières animations micro sur les courses cyclistes, chose que je n’ais jamais fait avec toutes les animations que j’ai déjà pu réaliser auparavant, mais là, c’est différent puisque le cyclisme est l’une de mes plus grande passion. Si j’ai voulu faire un « coin perso » animation, ce n’est pas pour me mettre moi en valeur, mais pour démontrer aux personnes qui me suivent de comprendre que ce n’est pas toujours facile d’animer un événement. Et peut-être aussi, de donner quelques conseils à ceux qui voudrait devenir speaker, animateur, je leur donne ici quelques conseils. Amis cycliste, vous qui êtes surtout plus intéresser par l’actualité du cyclisme, vous pouvez vous abstenir de lire ce chapitre, chacun est libre de faire ce qu’il veut.  

Tout d’abord je voudrais remercier le Comité FSGT 81 (Tarn) d’avoir fait appel à mes services et de m’avoir fait confiance pour animer les courses FSGT du Tarn pour la saison 2017.Sur 9 courses de prévue j’en ai malheureusement animé que 6 sur 8, car la 5ème manche du Challenge Cap Découverte à été annulée. Pour les deux autres manquantes j’ai du être absent pour cause de santé. 

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Photo Cyclisme Ségala 81. Course à Arthès.

Témoignage

AVANT PROPOS. (Juin 2017)

Avant toute chose je suis animateur (‘’éducateur’’) de loisirs en centre de loisirs, CLAE auprès d’enfants primaire dans une école du Carmausin et ce depuis plus de 16 ans. Mon emploi consiste à mettre en place des projets d’animation éducatifs pour favoriser l’autonomie de l’enfant à travers des activités ludique. Ce travail ce fait bien entendu en équipe même si chacun de nous menons nos propres activités individuellement avec notre groupe d’enfant intéressé par ce que l’on propose. Il va de soit, qu’en dehors des activités proposés, c’est le rythme de la vie quotidienne, du vivre ensemble, l’apprentissage de la vie en collectivité qui est le plus sollicité dans notre tache, apprendre à être autonome et devoir respecter certaine règles de vie n’est pas donné à tous les enfants, c’est là une des difficultés majeure de notre poste.

Hormis cet emploi j’ai été en toute première chose animateur micro que ce soit en radio diffusion, ou comme disquaire DJ en discothèque. Une passion qui est devenue grandissante au fil des années d’où on été rajouté d’autre différents et nouveaux événements à animer. Voilà le principal objet de cette intervention sur cette page, puisque depuis quelque temps j’ai débuté l’animation micro de courses cycliste.

A y regarder de plus près, le Blog entier Cyclisme Ségala 81 fait partie intégralement de mon projet d’animation. Construire, créer un projet et le mettre en vie.

GUIGNOL ! 

Trop souvent pris pour des clowns, des rigolos, une attraction sans importance, et qui de plus vieillissant au fil du temps, l’animateur micro est de plus en plus considéré comme un vendeur de pub, un genre de charmeur qui veut se rendre intéressant, faire le « kéké » auprès d’un public, à des personnes a qui on casse parfois les oreilles pour certain qui pensent que l’on sert tout simplement à rien du tout.

Voilà ce que ressent parfois l’animateur micro qui essais de faire son métier avec le plus de précision possible. Oui ! Vous avez bien lu, j’ai bien écrit métier, car derrière ce que pense certaine personnes, se cache en amont tout un travail de préparation avec des objectifs bien précis, mis par écrit et en relation avec l’événement concerné.

Allez dire à un présentateur de cirque déguisé en clown et qui présente le programme de la soirée, que ce n’est qu’un pitre, un charlot qui ne c’est faire que l’andouille pour amuser la galerie ! Lorsque ce dernier enlèvera son masque et son nez rouge vous ne l’apercevrait pas comme vous l’avez vu en pleine action ! Si vous cherchez à quelle classification appartient ce métier, les classeurs nommés ROME à pole emploi vous donnerons tous les détails dans la rubrique : Arts du Cirque et du Spectacle.

POUR QUI ? POURQUOI ? 

L’animation micro c’est donner un sens à une passion, là partager et de là faire vivre, mais la phrase est incomplète, car derrière se cache les intérêts du pourquoi. Mettre en valeur, pour que les gens, le public s’y intéresse de plus près, voilà l’un des objectifs, l’un des éléments essentiel de l’animateur micro. A cela on se doit de rajouter, captiver l’attention, donner de l’info, créer une certaine ambiance pour faire mieux vivre l’événement.

Qui soit animateur micro de forum, speaker sportif, animateur en grande surface, d’hyper marchés, de foire, animateur TV, et j’en passe bien d’autre, il est toujours (pratiquement) placé sous les ordres hiérarchiques de(s) l’organisateur(s) qui lui donne tous les outils, toutes les infos, les messages à faire passer. Et oui ! N’allez pas croire que l’animateur micro fait ce qui là envie et dit ce qu’il veut (sauf si c’est son propre projet et que c’est lui qui organise). Au départ, on lui donne, on lui transmet (et même parfois quelques jours avant, et c’est mieux ainsi) toutes les infos les plus importante, les ordres bien définie sur le déroulement de l’événement, ce qui doit surtout annoncer et les choses à ne surtout pas dire, à lui ensuite de préparer son animation, son programme pour réussir à atteindre les objectifs fixés par son patron, l’organisateur. Selon le thème de l’événement, l’animateur doit adapter son parlé, son élocution, ses attitudes et comportement. Par exemple, il ne peut pas animer un défilé de mode comme s’il animait et commentais une rencontre sportive. De même, il ne peut pas présenter des produits alimentaires comme si il présentait sur une scène un groupe musical de punk, de hard-rock, etc.… Bien connaitre les organisateurs est la réussite d’une animation micro.

LORSQUE LA PASSION ENTRE EN JEU. 

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Photo Sorèze Vélo Club. Course à Sorèze.

L’animateur est lui seul et libre d’accepter un projet, une invitation pour animer tel événement. Il doit être capable de dire oui ou non à l’organisateur pour animer sa manifestation selon le thème abordé et proposé. C’est ici qu’entre en jeu son savoir, ses connaissances en rapport avec la thématique en question. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai été animateur en radiodiffusions, animateur DJ en discothèque, animateur de Forum Associatif, animateur présentateur sur scène de groupe musicaux, animateur de festivité de ville, de défilé de mode et plus personnel (avec mon matériel) l’animation de mariage, de soirée familiales, mais jamais d’événement sportif. Là c’est du cyclisme qui l’est question, donc je n’ai pas hésité lorsqu’on m’a proposé d’animer les courses cyclistes.

CYCLISME ET ANIMATION : FAIRE VIVRE LA COURSE

Je me suis toujours attaché à préparer mes animations micro bien à l’avance pour ne pas être au moment venu dans l’inconnue, surtout au début de mes premières animations courses ; Quant c’est nouveau, il est primordial de bien préparer à l’avance. Le speaker se doit de connaitre un maximum les résultats des courses, des coureurs inscrits et engagés  pour la course et avec le blog Cyclisme Ségala 81 j’ai de quoi être au top de l’actualité. Préparer les différentes questions pour les interviews des coureurs et anticiper ce qu’il va être important d’annoncer pendant la course, dire des choses intéressantes et importante est la clé de la réussite. Je me présente sur les lieux toujours muni de mes dossiers concernant l’événement, et ces derniers temps je travaille sur tablette ou sont inscrit toutes les infos : calendrier des prochaines courses, les infos (règlements) de la course en cours, statistiques des cyclistes, les palmarès,…  Tout ce travail se fait en amont, ensuite, l’expérience fait le reste, car lorsqu’on est en direct, certaine fois les choses ne se passe pas comme on l’aurait voulu. L’objectif principal est de faire vivre la course et de faire participer le public quant-il  est présent. Il est important de rajouter que l’animation ne ce fait pas seul, et sans l’aide des Organisateurs je ne pourrais pas animer de la façon que je l’ai fait, les infos ne viennent pas seule. Merci donc à toute l’équipe du Comité FSGT du Tarn (81) et toutes les personnes qui ont participés à l’organisation des courses. (Eric Léonard, Didier Gleizes, Serge Sicard, Jean-Philippe Vergnes, Claude Cazettes, Jérôme Fauresse,…)  

LES DIFFICULTÉS DU SPEAKER, DE L’ANIMATEUR MICRO

Le premier ennemi de l’animateur micro et même de l’animateur tout court ce sont les « blanc ». Ce terme, bien connu de tous ceux exerce le métier, désigne les long temps morts lorsque on entend plus du tout l’animateur. Ce long silence casse l’ambiance et bien sur le tord reviens à l’animateur. La difficulté pour l’animateur est d’avoir toujours quelque chose à dire et pas n’importe quoi selon les situations du direct d’où l’importance de bien préparer en amont. Il va de soit que de temps à autre il faut laisser le public regarder l’événement en toute tranquillité, l’animateur doit gérer les temps de pause de telle sorte qu’elles soient égale pendant la durée de l’événement, de la course et d’observer l’attitude du public. Je me souviens encore de ce coureur qui m’écoutait animer durant une course et qui me demandait si je n’étais pas fatiguer de parler, je lui répondis que dans ce métier soit on le fait comme il faut soit on fait rien ! Et oui c’est vrai que de temps à autre c’est épuisant, c’est pour cela que c’est bien un métier et non un amusement, mais lorsque l’animateur fait cela avec passion, il y a moins de pression.

La seconde difficulté est le matériel utilisé. Avec une sono simple, de base, les infos annoncées seront moins bien perçues et entendu par le public, l’animateur évitera les surplus et l’ambiance pourra être moins bonne. De plus, les réglages des sons seront plus longs à faire donc perte de temps (larsens, coupures intempestives,…). Avec du matériel de sono basique l’animateur aura des difficultés à animer comme il aurait souhaité, il devra s’efforcer à parler plus fort d’où une énergie à fournir en plus, surtout si le public est nombreux et qui est en ébullition on entend encore moins ce que l’on dit. Mais bon ! J’ai toujours dis qu’on fait avec ce que l’on a, quant on a l’expérience et du vécu dans l’animation c’est moins gênant.

Les animateurs, speakers des grandes courses (Tour de France, Courses professionnelles, les entreprises de sonorisation conçu pour les Grands événements) utilisent les grands moyens et travaillent à plusieurs animateurs avec du matériel adéquate : ordinateurs, écran de visionnage pour être en direct et suivre la course. Ce sont dans les grandes équipes d’animation que l’on retrouve le partage des taches à réaliser. Certains sont placés au cœur de la course et donne les infos aux animateurs postés sur la ligne d’arrivée, une organisation de rêve. En amateur, et en particulier sur les courses que j’ai animé en FSGT pas question de tout ça !

DANS LA COURSE

Lorsque le circuit est assez court, et que les tours se font assez rapidement, il est plus facile d’animer, mais quant le circuit est long l’animateur doit gérer le temps pour toujours donner des infos, et poursuivre son animation. Il est vrai que sur le Championnat Midi-Pyrénées FSGT à Lagardiolle j’ai mis en place l’échange d’infos par téléphone portable avec une personne faisant la sécurité posté dans l’un des carrefours à mi-circuit. Une expérience à renouvelé, mais elle ne peut se faire que lorsque le circuit est long de plusieurs kilomètres, comme ce fut le cas dans cette course, 15 kilomètres, et que les personnes de l’organisation soient d’accord pour ce genre d’exercice. Autre difficulté, c’est qu’à chaque tour de circuit, lorsque les coureurs arrivent devant la ligne on ne distingue pas sur le moment les coureurs qui sont devant et qui font le jeu de course, ni les numéros de dossard pour annoncer leur nom. On improvise alors avec les couleurs des maillots mais la plus part du temps ils se ressemblent tous. De ces faits, on doit attendre que les coureurs, le peloton est dépassés la ligne pour pouvoir animer et annoncer qui est devant. Pas du tout facile de faire vivre en direct l’arrivée finale lorsque le peloton réalise un sprint massif et que vous ne voyait pas du tout qui sont les coureurs qui jouent la gagne. Autre petite difficulté est de donner les infos aux coureurs et en même temps animer la course, énoncer les écarts, le nombre de tour restant, les conseils de la sécurité, les primes lorsque il y en a, et cela à chaque passage des coureurs sur la ligne, tout ça a un moindre de temps n’est chose aisé, heureusement que je suis pas seul à observer et que les Commissaires de course me donnent des infos précieuses. Ce que j’ai aimé c’est de faire les interviews des vainqueurs, mais là aussi l’une des difficultés est d’avoir des personnes réceptives, car si le cycliste ne veut pas collaborer ou qu’il n’est pas concentré ou disposé à répondre, l’animateur se retrouve dans une solitude déstabilisante. Quant l’animateur fait une interview il doit écouter les réponses du coureur pour pouvoir répondre à son tour et en même temps réfléchir à la question suivante selon les propos tenus. Souvent la peur d’oublier des choses importante, l’animateur doit anticiper à ce qui est important à aborder.

LES SUITES A DONNER

Seul j’ai fait  en sorte de faire vivre au mieux les courses et j’espère que les organisateurs n’ont pas été déçus. Depuis l’âge de 20 ans j’ai animé différentes manifestations mais aujourd’hui en « vieillissant » la tache deviens de plus en plus difficile, même si les intentions de faire sont toujours les mêmes. J’ai animé ces quatre dernières années le Forum des Associations d’Imagine Carmaux et j’ai annoncé aux organisateurs que mon désir était d’arrêter pour faire autre chose. Mettre en place un stand dédié à Cyclisme Ségala 81 est en projet pour le prochain forum (lire très prochainement sur le blog la page que je mettrais en place : Imagine Carmaux). Dès lors, en novembre dernier j’ai animé pour la dernière fois le forum accompagné par deux jeunes que j’ai formé pour me remplacer. Certaines personnes pensent que c’est facile et un jeu pour moi lorsque j’anime au micro. Détrompez-vous, c’est un travail de longue haleine, de pression et de stress permanent même si on le montre pas. Rien n’est facile, c’est loin d’être un amusement et lorsque cette activité est ajouté au boulot de tout les jours cela deviens une surcharge de travail en plus. Nous avons tout de même une responsabilité, car on ne doit pas donner de fausses infos et nous sommes entendues par un grand nombre de personnes. Imaginez que le speaker annonce aux coureurs qu’il reste encore 5 tours de circuit et qu’en réalité il n’en reste que 3 !  Je dis merci à certains coureurs qui à la fin de certaines courses mon remercié, ça fait plaisir de savoir que certaines personnes sont attentifs et que j’anime pas pour rien. Faire plaisir, oui, mais à quel prix ? Si c’est pour se « bousiller » la santé de fatigue, s’en vaut pas la peine. Il y a très certainement des jeunes qui sont intéressés par ce métier et je les encourage à se lancer car c’est vraiment une aventure humaine, bonne chance à eux.

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Photo Cyclisme Ségala 81. Course Lagardiolles (Sorèze)

Je remercie à nouveau la Commission FSGT du Tarn (81) de m’avoir demandé mes services et de m’avoir fait confiance pour animer les courses cyclistes du Tarn, mais aujourd’hui, (juillet 2017) je suis incapable de leur répondre si je serais encore disponible pour animer les courses de la prochaine saison (2018) si il me le redemandait.

En espérant que ce témoignage aide certaines personnes qui voudraient se lancer dans l’animation micro, nous devons croire en ce métier pour qu’il ne disparaisse pas.

Merci.

Robert. Cyclisme Ségala 81

La Flamme Rouge

Ceux qui m’ont suivie et suivent l’actualité de Cyclisme Ségala 81 connaissent la suite. 2018 restera l’année ou j’ai été disponible à plus de 100%  pour mon blog car je suis resté en arrêt maladie. Le fait que l’on m’a désigné inapte à mon poste de travail, j’avais du temps devant moi. Cette situation m’a permis de créer de nouvelles choses comme en exemple le blog Ma Petite Reine, mais aussi une page supplémentaire nommée Cyclisme Ségala 81Vidéo et d’ouvrir un groupe de discussions sur Facebook. En septembre 2018, j’ai cru enfin que j’avais trouvé la solution à mes symptômes maladifs et je remercie Ludovic pour m’avoir rendu service en me repositionnant mon cintre de course sur le vélo, vue que moi la mécanique n’est pas mon fort. Au final, après avoir fait quelques tours de la ville sur mon Specialized , mes soucis de santé ne ce sont pas estompés. Examens après examens, comme les spécialistes n’ont rien trouvé, ils ont mis ça sur le compte de l’anxiété et la dépression, je suis atteint de céphalées de tension chronique. Tant pis pour la pratique, je sais aujourd’hui définitivement que le vélo pour moi est bien terminé. Une question reste, est-ce que j’aurais pu faire mes sorties à vélo tout en m’occupant de mes blogs et de mes sites ?
La Flamme rouge est là, c’est la dernière ligne droite de mon récit ! Tel un coureur qui a galéré pendant une étape de haute montagne, je peu affirmer que la pratique du cyclisme, du vélo est vraiment très difficile. Lorsque j’entends dire que le cyclisme est un sport d’équipe cela me fait un peu sourire. Durant une rencontre au rugby, au basket ou en exemple au foot ou bien encore dans un autre sport collectif, quand le joueur se sent fatigué il fait une passe et peu souffler un peu. Imaginez, durant une course cycliste, pendant une montée, le coureur qui s’arrête et passe son vélo, tel un relais, à un équipier se trouvant en bord de route ! En cyclisme, l’homme est seul sur sa machine, il ne peut compter que sur lui-même. Qu’il soit équipier, ou leader, ou poisson pilote, …le coureur n’a pas un temps pour s’arrêter, c’est bien un sport individuel. La pratique du cyclisme est d’autant plus contraignante, car on est obligé d’y être disponible très régulièrement. Si vous ne pouvez pas vous entrainez aussi souvent qu’il le faudrait vous perdez rapidement les capacités pour suivre un peloton lancé à pleine vitesse. De plus, les sorties d’entrainement, occupent une grande partie de vos journées. Il n’est pas question ici de faire des sorties que d’une heure, c’est au minimum deux heures par sortie et encore. Contrairement à un autre sport, comme en exemple les courses pédestre, le coursier peut faire un footing de 15 à 20 minutes, qui lui suffit amplement pour garder une certaine condition physique. Un cycliste pro qui s’entraine sur des distances de plus de 150 kilomètres ne lui permet pas de s’aligner sur une course de plus de 250 kilomètres comme un Milan San Remo, ou un Paris Roubaix. Puis enfin, le conseil que je donnerais à ceux qui voudraient arrêter la pratique pour un certain temps et reprendre un peu plus tard, 1 an, 2 ans, voir plus, en connaissance de cause : N’arrêtez jamais ! Pour importe les raisons, essayer toujours de sortir sur votre vélo, car lorsque on arrête trop longtemps il est impossible de s’y remettre par la suite, surtout si en plus on a pris de l’âge.  
Depuis mes soucis de santé, ce qui me dérange le plus et que je n’accepte pas, c’est de voir certains cyclistes qui râlent et sont en colère parce que ils n’ont pas réussi à faire ceci ou cela, ils n’acceptent pas la défaite. A la vue de cela je lance un appel à ceux qui font du vélo : pensez que vous avez une chance inouïe de pouvoir pédaler, car certain ne le peuvent plus et aimerais être à votre place ne serais-ce que pour faire une trentaine de kilomètres même à très faible allure. Alors Messieurs les coureurs, arrêtez de vous plaindre et de râlez, profitez des plaisirs de la petite reine car parfois vous ne savez même pas qu’une simple petite balade serait le rêve pour certains.        

L’épilogue, l’arrivée

Je voulais valoriser la pratique du cyclisme et du vélo, car c’est une de mes passions, et qu’il n’y a pas qu’en terre de Vendée ou de Bretagne que l’on sait pédaler. Chez nous aussi, en Occitanie, nous avons nos Champions, nous avons des Clubs et des Associations qui œuvrent toute les saisons et toute l’année pour que la pratique du vélo puisse se faire sur tout les terrains : courses, cyclosportives, randonnées cyclo, randonnées VTT, cyclo-cross, écoles de vélo, … 
Je voulais partager et permettre à certaines personnes de découvrir et parfois de s’initier aux joies et aux plaisirs du vélo.
Je voulais pouvoir animer et être un jour speaker de courses cycliste et unir deux passions communes.
Je voulais valoriser les cyclistes et les coursiers les plus réguliers et ceux pour qui la pratique du vélo sur notre Territoire, de notre région, est et doit rester un symbole, une envie.   
Je voulais montrer et dire aux jeunes qui se lancent dans la pratique du vélo, que le cyclisme ne doit surtout pas être une contrainte, une souffrance, mai bel et bien un plaisir, un jeu.
Je voulais que l’on n’oublie pas ceux qui ont marqué l’histoire et la légende du cyclisme, ceux qui nous ont apprit les bases du cyclisme et du vélo, et qui ont laissé leur empreintes dans les palmarès.
Je voulais que ceux avec qui j’ai fait du vélo étant plus jeune, comprennent et ne disent pas que j’avais abandonné définitivement, que j’avais tout laissé tomber. 
Je voulais …
Au final, aujourd’hui (Novembre 2018) j’ai eu bien plus que tout ça : Objectifs atteins. Mon projet est arrivé à son terme, je peux si je le désire tout arrêter là, je n’aurais rien à me reprocher, rien à regretter, je n’ai plus rien à prouver. A présent, reste à savoir si je vais poursuivre, je ne le sais pas encore, tout dépendra de mes motivations de mes envies mais surtout de ma disponibilité. Il est possible que mes blogs, mes pages sur facebook, mes articles, mes vidéos, … restent tel quel, sans que plus rien ne s’y passe. Toujours est-il que les traces, les empreintes de tout ce travail resteront pour toujours. Ou bien, peut-être, l’idée serait de continuer, en publiant moins d’infos, moins d’articles, ce qui me donnerait moins de tâche à faire. L’avenir me le dira, mais sachez bien que tout a une fin. Il est judicieux de rester sur un bilan positif que sur un échec. Puis, il n’y a pas que le vélo dans la vie, je pourrais très bien passer à autre chose, quelque chose de nouveau, mais quoi qu’il en soit je garderais un super souvenir de ce projet et n’oublierais pas les personnes avec qui j’ai tissé des liens.   
Ce qui m’amène à remercier toutes les personnes, les Clubs et Associations qui m’ont fait confiance, qui m’ont aidé à construire et m’ont invité à mettre en avant ce projet qui restera une belle aventure humaine, riche, et combien prenante. Sans eux, le projet n’aurait pas abouti, Merci à toutes et à tous. Une attention particulière à ma femme et à ma fille qui m’on suivie et ont participée activement à la conception de ma passion.
Je souhaite une bonne continuation à toutes les personnes du monde du vélo et du cyclisme, continuez à nous faire rêver, bonne chance et Merci.

A mon Frère.
Novembre 2018.

Ce récit est pratiquement achevé, il ne me reste plus qu’à le faire corriger et pourquoi pas le publier. Ca c’est une autre histoire ! Merci à ceux qui l’on lu et merci d’avoir pris la patience de supporter mon orthographe catastrophique ! Néanmoins, j’espère que vous aurez compris le message que je voulais faire passer.

Août 2018. A mes proches

Il y a des signes qui ne trompe pas et d’autres qui passent inaperçu. Un physique qui se dégrade, visage qui change, thérapie lourde, traitement à vie, soutien d’autrui, normal. Puis, il y a celles qui sont invisible. Celles qui vue de l’extérieur nous donne l’air d’être en bonne santé. Fibromyalgie, céphalées de tensions chroniques et nerveuses, stress, anxiété, dépression, …ou parfois ce qu’on appelle aussi les maladies imaginaire, qui sait ? Alors oui, on est heureux de faire exprès de souffrir !? C’est ce que pensent certains. L’incompréhension totale de l’entourage qui ne comprend pas qu’on puisse avoir mal au crâne en permanence, d’avoir l’impression de perdre l’équilibre et des vertiges accompagnés d’acouphènes et bien d’autres maux qui nous obligent à nous écarter du monde social. Parfois j’ai envie de dire : « Croyez-moi ! Arrêtez de penser que j’invente une souffrance ! », Moi aussi j’aimerais savoir. Fatigué très souvent, mon besoin de dormir est mal interprété par les autres. Ce besoin de faire des pauses, de récupérer et de ne plus faire des journées complètes comme j’avais avant, m’empêche d’être bien au quotidien. Souvent assis, souvent allongé, certains disent qu’on est lâche et paresseux et qu’on joue la comédie. Ma vie professionnelle c’est totalement dégradé, pour ne pas dire que j’en ai plus. Un métier que j’adorais avec plein de projets qui ne demandaient que de voir le jour. L’envie est toujours là mais la force n’y est plus. Pourtant je lutte jours après jours, je crois et j’espère qu’un matin tout disparaitra. Quelque fois, je regrette de ne pas pouvoir apporter mon aide, je stagne, mais j’arrive encore à faire certaines choses que j’aime, malheureusement, pas toujours celles que je voudrais faire sur le moment. Certaines passions ne sont plus réalisables, mais je profite des moments ou je vais un peu mieux et me réjoui de l’instant présent. Je fais énormément d’effort pour écouter lorsque on me parle. J’ai un bon relationnel en général, mais dans la concentration des dialogues, mes maux de tête et le fait de se tenir droit, debout sans avoir la sensation de tanguer m’est de plus en plus difficile. Tout cela est bien caché, je ne laisse rien transparaitre, la peur d’être vue comme une personne qui se plaint tout le temps mais surtout parce que je garde l’espoir de m’adapter et de vivre avec, pour se dire qu’on est une personne normale, mais aussi l’envie de continuer à faire des effort pour retrouver ce que j’étais avant. Examens après examens l’invisibilité se poursuit. Les spécialistes n’ont rien à gagner dans ces pathologies indécelable et n’ont aucune envie de s’attarder sur des symptômes qui ne comprennent pas. Alors, on nous classe parmi les maladies psychologiques et pour cacher le tout on nous donne des médocs pour nous assommer, et ainsi dissimuler les douleurs. Dans ces états là comment voulez-vous que l’on retrouve une vie sociale et professionnelle normale ? Alors oui, je suis encore jeune, je ne fais pas mon âge, je suis en pleine forme au regard des autres et pourtant. J’en appelle à mes amis, mon entourage pour qu’ils comprennent et m’accepte tel que je suis et je m’excuse si parfois j’ai l’air d’être ailleurs ou absent et pas trop agréable. Croyez moi, j’essais. (Robert).